God Bless America

Réalisé par Bob Goldthwait
Film américain
Avec Joel Murray, Tara Lynne Barr...

L'histoire:

Jour de malchance pour Frank: divorcé, sa petite fille refuse de venir le week end chez lui, on lui a diagnostiqué une tumeur au cerveau, il vient d'être renvoyé car une collègue de travail le poursuit pour un pseudo harcèlement, et par dessus le marché il est obligé de supporter le boucan de ses imbéciles de voisins avec leur bébé. Frank s'apprête donc à se suicider avec son revolver, mais la télé s'allume sur l'une de ces émissions poubelles où une jeune fille de milliardaire prétentieuse est suivie par une équipe de télé. Il prend alors la ferme résolution de tuer tous ceux et celles qui n'ont aucun respect pour les autres: politiciens haineux et xénophobes, jury de la nouvelle star, m'as tu vu, menteurs et égoïstes. En allant mettre un terme à la vie de la jeune milliardaire, il tombe nez à nez avec Roxy, jeune ado rebelle et pleine de fougue, qui arrive à le convaincre de la prendre sous son aile. A eux deux, c'est le début d'une épopée meurtrière et vengeresse contre tous les emmerdeurs de la terre...



Mon avis:

Un film distrayant, qui se veut provocateur, mais qui n'est pas exempt de défauts. L'idée de départ est de prendre tous les cons et de se venger méchamment en leur tirant une balle dans la tête. C'est pas difficile il suffit de faire comme le héros: allumer sa télé et zapper. On trouve vite de quoi avoir envie de shooter. C'est facile alors de s'identifier aux héros, étant donné qu'on a tous eu envie de faire ça au moins une fois dans sa vie. Mais le scénario ne sait peut être pas se renouveler, on ne s'intéresse pas vraiment aux personnages qui manquent de réalisme, comme la jeune fille par exemple qui reste une caricature. Et surtout les auteurs ne vont pas au bout de leur idée: on est tous les cons de quelqu'un et c'est facile aux 2 zinzins de service de juger tous ceux qui les entoure. Pas beaucoup de subtilité.
Bon c'est sûr que voir toutes les pires conneries de l’Amérique actuelle mises bout à bout en ligne de mire, ça fait doucement rigoler, et rien que pour ça le film vaut le coup. Mais bon je ne sais pas pourquoi  tout ça manque de punch. On a parfois l'impression qu'on se perd en discussion et que comme les héros on ne sait pas trop où l'on va, avec une séparation finale un peu facile, et surtout le speech moralisateur qui est un peu de trop à la fin.
A un moment ça m'a fait penser à "C'est arrivé près de chez vous", par le déchaînement de violence gratuite, et je ne peux m'empêcher de comparer les 2 films, et là... y'a pas photo!


Ma note:



Bon film!

Paperboy

Réalisé par Lee Daniels
Film américain
Avec Matthew McConaughey, Zac Efron, Nicole Kidman, John Cusack, Macy Gray, David Oyelowo

L'histoire: 

Après avoir été viré de la fac, Jack revient dans sa petite ville de Floride où son père possède un petit journal. Sa mère partie depuis longtemps, ils a été élevé par Anita, leur domestique noire. Mais le grand frère de Jack, Ward, débarque lui aussi en ville en compagnie de son associé Yardley. Devenu journaliste renommé, il entend enquêter sur le cas d'Hillary Van  Wetter, un braconnier condamné à mort pour le meurtre du shérif du patelin. Persuadé qu'il y aurait là dessous peut être une erreur judiciaire, il sont rejoins très vite par la pulpeuse Charlotte, qui dit être tombée amoureuse d'Hillary en échangeant avec lui des lettres en prison. Jack est engagé comme chauffeur de toute la bande, et n'a très vite d'yeux que pour la belle. Tous ces personnages sont en place pour s'enfoncer dans un tourbillon plein de découvertes...



Mon avis:

Un film assez culotté , et surtout imprévisible, mais bien ficelé. Tout d'abord on réunit des personnages improbables, dont chacun semble être une caricature de lui même, tout en cachant chacun son secret et sa personnalité qui se révèle au fil de l'action, et tout cela dans une désinvolture attachante. Avec des images floues et qui sentent la lourdeur et la sueur de l'été dans le sud des USA, et puis le vent de liberté et de jeunesse de la fin des années 60.
En un sens l'histoire manie à merveille l'humour noir, avec des personnages tous plus pitoyables les uns que les autres: le jeune héros naïf et qui s'attache à la belle femme fatale comme à une pin up de magazine, celle ci  et son illusion d'héroïsme romantico-érotique, le frère homosexuel refoulé et ses fausses allures de mec cool, son adjoint black et prétentieux, le prisonnier qui est un véritable obsédé, etc...etc...
Ça donne lieu à des scènes franchement osées, comme celle de la masturbation dans le parloir, les méduses et le pipi et la scène sanglante finale. D'autant plus que l'histoire prend vite des tournures inattendues, et n'a plus rien à voir avec un film-enquête, tout en retombant sur ses pattes à la fin. C'est surement ce qui fait le charme du film: de bons personnages bien interprétés, de l'humour, on ne s'ennuie pas et finalement une conclusion tragique. Quelque-chose d'intelligent, quoi!
Le seul petit bémol sont les envolées lyriques qui tournent autour des rêves et fantasmes du jeune personnage principal, et puis peut être aussi le style des images. Je reconnais un peu là la patte du réalisateur, qui était encore plus lourd dans son précédent film, Precious, que je n'avais pas aimé à cause de ça.

