Die hard: belle journée pour mourir

Réalisé par John Moore
Film américain
Avec Bruce Willis, Jai Courtney, Sebastian Koch

L'histoire:

L'agent à la retraite John Mc Lane est à la recherche de son fils qu'il n'a pas vu depuis des années et avec qui il a des rapports conflictuels. Il retrouve sa trace à Moscou où Jack a été arrêté pour avoir tiré sur l'un des associés du ministre de la défense russe, Chagarin. Le jeune homme accepte de témoigner à charge au procès de Komorov, ancien associé de Chagarin qui est sur le point de révéler des secrets embarrassants pour le ministre, et notamment un fameux dossier compromettant. Mais au cours du procès, des individus font exploser le tribunal et tentent d'enlever Komorov, qui s'enfuie avec Jack. Jack est en fait un agent de la CIA chargé de faire évader Komorov loin de Russie et de Chagarin, en échange des fameux dossier. Tout se passerait comme il faut s'ils ne rencontraient pas le vieux John venu se réconcilier avec son rejeton...



Mon avis:

Après avoir vu Mission Impossible 4 ce week end - bof bof - (qui se passe d'ailleurs aussi en Russie: concurrence?) tous mes espoirs étaient donc portés vers ce nouveau sequel de film d'action....   mais bon Die Hard 5 m'a ramené à la dure réalité: ne pas trop attendre des sequels, et encore moins quand il s'agit de films d'action.
Pourtant j'avais bien aimé le numéro 4, avec son idée sympa de blackout total, et l’interaction avec le personnage joué par Martin Long.
Alors qu'ici tout cloche un peu: le sujet qui parle de Tchernobyl et d'un dossier secret qui y serait enfoui, franchement pas très recherché. Le scénario avec plusieurs incohérences. Les rapports père fils et les allusions à l'age du vieux John, à 10% de leurs possibilités. Et puis même les scènes d'action qui sont mal filmées et pas très folichonnes: on commence par une course en voiture et tank qui n'y va pas dans la dentelle et dont le seul intérêt c'est de casser de la bagnole, et puis le reste des scènes d'action qui ne sont qu’esbroufe et prouesses techniques, sans vraiment retrouver les sens ludique de celles des autres opus, où le jeu du chat et de la souris marchait à merveille.
Bref une déception... le prochain sera peut être mieux?

Ma note:



Bon film!



Wadjda

Réalisé par Haifaa Al Mansour
Film saoudien
Avec Waad Mohammed, Reem Abdullah, Abdullrahman Al Gohani

L'histoire:

Etre une jeune fille de 12 ans dans l'Arabie saoudite d'aujourd'hui, ce n'est pas facile. Wadjda vit seule avec sa mère. Comme celle ci ne peut plus avoir d'enfant, elle est peu à peu délaissée par son mari, poussé par son entourage à se remarier. Mais Wadjda, elle, a encore l'insouciance de l'enfance, et un vent de liberté dans la tête. Elle met des jeans et des baskets, et écoute du rock. Suite à un pari avec son copain Abdallah, elle se met en tête d'acheter le superbe vélo qu'elle a repéré chez le marchand, afin de pouvoir enfin le battre à la course et lui montrer que les filles peuvent aussi faire du vélo. Mais ce vélo coûte cher et elle est prête à tout afin de récupérer assez d'argent...


Mon avis:

"La petite fille qui voulait un vélo": une histoire qui pourrait apparaître comme un conte pour enfant mais qui se déroule dans un autre monde que le notre: l'univers très fermé des femmes saoudiennes.
Forcées de prendre le peu de liberté qu'on leur donne, elles sont obligées de baisser la tête et de s'adapter: ainsi Wadjda qui apprend le coran par coeur, gagne le concours et est félicitée pour son dévouement religieux alors qu'elle ne le fait que pour gagner la récompense du concours et s'acheter son vélo.

