Une belle fin

Réalisé par Uberto Pasolini
Film Italo britannique
Avec Eddie Marsan, Joanne Froggatt, Karen Drury

L'histoire:

Mister May a un bien curieux métier: quand quelqu'un décède sans famille, il est chargé par l'administration de rechercher des personnes ayant connu le défunt pour assister à l'enterrement. Sa vie n'est donc qu'une succession de services funéraires où il est seul dans la salle. Mais Mr May aime son métier, et il s'attache à rendre hommage à chacun de ses dossier et garde une certaine tendresse envers chacun des morts. Mais il est trop lent, et son patron décide de le licencier. Il ne lui reste que 3 jours pour boucler un dernier dossier: la mort d'un ivrogne que personne ne semble connaitre ni regretter, mais qui habitait en face de chez lui. Mais Mr may va voir en ce dernier cas un défi pour conclure sa carrière et devra tout faire pour trouver la fille du défunt. D'autant plus qu'à travers la vie de cet homme solitaire, c'est un peu sa propre solitude qu'il voit. Et quand mr May mourra, restera-t-il quelqu'un pour venir à son enterrement?



Mon avis:

Un film très sympathique, empreint d'une poésie mélancolique que vous gardez encore un moment dans la tête une fois sorti de la salle. Une réflexion sur la mort, la solitude et le temps passé avec nos proches.
Et puis il y a l'acteur principal, avec son regard d'éternel enfant triste, qui donne le ton au film. Une ambiance bien particulière, calme et lunaire... tout à fait moi!
Le tout est quand même issu d'un sujet assez original: je ne savais pas que ce genre de 'bureau de recherche des proches' existait, et je me demande si cela existe aussi en France...

Ma note:



Bon film!


Dark places

Réalisé par Gilles Paquet-Brenner
Film américano français
Avec Charlize Theron, Nicholas Hoult, Chloë Grace Moretz, Tye Sheridan

L'histoire:

En 1985, alors qu'elle n'avait que 8 ans, toute la famille de Libby Day a été assassinée. Seule rescapée du massacre, elle répond 'oui' quand on lui demande si c'est son grand frère Ben qui a fait ça. Depuis bien des années ont passé, Libby est adulte mais elle n'a pas tourné la page: sans le sou, elle accepte contre rémunération la proposition du Kill club, un club de passionnés qui cherchent à prouver l'innocence de ben, emprisonné depuis 25 ans. Persuadée tout d'abord de la culpabilité de son frère qu'elle accepte de revoir mais qui continue à affirmer être le coupable, elle est peu à peu envahie par le doute quand elle se remémore cette fameuse nuit, et qu'elle retrouve la piste de plusieurs témoins clés de cette affaire: les anciens amis satanistes de son frère, son père fauché et trafiquant de drogue, et l'ex petite amie de Ben, la mystérieuse Diondra...



Mon avis:

Un thriller assez efficace, avec Charlize Theron toujours très bonne en personnage torturé. Un massacre inquiétant, des secrets qui se révèlent petit à petit pour plus de mystère, et surtout des mensonges des mensonges des mensonges, comme si toute la réalité de la vie de Libby n'était que mensonges, non dits et tricheries hypocrites.
Le seul défaut serait peut être qu'à force de faire des flash backs le film finit par nous faire perdre le fil à la fin mais néanmoins la progression du film, entre scènes d'aujourd'hui et scènes de 1985, est le véritable moteur de l'histoire et lui donne tout son intérêt: au fur et à mesure que les souvenirs se succèdent on suspecte telle ou telle personne, on imagine de nouveaux scénarios, etc...
Ça n'est pas bien original en fait: j'ai entendu à la sortie de la salle l'un des spectateurs parler de 'Cold case', la série télé qui fonctionne sur le même schéma. Pas original mais c'est bien réalisé alors ne boudons pas notre plaisir...


Ma note:




Bon film!

Birdman

Réalisé par Alejandro González Iñárritu
Film américain
Avec Michael Keaton, Zach Galifianakis, Edward Norton

L'histoire:

Pendant des années, Riggan Thomson a incarné le super héros Birdman dans des films à succès. Mais le voici vieillissant et il tente de redonner un nouveau coup de pouce à sa carrière en jouant et en mettant en scène une pièce à Broadway, l'un des grands classiques du théâtre américain. Il veut prouver à tous qu'il vaut mieux que ça, mais à une semaine de la première tous les obstacles pleuvent: l'un de ses acteurs est blessé et doit être remplacé par un comédien célèbre mais qui se comporte comme un connard, sa fille juste sortie de cure de désintox vient l'aider au théâtre, sa petite amie lui annonce qu'elle est enceinte et surtout... la grosse voix de Birdman vient lui parler dans sa tête!



Mon avis:

La seule chose que je puisse dire c'est que j'ai trouvé ce film vraiment... lourdingue.
Iñaritu d’habitude filmait les gens, tous les gens. Il aimait dérouter le spectateur pour qu'il réfléchisse, qu'il se demande où l'histoire nous mène mais à la fin ça débouchait toujours sur quelque chose de profondément humain.
Là dans ce film on a toute une ribambelle de personnages, de comédiens qui piquent leur crise et parlent, parlent, parlent... Chez Woody Allen ça donnerait quelque chose de comique mais là ce n'est même pas drôle. En plus le réalisateur cherche à faire un exercice de style, avec ce faux plan séquence tout au long du film (et ce p... de tambour en fond sonore), ou avec le délire du Birdman qui arrive en vrai et pousse le héros à voler au dessus de New York. Ça aurait pu faire penser à du Fellini mais même là ça ne débouche sur rien.
Et comme les intellectuels qui tout au long du film critiquent l'insipidité des séries B d'Hollywood, ce film là finit par devenir la parfaite caricature d'un film d'intellectuel: verbeux et sans âme.
Enfin bon, pour moi il ne vole pas bien haut l'oiseau!


Ma note:



Bon film!