Ma note:


Bon film!


Paperboy Bande-annonce par toutlecine

Le magasin des suicides

Réalisé par Patrice Leconte
Film Franco-Belgo-Canadien
Avec Bernard Alane, Isabelle Spade, Kacey Mottet Klein

L'histoire:

La vie est bien triste dans la grande ville. Et quand il n'y a plus aucun espoir, on peut encore compter sur la famille Tuvache, qui tiennent un petit magasin où on peut tout trouver pour réussir son suicide. Mishima et Lucrèce, en compagnie de leur fils et de leur fille, aiment leur métier qui est d'aider les autres à mourir. Mais leur petit dernier, Alan, leur donne bien du souci. Plein de vigueur et toujours souriant, il dénote avec le reste de la famille. Mais le jeune garçon voit bien que la noirceur dans laquelle vivent ses parents ne va les mener nulle part, et il a un plan pour changer le destin de chacun...



Mon avis:

Un grand Bof pour ce film...

Pourtant au départ il avait tout pour plaire: un univers super glauque avec un humour très second degrés et jouissif, des personnages caricaturaux et croqués à merveille. Il y a énormément de "Famille Adams" dans cette famille là, et cette ville a une ambiance toute Kafkaïenne. Et puis ce dessin original et stylé, ça donne quelque chose qui ne ressemble à rien d'autre.
Mais malheureusement au bout de 5 minutes ça commence: tralala! La comédie musicale, avec des mélodies tout ce qu'il y a de plus classique, gnagnan au possible, et des paroles sans intérêt... enfin tout ce que je n'aime pas dans la comédie musicale! On a toujours l'impression que les personnages chantent pour meubler une histoire en manque d'action. C'est peut être d'ailleurs le cas, car en prenant un peu de recul je m’aperçois que le scénario ressemble un peu à celui d'un conte pour enfant, ou à celui de ces dessins animés qui passent à la télé dans les émissions enfantines, avec une bande de gamins très "smart". "Hey les copains!"  On est loin de l'humour glauque du début du film...
Peut être un film mal ciblé? Un mauvais casting? Je ne sais pas...

Ma note:



Bon film!


Savages

Réalisé par Oliver Stone
Film américain
Avec Taylor Kitsch, Aaron Taylor-Johnson, Blake Lively, Benicio del Toro, Salma Hayek, John Travolta

L'histoire:

Ben et Chon sont 2 amis d'enfances et ils ont tout pour être heureux: leur commerce semi légal de Marijuana fonctionne bien, grâce aux connaissances de Chon en botanique et à l'organisation très musclée de Ben. Ils sont donc riches et partagent tout, y compris leur petite amie commune, la belle O. Mais Elena, chef du cartel mexicain de la drogue, souhaite s'implanter en Californie et leur propose une association un peu forcée. Non désireux de mettre la main dans le milieu du banditisme, les 2 amis refusent et sont prêt à tout quitter pour se réfugier à l'autre bout du monde. Mais ce n'est pas du gout d'Elena qui fait enlever et séquestrer O par son homme de main, Lado le sadique. Les voilà forcés de coopérer, mais Ben et Jerry ne sont pas très chaud pour se laisser faire...



Mon avis:

Un point positif, c'est qu'Oliver Stone n'est pas parti dans son délire habituel (ultraviolence - gore - gros plan...), parce que j'avoue que ses films du genre 'Natural born killer', j'ai jamais trop apprécié.
Tout d'abord, le film commence par nous présenter trois personnages que j'ai tout de suite trouvé totalement antipathiques, parce qu'ils sont jeunes, beaux, riches, insouciants et totalement naïfs.
Fort heureusement ils s'en prennent très vite plein la tronche, grâce à un couple de méchants très sympathiques: Del Toro avec son sadisme subtil et Hayek finalement plus humaine que méchante. Mais bon malheureusement ils ne sont pas les vrais héros du film. Dommage...
Pour le reste, le film oscille entre le prévisible, le déjà vu, la violence inutile, et quelque moments sympas, surtout grâce aux acteurs dont les rôles sont bien mis en valeur. Et puis une fin qui se veut originale mais qui manque de subtilité. Un peu comme le film ...


