Le hobbit - un voyage inattendu

Réalisé par Peter Jackson
Film américano-néozélandais
Avec Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage...

L'histoire:

Bilbo est un jeune hobbit qui vit tranquille à l'orée de son village jusqu'au jour où Gandalf le magicien, accompagné de 13 nains sans gène, viennent frapper à sa porte et tentent de le convaincre de les accompagner dans une périlleuse aventure. Il y a bien longtemps, les nains possédaient une mine d'or au fond d'une montagne sacrée qui faisait leur prospérité. Mais celle ci fut attaquée par le dragon Smaug et les nains, dépossédés de leur terre, furent forcés à l'exil. Pourchassés par les orques, le roi des nains est même assassiné par leur chef. Bien décidé à se venger et à récupérer son royaume, Thorin le petit fils du roi a réuni tous ses amis, et guidé par Gandalf et maintenant le jeune hobbit, s'apprête à parcourir la terre du milieu en direction de la montagne sacrée. Mais leur trajet sera semé d’embûches...



Mon avis:

Alors que je n'avais pas beaucoup aimé la trilogie du seigneur des anneaux, et encore moins les réalisations suivantes de Peter Jackson (King kong, Lovely bones), je trouve ce film assez réussi. Bon bien sur par moment on a l'impression que le cinéaste recommence à s'attacher à plein de détails inutiles, mais la simplicité de l'histoire fait qu'on n'a pas l'impression de se perdre en digressions ni de se prendre trop au sérieux (ce qui m'avait un peu gêné dans le seigneur des anneaux). Il y a également des scènes très maîtrisées comme celle qui oppose Bilbo au Golum, personnage ambivalent, tragique et drole, ou encore la scène de bataille des géants de pierre.
Je regrette par contre un peu la façon de filmer de Jackson, qui parfois dans les scènes d'action se contente de filmer de haut et de loin la scène (si on peut encore appeler ça filmer, puisque c'est tout assemblé par ordinateur). Du coup les scènes de combat manquent de peps, et en plus on voit un peu les effets spéciaux.
Bien sur c'est une histoire racontée en 2 films, et il vaut mieux être averti à l'avance mais en fait à la fin du film, avec la résolution du héros de faire partie de l'équipe, on a vraiment l'impression d'avoir bouclé  un épisode du récit.

Ma note:



Bon film!


Populaire

Réalisé par Regis Roinsard
Film français
Avec Romain Duris, Déborah François, Bérénice Bejo, Shaun Benson...

L'histoire:

1959. Rose quitte son village pour chercher un travail de secrétaire à Lisieux. Elle ne sait pas faire grand chose, mais elle tape vite, très vite à la machine. Tellement vite que Louis, petit assureur célibataire et sur de lui, l'embauche tout de suite. Mais il a une autre idée en tête: inscrire la jeune fille au championnat français de dactylographie, et pour cela il sera prêt à devenir son entraîneur officiel. Mais derrière son acharnement à vouloir faire d'elle une championne, l'amour ne va-t-il pas naître aussi?



Mon avis:

Ce que j'ai apprécié tout d'abord dans ce film, c'est qu'il cherche à faire authentique. Il se passe en 1959, avec des moeurs de 1959, une façon de filmer très simple, comme en 1959. En fait ce film aurait pu être un film d'époque. Il en garde la fraîcheur et la naïveté. Ça reste une histoire toute simple et prévisible, bâtie sur un scénario classique à la Karaté Kid (pour le maître disciple), mais en gardant son originalité, puisque quand même elle nous raconte le championnat du monde des dactylos comme si c'était un super championship de boxe. Pour un peu on entendrait bien le générique de 'Rocky' à la fin. Et ça marche!
Il est bien révolu le temps des machines à écrire, et le monde qu'on nous décrit ici parait lointain et irréel, avec cette insouciance propre aux années 50, où tout le monde a un brushing parfait et une tenue impeccables, un peu comme dans les demoiselles de Rochefort. Chaque rôle est donc de ce fait totalement stéréotypé  et les acteurs s'en donnent à coeur joie.
Enfin bref, un petit film sympa qui m'a fait passer un bon moment, avec un univers bien particulier et qui véhicule son lot de nostalgie... très agréable.

