The revenant

De Alejandro González Iñárritu
Film américain
Avec Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson


L'histoire:

C'est le début de l'hiver dans les Rockies, et un groupe de trappeurs est attaqué par des guerriers indiens Aris, venus leur voler leurs peaux. Le chef de l'expédition arrive à échapper au massacre en compagnie de quelques hommes. Leur seule chance de trouver le chemin vers le fort c'est de suivre les conseils de Glass, un pisteur hors pair qui les accompagne. Celui ci est également secondé de son fils, Hawk, qu'il a eu avec une indienne Pawnee. Le reste de l'équipe est intrigué par cet homme dont on dit qu'il aurait tué des soldats américains pour venger la mort de sa femme. Mais voilà que Glass est attaqué par un grizzli qui le laisse à l'article de la mort. il parait évident qu'il n'en a plus pour très longtemps et le chef du groupe décide de l'abandonner en confiant à Fitzgerald, au jeune Bridger et à Hawk le soin de garder Glass et de l'enterrer dignement une fois celui-ci décédé. Mais Fitzgerald ne l'entend pas de cette oreille. Une fois toute la troupe partie, il veut abréger les souffrances de Glass. Quand Hawk tente de s'interposer, il le tue et finit par convaincre Bridger de partir et de les laisser là. Mais Glass n'est pas mort, et il va peu à peu arriver à survivre au milieu du froid et de la faim, et en poursuivant son chemin vers le fort il n'a qu'une idée en tête: tuer Fitzgerald et venger son fils...



Mon avis:

Avec Inaritu aux commandes, on a ici un film superbement réalisé avec des effets de caméra très malins (les personnages sont filmés par en dessous pour renforcer l'aspect dramatique), des scènes d'action où chaque détail est chronométré et millimétré, de la poésie avec des scènes oniriques où les arbres semblent observer et emprisonner les protagonistes. Leonardo, filmé de très très près, a également beaucoup travaillé son personnage qui semble vraiment revenu d'entre les morts, pris de convulsions, la lèvre tremblotante...
On reprochera quand même un peu au film sa longueur, le réalisateur se laissant aller à pas mal de digressions pas toujours utiles pour mener son héros vers son but (notamment les différentes scènes de rêve, qui reviennent encore et encore), alors qu'on comprend très vite comment ça va se passer. Après c'est sûr c'est quand même bien fait.


Ma note:



Bon film!

10 Cloverfield lane

De Dan Trachtenberg
Film américain
Avec Mary Elizabeth Winstead, John Goodman, John Gallagher Jr.

L'histoire:

Michelle vient de quitter Houston et son petit ami sur un coup de tête quand sa voiture est violemment percutée sur la route. Elle se réveille dans une pièce lugubre, enchainée. Howard, un homme patibulaire et étrange dit l'avoir recueillie sur la route et ramenée dans son bunker. Il raconte qu'une attaque chimique ou nucléaire a eu lieu et qu'au dehors rien n'a survécu et tout est contaminé. Avec eux il y a également le jeune Emmett, venu se réfugier également ici car il connaissait l'endroit pour avoir aidé Howard à le construire. Ils ont là tout ce qu'il faut pour vivre à l'abri pendant des années. Intrigués par le comportement colérique et despotique d'Howard, Michelle et Emmett vont alors imaginer un plan pour s'échapper... mais le monde de dehors est-il vraiment meilleur que celui de dedans?




Mon avis:

Je ne sais pas comment ils ont pu imaginer ce film. Est ce qu'ils ont voulu faire un thriller psychologique en y rajoutant de la science fiction? Ou bien est ce qu'ils ont voulu renouveler le film d'extra terrestre en voulant y rajouter du thriller? Je ne sais pas. En tout cas, c'est bien flippant pendant tout le film, avec la musique lugubre en fond sonore, les allusions répétées à Psychose et Shining (la douche, la scène de voiture au début...) et un John Goodman génialement effrayant et inquiétant dans le rôle du psychopathe de service. On en serait presque déçu quand à la fin du film la science fiction, les special effects et Hollywood reprennent leur droit pour des scènes d'action un peu invraisemblables (un cocktail Molotov, sérieux? )...

Ma note:




Bon film!


Ave, César!