Ma note:


Bon film!


The we and the I

Réalisé par Michel Gondry
Film americano-britannique
Avec Michael Brodie, Teresa Lynn, Lady Chen Carrasco

L'histoire:

Dernier jour de classe d'un lycée dans le Bronx. Surexcités, les élèves investissent le bus qui les ramène chez eux, comme chaque jour. Et comme chaque jour, le bus est le théâtre des turpitudes d'une bande de 4 amis, prêts à faire toutes les conneries, quitte à rendre la vie des autres passagers et camarades insupportable.
Les ragots vont bon train, entre le couple d'homo qui se défait, Teresa et sa perruque blonde qui n'est plus venue en cours depuis 1 mois, Laidi qui organise sa fête d'anniversaire et ne souhaite pas inviter les deux musicos relous qui plaisent pourtant à son amie Niomi, et Michael plaqué sur AIM par sa copine Amanda... Tout ça en 3 parties: les Tyrans - le Chaos - le Je.



Mon avis:

Avant de faire du cinéma, Gondry était un réalisateur de vidéo clips doué. Ça se sent à fond dans ce film, avec tous ces plans qui partent dans tous les sens, ses effets artistiques discrets mais top fun, et puis cette musique de fond toujours présente. Un peu comme dans la vie des ados qu'il filme, perdus entre internet et les clip vidéos, passant d'une image à l'autre, d'un sujet à l'autre, prêt à s'enflammer à tout moment.
Le sujet c'est quelque chose qu'on a tous connu: la cruauté du monde de l'école, quand certains gamins cherchent à se rendre intéressants en faisant souffrir les autres sans s'en rendre compte, ou bien ce sentiment bizarre de vivre dans un monde fermé. Sans en faire trop, ni tomber dans le drame.
Le produit final donne donc un film à la fois réaliste et superficiel (dans son style). C'est parfois difficile à suivre tellement ça va vite (les vannes aussi j'ai pas tout compris), et ça donne même une impression de chaos. Mais en un sens tant mieux, car ça permet au film de sortir des sentiers battus et des scénarios trop classiques.
De plus, le film est un peu expérimental: Gondry est allé travailler dans un vrai lycée de banlieue avec des jeunes amateurs, et ensemble ils ont créé les personnages (qui portent leur nom) et j'imagine les situations du film. Et ça donne un résultat vraiment maîtrisé, original, plein de fraîcheur  Je pense que tous les participants au projet ont de quoi être fiers...


Ma note:


Bon film!


Les saveurs du palais

Réalisé par Christian Vincent
Film français
Avec Catherine Frot, Jean D'ormesson, Hippolyte Girardot, Arthur Dupont

L'histoire: 

Hortense est la cuisinière bien aimée d'une mission scientifique au coeur de l'antarctique. Mais celle ci est bien connue pour avoir été un cour instant la cuisinière attitrée du président de la république. Dépêchée à l'Elysée sur la demande de celui-ci, elle est alors chargée de mitonner chaque jour des plats pour le président et ses invités. Jalousée par les autres cuisiniers du palais, elle redouble d'ingéniosité pour redonner le gout des bonnes choses aux grands de ce monde, même si ce n'est pas toujours une mission facile...



Mon avis: 

Un film un peu... lourd. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il me reste sur l'estomac: entendre parler de bonne cuisine pendant 1h30, ça fait toujours du bien(surtout que c'est une histoire vraie).
Seulement voilà avec un sujet aussi original il fait arriver à ne pas tomber dans les pièges. Et ça commence mal avec ce récit en flash back entre l'exil de l'héroïne et ses souvenirs élyséens: on a l'impression que les auteurs n'avaient pas assez de matière pour raconter l'histoire en direct. Le reste est truffé de maladresses, avec une entrée en matière brutale dés le début, et la fin tout aussi brutale, sans oublier des scènes longuettes comme celle du repas d'adieu de la cuisinière à ses amis de l'antarctique (faussement larmoyante), ainsi que de scènes mal filmées (parfois floues) comme celle de la rencontre avec le président, ou d'autres scènes superflues ou qui sonnent faux (celles avec la journaliste). La pauvre Catherine Frot a bien du mal à donner du relief à son personnage qui reste plat et énigmatique.
Bref, le soufflé retombe vite. J'ai quand même eu du plaisir à voir tous ces personnages se remuer avec la cuisine comme champ de bataille et le repas comme une victoire, mais le film référence sur la grandeur de l'art culinaire restera toujours pour moi "Le festin de Babette" (que je me referai bien d'ailleurs).

Ma note:


Bon film!