Ma note:



Bon film!


God Bless America

Réalisé par Bob Goldthwait
Film américain
Avec Joel Murray, Tara Lynne Barr...

L'histoire:

Jour de malchance pour Frank: divorcé, sa petite fille refuse de venir le week end chez lui, on lui a diagnostiqué une tumeur au cerveau, il vient d'être renvoyé car une collègue de travail le poursuit pour un pseudo harcèlement, et par dessus le marché il est obligé de supporter le boucan de ses imbéciles de voisins avec leur bébé. Frank s'apprête donc à se suicider avec son revolver, mais la télé s'allume sur l'une de ces émissions poubelles où une jeune fille de milliardaire prétentieuse est suivie par une équipe de télé. Il prend alors la ferme résolution de tuer tous ceux et celles qui n'ont aucun respect pour les autres: politiciens haineux et xénophobes, jury de la nouvelle star, m'as tu vu, menteurs et égoïstes. En allant mettre un terme à la vie de la jeune milliardaire, il tombe nez à nez avec Roxy, jeune ado rebelle et pleine de fougue, qui arrive à le convaincre de la prendre sous son aile. A eux deux, c'est le début d'une épopée meurtrière et vengeresse contre tous les emmerdeurs de la terre...



Mon avis:

Un film distrayant, qui se veut provocateur, mais qui n'est pas exempt de défauts. L'idée de départ est de prendre tous les cons et de se venger méchamment en leur tirant une balle dans la tête. C'est pas difficile il suffit de faire comme le héros: allumer sa télé et zapper. On trouve vite de quoi avoir envie de shooter. C'est facile alors de s'identifier aux héros, étant donné qu'on a tous eu envie de faire ça au moins une fois dans sa vie. Mais le scénario ne sait peut être pas se renouveler, on ne s'intéresse pas vraiment aux personnages qui manquent de réalisme, comme la jeune fille par exemple qui reste une caricature. Et surtout les auteurs ne vont pas au bout de leur idée: on est tous les cons de quelqu'un et c'est facile aux 2 zinzins de service de juger tous ceux qui les entoure. Pas beaucoup de subtilité.
Bon c'est sûr que voir toutes les pires conneries de l’Amérique actuelle mises bout à bout en ligne de mire, ça fait doucement rigoler, et rien que pour ça le film vaut le coup. Mais bon je ne sais pas pourquoi  tout ça manque de punch. On a parfois l'impression qu'on se perd en discussion et que comme les héros on ne sait pas trop où l'on va, avec une séparation finale un peu facile, et surtout le speech moralisateur qui est un peu de trop à la fin.
A un moment ça m'a fait penser à "C'est arrivé près de chez vous", par le déchaînement de violence gratuite, et je ne peux m'empêcher de comparer les 2 films, et là... y'a pas photo!


Ma note:



Bon film!

Paperboy

Réalisé par Lee Daniels
Film américain
Avec Matthew McConaughey, Zac Efron, Nicole Kidman, John Cusack, Macy Gray, David Oyelowo

L'histoire: 

Après avoir été viré de la fac, Jack revient dans sa petite ville de Floride où son père possède un petit journal. Sa mère partie depuis longtemps, ils a été élevé par Anita, leur domestique noire. Mais le grand frère de Jack, Ward, débarque lui aussi en ville en compagnie de son associé Yardley. Devenu journaliste renommé, il entend enquêter sur le cas d'Hillary Van  Wetter, un braconnier condamné à mort pour le meurtre du shérif du patelin. Persuadé qu'il y aurait là dessous peut être une erreur judiciaire, il sont rejoins très vite par la pulpeuse Charlotte, qui dit être tombée amoureuse d'Hillary en échangeant avec lui des lettres en prison. Jack est engagé comme chauffeur de toute la bande, et n'a très vite d'yeux que pour la belle. Tous ces personnages sont en place pour s'enfoncer dans un tourbillon plein de découvertes...



