Starbuck

Réalisé par Ken Scott
Film canadien
Avec Patrick Huard, Julie Le Breton, Antoine Bertrand

L'histoire:

David Wosniak, la cinquantaine, est franchement un gros loser. Non content d'être le plus mauvais livreur de viande de la boucherie paternelle, il doit une grosse somme d'argent à des mafieux véreux. D'autant plus que sa petite amie, qui est enceinte, n'est pas prête à lui donner le rôle de père, car le gars est vraiment trop immature. Sauf que... dans les années 80 et 90, David fut l'un des gros fournisseur - moyennant finance -  d'une clinique du sperme (sous le nom de code de Starbuck). Et 145 de ses 533 rejetons sont en train de faire un procès à la clinique pour connaitre l'identité de leur géniteur. Tout d'abord dégoûté par cette idée, David demande à son meilleur ami,  avocat, de le défendre. Mais quand il obtient la liste des 145 plaignants, David s’aperçoit qu'il désire mieux les connaitre et peut être, sans décliner son identité, tenter de les rencontrer et de les aider... arrivera-t-il à accepter sa condition de père d'une famille (très) nombreuse?



Mon avis:

Un film très sympa qui part d'une très bonne idée et sait utiliser toutes les bonnes ficelles pour l'exploiter à fond. Avec un phénoménal personnage de loser maladroit, et puis toute une brochette d'autres tout aussi bien pensés et drôles (le meilleur pote, la petite amie, etc...), l'histoire sais se montrer caustique autant pour le héros que pour la famille traditionnelle (avec des parents qui regrettent tous d'avoir signé). Certaines phrases qui cassent donc, et des situations cocasses, mais aussi des moments plus sérieux et tendres (comme avec le fils handicapé).
Tout ça pour finir avec une vraie fin pleine d'humanité et un personnage central qui en ressort grandi et forcément attachant.
Même si le film n'est pas d'une originalité folle dans sa réalisation, il est vraiment malin et précis, les acteurs sont tous justes. J'ai bien ri, j'ai passé un hostie de bon moment de cinéma, à conseiller donc!

Ma note:



Bon film!



La part des anges

Réalisé par Ken Loach
Film Anglo-franco-italo-belge
Avec Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland

L'histoire:

Robbie n'a jamais eu de chance dans la vie. Ayant toujours vécu dans les bas fonds de Glasgow, il a même été en prison pour avoir tabassé un jeune homme presque à mort. Mais il faut qu'il change, surtout pour sa petite amie et leur enfant qui va naître. Difficile quand son beau père et son ennemi de toujours veulent sa peau. Condamné à des travaux d'intérêt général, il est pris sous sa coupe par Henri, éducateur au grand coeur qui l'introduit au plaisir du Whisky et des grands crus. En compagnie de ses nouveaux amis: Rhino le comique, Albert le simplet et Mo la cleptomane, ils décident de faire un coup qui pourrait bien leur permettre de recommencer leur vie: dérober quelques bouteilles d'un mill malt de Whisky, lors d'une enchère tenue secrète au fin fond de l'écosse. Les voilà partis munis de leur plus beau kilt, mais réussiront-ils leur coup?



Mon avis:

Une comédie sociale comme sait en faire Ken Loach, avec des personnages attachants et comiques par leur naïveté. Une franche camaraderie sur fond de pauvreté, avec un héros en proie à l'injustice qui se bat pour se sortir de son destin minable. Détesté par son beau père qui le fait tabasser pour qu'il quitte sa fille, menacé de mort par le chef de gang du quartier, il doit résister à ses instincts de voyou pour la femme qui l'aime et leur bébé, aidé par son nouveau mentor.
Mélanger le drame et l'humour tout en se renouvelant, en trouvant un sujet original (le grand Whisky), le réalisateur sait très bien le faire. Il a aussi toujours l'oeil pour faire jouer des non professionnels qui épatent tout le monde.
J'ai bien aimé ce film, même si j'ai trouvé qu'on restait un peu sur sa faim avec une conclusion un peu facile et bien pensante, qui donne l'impression d'un petite histoire sans gravité. Une fin un peu bâclée donc. Ça ne méritait pas forcément un prix du jury à cannes, car ce n'est pas un film majeur de Loach, mais c'est néanmoins un bon film.