Je pense qu'à plein des égards le film sait montrer toute l’ambiguïté et la subtilité de la condition féminine dans ce pays. Par exemple les personnages masculins sont presque absents, mis à part le jeune camarade de Wadjda, qui semble ne pas comprendre encore très bien les interdits du monde adulte et dit à la jeune fille qu'il voudra l'épouser plus tard. Et les personnages de femmes adultes paraissent elles même les responsables de leurs propres enchaînement  elles critiquent où répriment elles même les tentatives de liberté des jeunes filles, que ce soit celles de Wadjda ou des autres jeunes filles du collège. Avec des scènes très dures où les jeunes filles, parce qu'elles mettent du vernis à ongle dans la cour de l'école, sont mises au pilori comme ayant fait un gros pécher.
Mais elles en sont elles même les victimes: la mère de Wadjda est la première à lui dire que le vélo n'est pas un sport de fille, et elle rejette l'une de ses amies qui travaille avec des hommes sans se cacher le visage, mais elle se sent elle même trahie par l'attitude de son mari qui cherche une autre épouse. Et même la directrice du collège, si dure avec ses élèves, se voit poursuivie par des ragots sur ses aventures amoureuses.
Le film est un peu maladroit dans sa réalisation par moment, mais le scénario maîtrise son sujet en opposant la fraîcheur et l'espièglerie de la petite fille face au monde répressif qui l'entoure et qu'elle observe, sans drame ni misérabilisme, et en faisant néanmoins réfléchir...

Ma note:


Bon film!




Les oscars du tavuquoi

C'est dans l'air en ce moment, entre les césars et les oscars. J'ai donc décidé moi aussi de remettre mes récompenses, et de me faire mon petit palmarès à moi.
C'est assez relatif, étant donné que:
1) Je ne me suis basé que sur les films que j'ai vu au cinéma en 2012, et comme je ne les ai pas tous vus  (y'a quand même des bons films que j'ai laissé passer), ça n'est pas du tout exhaustif.
2) Je me suis basé sur les oscars, mais il y a certaines catégories que je ne décernerais pas, certains métiers ne pouvant être jugés que par leurs pairs, ou bien des catégories que je n'ai pas vues (comme les documentaires ou les court métrages)


C'est pas très facile de se repencher sur les films de l'année et de décider qui va avoir quoi, mais bon j'ai essayé de satisfaire un peu chacun:


Et vous, ce serait quoi votre palmarès?

7 psychopathes

Réalisé par Martin McDonagh
Film américain
Avec Colin Farrell, Woody Harrelson, Christopher Walken, Sam Rockwell

L'histoire:

Marty, scénariste un peu trop porté sur la boisson, est en panne d'inspiration. Il sait juste le nom de son nouveau script: 7 psychopathes. Son ami Billy, acteur un peu foldingue, est prêt à l'aider mais est bien occupé avec la magouille qu'il a montée avec son ami le vieux Hans: kidnapper des chiens et les restituer à leur maître une fois que ceux ci auront proposé une récompense à qui le retrouvera. Malheureusement le dernier petit chien qu'ils ont enlevés se trouve être le chouchou d'un puissant gangster, prêt à tuer ceux qui ont kidnappé son brave toutou. Mais Charlie le gangster ferait mieux de se méfier du tueur en série qui rode dans la ville, et qui ne s'attaque qu'aux membres de la pègre...




Mon avis:

C'est un grand foutoir ce film. Le scénario part dans tous les sens, l'intrigue semble n'avoir aucun intérêt, on alterne flash back, histoire dans l'histoire, scènes violentes, dialogues obscurs... Le tout soutenu par le fil rouge d'un héros qui cherche à écrire un scénario sur 7 psychopathes (il y en a bien 7 mais certains ont vraiment un rôle anecdotique). L'histoire tient la route mais bon...
Et bon voilà ça donne un film un peu foufou et superficiel, qui ne m'a même pas fait rire. Certains personnages et destins racontés auraient pu être intéressants (comme le destin du couple qui fait la chasse aux tueurs en série afin de les mettre en pièce) et émouvants mais là aussi les scénaristes tentent de brouiller les pistes, et passent tout de suite à autre chose. Beaucoup de verbiage, et de la fausse musique dramatique au moment où le gentil débile se fait flinguer.
Pff... au bout d'un moment j'ai voulu regarder ma montre, et à la fin je suis vite rentré chez moi écrire ma critique sur ce blog... et oublier!


Ma note:



Bon film!




Gangster squad

Réalisé par Ruben Fleischer
Film américain
Avec Josh Brolin, Ryan Gosling, Sean Penn, Nick Nolte, Emma Stone...

L'histoire:

John O'Mara est officier de police à Los Angeles. Il est revenu de guerre pour s'installer au calme avec son épouse qui attend leur enfant. Mais la ville toute entière est contrôlée par Mickey Cohen, gangster tyrannique, qui soudoie tout le monde. Le chef de la police confie alors à John une mission top secrète: recruter de jeunes policiers intègres pour former une brigade et mener une guerre sans merci contre Cohen, en oubliant son insigne et en n'hésitant pas à tuer tous ceux sur leur passage. Ils seront 6 hommes intrépides et prêts à tout: la guerre est déclarée!