Mon avis:

Un film assez culotté , et surtout imprévisible, mais bien ficelé. Tout d'abord on réunit des personnages improbables, dont chacun semble être une caricature de lui même, tout en cachant chacun son secret et sa personnalité qui se révèle au fil de l'action, et tout cela dans une désinvolture attachante. Avec des images floues et qui sentent la lourdeur et la sueur de l'été dans le sud des USA, et puis le vent de liberté et de jeunesse de la fin des années 60.
En un sens l'histoire manie à merveille l'humour noir, avec des personnages tous plus pitoyables les uns que les autres: le jeune héros naïf et qui s'attache à la belle femme fatale comme à une pin up de magazine, celle ci  et son illusion d'héroïsme romantico-érotique, le frère homosexuel refoulé et ses fausses allures de mec cool, son adjoint black et prétentieux, le prisonnier qui est un véritable obsédé, etc...etc...
Ça donne lieu à des scènes franchement osées, comme celle de la masturbation dans le parloir, les méduses et le pipi et la scène sanglante finale. D'autant plus que l'histoire prend vite des tournures inattendues, et n'a plus rien à voir avec un film-enquête, tout en retombant sur ses pattes à la fin. C'est surement ce qui fait le charme du film: de bons personnages bien interprétés, de l'humour, on ne s'ennuie pas et finalement une conclusion tragique. Quelque-chose d'intelligent, quoi!
Le seul petit bémol sont les envolées lyriques qui tournent autour des rêves et fantasmes du jeune personnage principal, et puis peut être aussi le style des images. Je reconnais un peu là la patte du réalisateur, qui était encore plus lourd dans son précédent film, Precious, que je n'avais pas aimé à cause de ça.

Ma note:


Bon film!


Paperboy Bande-annonce par toutlecine

Le magasin des suicides

Réalisé par Patrice Leconte
Film Franco-Belgo-Canadien
Avec Bernard Alane, Isabelle Spade, Kacey Mottet Klein

L'histoire:

La vie est bien triste dans la grande ville. Et quand il n'y a plus aucun espoir, on peut encore compter sur la famille Tuvache, qui tiennent un petit magasin où on peut tout trouver pour réussir son suicide. Mishima et Lucrèce, en compagnie de leur fils et de leur fille, aiment leur métier qui est d'aider les autres à mourir. Mais leur petit dernier, Alan, leur donne bien du souci. Plein de vigueur et toujours souriant, il dénote avec le reste de la famille. Mais le jeune garçon voit bien que la noirceur dans laquelle vivent ses parents ne va les mener nulle part, et il a un plan pour changer le destin de chacun...



Mon avis:

Un grand Bof pour ce film...

Pourtant au départ il avait tout pour plaire: un univers super glauque avec un humour très second degrés et jouissif, des personnages caricaturaux et croqués à merveille. Il y a énormément de "Famille Adams" dans cette famille là, et cette ville a une ambiance toute Kafkaïenne. Et puis ce dessin original et stylé, ça donne quelque chose qui ne ressemble à rien d'autre.
Mais malheureusement au bout de 5 minutes ça commence: tralala! La comédie musicale, avec des mélodies tout ce qu'il y a de plus classique, gnagnan au possible, et des paroles sans intérêt... enfin tout ce que je n'aime pas dans la comédie musicale! On a toujours l'impression que les personnages chantent pour meubler une histoire en manque d'action. C'est peut être d'ailleurs le cas, car en prenant un peu de recul je m’aperçois que le scénario ressemble un peu à celui d'un conte pour enfant, ou à celui de ces dessins animés qui passent à la télé dans les émissions enfantines, avec une bande de gamins très "smart". "Hey les copains!"  On est loin de l'humour glauque du début du film...
Peut être un film mal ciblé? Un mauvais casting? Je ne sais pas...

Ma note:



Bon film!


Savages

Réalisé par Oliver Stone
Film américain
Avec Taylor Kitsch, Aaron Taylor-Johnson, Blake Lively, Benicio del Toro, Salma Hayek, John Travolta

L'histoire:

Ben et Chon sont 2 amis d'enfances et ils ont tout pour être heureux: leur commerce semi légal de Marijuana fonctionne bien, grâce aux connaissances de Chon en botanique et à l'organisation très musclée de Ben. Ils sont donc riches et partagent tout, y compris leur petite amie commune, la belle O. Mais Elena, chef du cartel mexicain de la drogue, souhaite s'implanter en Californie et leur propose une association un peu forcée. Non désireux de mettre la main dans le milieu du banditisme, les 2 amis refusent et sont prêt à tout quitter pour se réfugier à l'autre bout du monde. Mais ce n'est pas du gout d'Elena qui fait enlever et séquestrer O par son homme de main, Lado le sadique. Les voilà forcés de coopérer, mais Ben et Jerry ne sont pas très chaud pour se laisser faire...