Ma note:



Bon film!


To Rome with love

Réalisé par Woody Allen
Film Américano-Italo-Espagnol
Avec Woody Allen, Alec Baldwin, Roberto Benigni, Penelope Cruz, Judy Davis, Jesse Eisenberg, Greta Gerwiq, Ellen Page

L'histoire:

Rome: 4 histoires. Jack et Sally sont 2 étudiants en architecture qui vivent dans cette ville. Quand Monica, la meilleure amie de Sally arrive après une rupture, Jack sent qu'il succombe à son charme, malgré les conseils de John, son ami imaginaire, qui en vieux baroudeur de l'amour sait tout de suite déchiffrer ce type de fille névrosée et superficielle. Jerry est un ancien metteur en scène d'opéra à la retraite. Il va rejoindre sa fille à Rome car elle vient de faire la connaissance d'un jeune italien qu'elle veut épouser. Mais quand il entend le père du jeune homme chanter sous la douche, il se trouve persuadé que celui ci, modeste croque mort, a une voix extraordinaire et doit absolument tenter sa chance.  Leopoldo est un homme sans histoire, qui vit une vie tranquille. Mais va savoir pourquoi, du jour au lendemain toute la presse se passionne pour lui, sans qu'il ne fasse rien d'exceptionnel. Il devient très vite une star à qui on demande tous les détails de sa vie... la plus intime! Giancarlo et Milly sont 2 jeunes mariés qui viennent d'arriver à Rome, où le jeune homme doit avoir un rendez vous important avec des oncles et tantes en vue d'un futur travail. Mais alors que Milly se perd dans la ville, Giancarlo se retrouve seul dans la chambre et par un étonnant quiproquo une prostituée, Anna, frappe à sa porte et est tout de suite prise pour son épouse par ses oncles et tantes qui viennent d'arriver. Ça en fait des choses à raconter!



Mon avis:

Avec ce film, Allen tente visiblement de rendre hommage aux comédies italiennes d'autrefois... et il réussit plutôt bien! Y'a pas à dire, ce type fait toujours de bons films!
Il montre tout ce qui fait l’exubérance de la personnalité des italiens (les paparazzi, la drague, l'opéra, les brunes pulpeuses...), tout ce qu'on a aimé dans les films de Fellini et des autres, quitte à paraître vraiment cliché. Mais après tout, son film sur Paris était également un film cliché sur une ville fantasmée.
En faisant un film à sketches, il renoue aussi avec une tradition des films italiens. A croire que le vieux maître réalise un rêve de toujours en faisant un film qui parle avec les mains: ça parle italien, ça sent l'Italie.
Bon bien sûr on retrouve également tous les thèmes et les personnages emblématiques du réalisateur: le gars qui a raté sa carrière, la vamp névrosée, le chassé croisé amoureux... sans oublier les répliques assassines.
Et tout ça se déroule simplement, sans accroc, avec la douceur d'un bon tiramisu de la mamma.
Et le pire... c'est que ça m'a donné envie d'aller à Rome!

Ma note:




Bon film!


L'age de glace: la dérive des continents

Réalisé par Steve Martino, Mike Thurmeier
Film américain
Avec Ray Romano, Denis Leary, John Leguizamo

L'histoire:

Nos amis (le dent de sabre, le paresseux, le mammouth et toute la clique) vivent heureux dans leur vallée aux merveilles. Pêche, la fille de Manny et Ellie, est maintenant une adolescente pleine de vigueur, prête à désobéir à son père et à courir les mecs. Mais par accident (toujours), Scrat déclenche la dérive des continents en plantant son gland là où il ne fallait pas. La vallée menace de s'engloutir et ses occupants doivent fuir, mais dans le tremblement Manny, Diego, Sid et sa grand mère (?) se retrouvent isolés des autres sur un iceberg qui est envoyé au loin dans les océans. Ils cherchent alors à tout faire pour revenir sur la terre et retrouver leur famille mais c'est sans compter sans la détermination de terribles pirates des mers...