De Joel Coen, Ethan Coen
Film américano britannique
Avec Josh Brolin, George Clooney, Alden Ehrenreich ,Ralph Fiennes, Scarlett Johansson, Tilda Swinton, Channing Tatum, Frances McDormand

L'histoire:

L'age d'or des studios de cinéma des années 50. Eddie Mannix est producteur d'un grand studio et un peu l'homme à tout faire: il doit chapeauter les acteurs, trouver des solutions quand un budget part en vrille... Au fond, c'est un gars honnête et droit qui fait un travail de malade, mais il est vraiment doué pour s'occuper de milles choses à la fois, y compris de sa femme et de ses 2 enfants. Un constructeur d'avion lui propose même de quitter le monde du cinéma pour exercer son travail ailleurs... Mais la journée n'est pas terminée: Baird Whitlock, grande star qui joue dans un Peplum sur la vie de Jésus, a été kidnappé contre rançon par d'anciens scénaristes convertis au communisme. Le jeune acteur de western Hobie Doyle vient remplacer un acteur malade dans une comédie romantique et il n'est pas très à l'aise. Quand à la danseuse et chanteuse Dee Anne Moran, elle est enceinte d'une ancienne liaison avec un metteur en scène suédois mais il est déjà marié. Tout ça avec la pression des 2 journalistes jumelles Thora et Thessaly Thacker, qui menacent de révéler un secret compromettant sur Baird Whitlock... t'as du boulot Eddie!



Mon avis:

Ce film est totalement superficiel. C'est un vrai film de fan de la période Hollywoodienne où on voit que les auteurs ont tenté de redonner vie à tout ce qu'on pouvait aimer de cette époque, par des petites séquences qui pourraient bien être filmées comme à l'époque (si il n'y avait pas d'effets spéciaux numériques). Mais bon avec aussi pas mal d'humour cynique et de caricature, et des personnages emblématiques comme la monteuse enfumée et enfermée dans le noir, la journaliste à scandale au ton très huppé, le cowboy gauche à l'accent texan, la sirène qui parle comme un pompier, etc...
Et en plus, en seconde lecture on aborde un thème cher aux frères Cohen: la quête de Dieu et le chemin de la vérité. Dés le début on assiste à un débat totalement poussif entre un rabbin, un prêtre, un pasteur et un pope, puis la vision simpliste et artificielle d'un péplum sur la vie de Jésus. Les communistes débarquent pour nier l'existence de Dieu et le capitalisme des studios, et enfin l'acteur qui, après une longue tirade bien écrite sur Dieu qui se fait homme dans chaque être humain... finit par oublier son texte et buter sur le mot 'foi'.
Et en vraie conclusion notre héros, seule figure totalement pure et sensée dans ce monde, bon samaritain et bon père, qui après s'être confessé par 3 fois (comme Pierre qui renie le Christ 3 fois), finit par avoir une révélation divine et repart au boulot. Avec le plan final où la caméra s'élève au dessus des studios de cinéma et s'envole vers le ciel, vers Dieu donc , et où apparait... le nom des réalisateurs!


Ma note:




Bon film!


Fatima

De Philippe Faucon
Film français
Avec Soria Zeroual, Zita Hanrot, Kenza Noah Aïche

L'histoire:

Fatima vit seule avec ses 2 filles dans un HLM.  Elle ne parle pas bien français, mais travaille comme femme de ménage et complète avec de petits boulots, car tout ce qui compte pour elle c'est l'avenir de ses filles. La plus grande, Souad, comprend tous les sacrifices que sa mère fait pour elle et fait de son mieux (peut être avec trop de cœur) pour réussir sa première année de médecine. La deuxième, Nesrine, est une jeune ado rebelle qui ne veut surtout pas ressembler à sa mère et qui n'aime pas l'école. Entre souci et fierté, Fatima n'a personne à qui se confier si ce n'est son cahier sur lequel elle écrit toutes ses pensées secrètes.



Mon avis:

J'ai trouvé ce film maladroit par moment, et parfois lourd avec des scènes qui ne font pas toute avancer l'action (notamment celles avec la 2ème fille, par exemple quand elle demande à son père de lui faire essayer sa voiture). Néanmoins c'est un film sincère: sincère dans ses intentions et son propos, sincère dans la vérité de ses personnages et dans le jeu des acteurs (et le regard et le sourire de Fatima qui est unique).
On sort du film en se sentant un peu plus proche de cette femme émigrée avec son foulard, pour qui tout ce qui compte ce sont ses filles, et rien que pour cela il mérite ses 3 césars.

Ma note:



Bon film!