Mon avis:

Un point positif, c'est qu'Oliver Stone n'est pas parti dans son délire habituel (ultraviolence - gore - gros plan...), parce que j'avoue que ses films du genre 'Natural born killer', j'ai jamais trop apprécié.
Tout d'abord, le film commence par nous présenter trois personnages que j'ai tout de suite trouvé totalement antipathiques, parce qu'ils sont jeunes, beaux, riches, insouciants et totalement naïfs.
Fort heureusement ils s'en prennent très vite plein la tronche, grâce à un couple de méchants très sympathiques: Del Toro avec son sadisme subtil et Hayek finalement plus humaine que méchante. Mais bon malheureusement ils ne sont pas les vrais héros du film. Dommage...
Pour le reste, le film oscille entre le prévisible, le déjà vu, la violence inutile, et quelque moments sympas, surtout grâce aux acteurs dont les rôles sont bien mis en valeur. Et puis une fin qui se veut originale mais qui manque de subtilité. Un peu comme le film ...


Ma note:


Bon film!


The we and the I

Réalisé par Michel Gondry
Film americano-britannique
Avec Michael Brodie, Teresa Lynn, Lady Chen Carrasco

L'histoire:

Dernier jour de classe d'un lycée dans le Bronx. Surexcités, les élèves investissent le bus qui les ramène chez eux, comme chaque jour. Et comme chaque jour, le bus est le théâtre des turpitudes d'une bande de 4 amis, prêts à faire toutes les conneries, quitte à rendre la vie des autres passagers et camarades insupportable.
Les ragots vont bon train, entre le couple d'homo qui se défait, Teresa et sa perruque blonde qui n'est plus venue en cours depuis 1 mois, Laidi qui organise sa fête d'anniversaire et ne souhaite pas inviter les deux musicos relous qui plaisent pourtant à son amie Niomi, et Michael plaqué sur AIM par sa copine Amanda... Tout ça en 3 parties: les Tyrans - le Chaos - le Je.



Mon avis:

Avant de faire du cinéma, Gondry était un réalisateur de vidéo clips doué. Ça se sent à fond dans ce film, avec tous ces plans qui partent dans tous les sens, ses effets artistiques discrets mais top fun, et puis cette musique de fond toujours présente. Un peu comme dans la vie des ados qu'il filme, perdus entre internet et les clip vidéos, passant d'une image à l'autre, d'un sujet à l'autre, prêt à s'enflammer à tout moment.
Le sujet c'est quelque chose qu'on a tous connu: la cruauté du monde de l'école, quand certains gamins cherchent à se rendre intéressants en faisant souffrir les autres sans s'en rendre compte, ou bien ce sentiment bizarre de vivre dans un monde fermé. Sans en faire trop, ni tomber dans le drame.
Le produit final donne donc un film à la fois réaliste et superficiel (dans son style). C'est parfois difficile à suivre tellement ça va vite (les vannes aussi j'ai pas tout compris), et ça donne même une impression de chaos. Mais en un sens tant mieux, car ça permet au film de sortir des sentiers battus et des scénarios trop classiques.
De plus, le film est un peu expérimental: Gondry est allé travailler dans un vrai lycée de banlieue avec des jeunes amateurs, et ensemble ils ont créé les personnages (qui portent leur nom) et j'imagine les situations du film. Et ça donne un résultat vraiment maîtrisé, original, plein de fraîcheur  Je pense que tous les participants au projet ont de quoi être fiers...


Ma note:


Bon film!


Les saveurs du palais

Réalisé par Christian Vincent
Film français
Avec Catherine Frot, Jean D'ormesson, Hippolyte Girardot, Arthur Dupont

L'histoire: 

Hortense est la cuisinière bien aimée d'une mission scientifique au coeur de l'antarctique. Mais celle ci est bien connue pour avoir été un cour instant la cuisinière attitrée du président de la république. Dépêchée à l'Elysée sur la demande de celui-ci, elle est alors chargée de mitonner chaque jour des plats pour le président et ses invités. Jalousée par les autres cuisiniers du palais, elle redouble d'ingéniosité pour redonner le gout des bonnes choses aux grands de ce monde, même si ce n'est pas toujours une mission facile...