Mon avis:

Comme pour d'autres sequel de films d'animation connus (Cars, Kung fu panda), on a l'impression que ça s’essouffle un peu, qu'on finit par se retrouver un peu plus dans la routine, d'épisode en épisode. Par exemple les intermèdes gaguesques de Scrat le glandomane tournent en rond et semblent se répèter.
L'idée est ici de prendre prétexte de la dérive des continents pour à nouveau déclencher une exode de nos héros, avec un petit laïus bien pensant sur la famille. Et cette idée ma foi de faire référence à pirates des caraïbes... pas franchement extraordinaire. Ça avait pourtant réussi à l'opus précédent, qui lorgnait carrément sur Jurassic park.
Difficile en effet de trouver quelque chose de neuf et d'original à introduire, surtout quand on pense qu'il y a de plus en plus de personnages qui reviennent d'un épisode à l'autre (cette fois ci ils nous refilent la grand mère!).
Donc un film qui manque de fraîcheur et qui n'apporte rien de nouveau aux précédents. Mais bon... à part ça... c'est toujours aussi marrant! Si l'histoire en soi n'est pas très encourageante, la manière dont les auteurs nous la décrivent est toujours autant truffée de gags et de clins d'oeil qui sont plein d'ingéniosité et de drôlerie. C'est mordant, il n'y a pas de répit, et on passe forcément un bon moment, en oubliant un peu la faiblesse du scénario.

Ma note:





Bon film!




The raid

Réalisé par Gareth Evans
Film américano-indonésien
Avec Iko Uwais, Yayan Ruhian

L'histoire:

Rama est policier dans un groupe d'intervention. Son unité est envoyée à l'assaut d'un immeuble contrôlé par un tout puissant chef de la drogue. Mais cet immeuble est une véritable citadelle, et la troupe se retrouve vite prisonnière de l'endroit, poursuivie par les hommes du truand. Sans espoir de recevoir du renfort, une bonne partie de la troupe se retrouve décimée. Mais Rama, qui sait que parmi les bandits se cache quelqu'un qu'il veut absolument retrouver, ne lâche pas l'affaire et va se battre à coup de poings, de hachette et d'ampoule électrique pour sa survie...


Mon avis:

Le film ne se donne même pas la peine de nous faire une introduction quelconque: on attaque par de l'action, des bagarres, du sang, des flingues et encore de l'action.
Au bout de 5 minutes du film la première scène de Kung fu, avec des "ouch", des "yah" et des gars qui encaissent sans se fatiguer (et qui n'ont pas idée de se mettre à 3 sur leur adversaire: une personne de chaque coté suffit), un peu de répits, puis 5 minutes plus tard on remet ça pour une nouvelle scène de Kung fu, puis une autre, encore une autre, etc... tout ça jusqu'au boss de fin de niveau.
Bon autant vous dire que ça m'a vite gonflé. Au bout de 15 minutes j'ai carrément commencé à me faire chier. Heureusement que ça passe vite...
Pourtant il faut avouer que c'est bien fait: les scènes de combat sont ingénieuses, les gars n'hésitent pas à se planter des coups de couteau et finissent toujours par trouver un moyen original de se foutre sur la gueule et de s'étriper. A la limite ça devient amusant, et j'ai même entendu certains spectateurs rigoler un bon coup.
Apparemment le film a été remarqué dans divers festivals. Il parait même que ce serait un film culte. Je me demande bien pour qui... On voit bien les efforts du réalisateur pour faire un truc un peu original (mélanger thriller et film de Kung fu, des personnages pas trop caricaturaux, etc...) mais bon... voilà quoi!

Ma note:



Bon film!