Mon avis:

Dés le début le film commence avec un cocktail de flingues, sang et violence gratuite. Et puis les répliques qui tuent (le caïd qui dit "tu veux parler à Dieu? Parle moi!") et des situations parfois à la limite du parodique. Je me suis dit que j'allais passer un sale quart d'heure (d'1h53).
Et puis finalement je me suis laissé aller à cette histoire qui ne casse pas des briques mais bon, et puis certains personnages intéressants (comme celui de l'épouse, qui quand elle n'arrive plus à empêcher son mari de risquer sa vie décide de l'aider à trouver son équipe).
Et puis non: la fin a finie par faire échouer mes espoirs: son déluge de balles (mais comment font les gangsters pour rater leur cible avec une mitraillette? Ils n'ont qu'à tirer à l'aveuglette, comme les héros), sa course poursuite en voiture (avec le policier sur le toit, comme dans un film de Jackie Chan) et le match de boxe final entre le héros et Cohen... ridicule. Quand arrive le happy end avec la voix du héros qui retenti en disant "Si le crime ne s'est pas implanté à LA nous y avons peut être contribué.", on finit par se demander si c'est finalement pas un film parodique.
Le plus étonnant dans tout ça c'est que dans ce film jouent des acteurs qui d'habitude savent lire un scénario (Sean Penn a quand même réalisé 'Into the wild', qui n'est pas la dernière des merdes)... Faut croire qu'ils ont été bien payés!

Ma note:



Bon film!


Blanca nieves

Réalisé par Pablo Berger
Film espagnol
Avec Maribel Verdú, Daniel Gimenez-Cacho, Ángela Molina

L'histoire:

Début du 20ème siècle, en espagne. Antonio Villalta est le plus grand des toreros, et son épouse la belle Carmen, qu'il aime d'un amour fou, va bientôt accoucher. Mais au cours d'une corrida il est gravement blessé et devient tétraplégique. Quand il revient à lui, on lui annonce que sa femme est décédée en accouchant d'une petite fille, Carmenita. Celle ci sera d'abord élevée par sa grand mère, alors que pendant ce temps, Encarna une infirmière cupide et méchante prend place dans la vie d'Antonio, l'épouse et en fait son jouet. A la mort de sa grand mère, Carmenita finit par retourner chez son père, mais elle n'est pas la bienvenue et sa belle mère fera tout pour séparer le père et sa fille et martyriser celle ci. C'est au tour d'Antonio de mourir et Encarna décide alors de faire assassiner Carmenita qui ne doit la vie sauve qu'à une troupe de nains ambulants, qui la recueillent et lui donnent le nom de blanche neige. Elle est devenue amnésique mais le destin va lui faire à nouveau croiser le chemin d'Incarna et venger la mémoire de son père...


Mon avis:

"The artist" a fait des émules: voilà un nouveau film muet en noir et blanc et format 4/3. Mais celui ci est réalisé dans un esprit ni parodique, ni en hommage aux films de l'époque: le réalisateur ose des plans originaux, et semble utiliser le noir et blanc et le muet dans le seul but de créer une atmosphère particulière, pleine de poésie...
L'idée de transporter le conte des frères Grimm dans le monde de la tauromachie marche très bien, et j'ai savouré les idées qui sont rajoutées à l'histoire originelles, qui lui rendent un aspect plus actuel et moderne, même si à la fin du compte on a quand même droit à une fable pleine de simplicité et personnelle: les 7 nains (qui ne sont que 6) font partie d'un cirque ambulant de "petit matadors", le père de Carmenita est le roi des toreros,  réduit en esclavage par la maladie, la méchante sorcière est en fait une infirmière avide de richesse, la fameuse pomme empoisonnée est un cadeau offert aux toreros dans l’arène et le prince charmant est remplacé par l'un des nains, qui sont alors moins asexués que leur version dessin animé.
L'aspect visuel du film, avec le choix de faire du muet noir et blanc, nous fait retrouver le lyrisme des films allemands du début du siècle, et rajoute de la beauté et de la fantasmagorie à l'affaire, avec une fin surprenante et pleine de poésie.
J'aurais du mal à trouver des défauts à ce film vraiment original et plein de personnalité.

Ma note:



Bon film!