Mon avis: 

Un film un peu... lourd. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il me reste sur l'estomac: entendre parler de bonne cuisine pendant 1h30, ça fait toujours du bien(surtout que c'est une histoire vraie).
Seulement voilà avec un sujet aussi original il fait arriver à ne pas tomber dans les pièges. Et ça commence mal avec ce récit en flash back entre l'exil de l'héroïne et ses souvenirs élyséens: on a l'impression que les auteurs n'avaient pas assez de matière pour raconter l'histoire en direct. Le reste est truffé de maladresses, avec une entrée en matière brutale dés le début, et la fin tout aussi brutale, sans oublier des scènes longuettes comme celle du repas d'adieu de la cuisinière à ses amis de l'antarctique (faussement larmoyante), ainsi que de scènes mal filmées (parfois floues) comme celle de la rencontre avec le président, ou d'autres scènes superflues ou qui sonnent faux (celles avec la journaliste). La pauvre Catherine Frot a bien du mal à donner du relief à son personnage qui reste plat et énigmatique.
Bref, le soufflé retombe vite. J'ai quand même eu du plaisir à voir tous ces personnages se remuer avec la cuisine comme champ de bataille et le repas comme une victoire, mais le film référence sur la grandeur de l'art culinaire restera toujours pour moi "Le festin de Babette" (que je me referai bien d'ailleurs).

Ma note:


Bon film!


Robot and Frank

Réalisé par Jake Schreier
Film américain
Avec Frank Langella, Susan Sarandon, James Marsden

L'histoire:

Le futur proche. Frank vit seul dans une petite maison de la banlieue de New York, et commence franchement à perdre la mémoire. Soucieux, son fils lui achète alors un robot chargé de s'occuper de lui en faisant le ménage et la cuisine et surtout chargé de stimuler la santé et la mémoire du vieil homme. Réticent à voir cette machine s'introduire dans sa vie, Frank se laisse finalement séduire quand le robot accepte naïvement d'être initié au passe temps le plus précieux de cet ex-taulard: le cambriolage!



Mon avis:

J'ai trouvé ce film plutôt subtil. Partant d'une idée toute bête et pas neuve (un croisement entre miss Daisy et son chauffeur et I, robot, ou bien même Astro), mais qui ne tombe pas dans le piège de la facilité et aborde ses différents thèmes (la vieillesse, la famille, les rapports homme machine...) avec retenue et intelligence. Le fait que le vieux monsieur soit un ancien cambrioleur professionnel prêt à reprendre du galon empêche le film de sombrer dans la mièvrerie.
Ce vieux bonhomme vit dans un monde qu'il ne comprend pas, et à travers ses yeux on découvre sa famille hypocrite, l'inhumanité condescendante de la jeunesse et du monde moderne. De quoi avoir envie de se venger! Une morale donc pas très politiquement correct, mais où pointe le spectre de la vieillesse et la perte de mémoire.
Tout néanmoins sait rester subtil, les confusions du héros font parfois sourire mais sans trop alourdir le propos. On avance par petites touches de façon subtile, tout comme pour les rapports entre le robot et Frank, amitié qui ne dit pas son nom, et qui reste jusqu'au bout un tantinet dérangeant, surtout quand le robot avoue lui même "Frank, je ne suis qu'un robot. Je n'éprouve pas de sentiments."
Énigmatique...
Un point positif aussi pour l'acteur principal, souvent vu dans des rôles secondaires mais qui a un style inimitable et parfait pour ce rôle.

Ma note:


Bon film!

Des hommes sans loi

Réalisé par John Hillcoat
Film américain
Avec Shia LaBeouf, Tom Hardy, Jason Clarke, Jessica Chastain, Mia Wasikowska, Guy Pearce, Gary Oldman

 L'histoire: 

 C'est l'époque de la prohibition, les 3 frères Bondurant sont 3 paysans qui, comme tous les gars du comté, gagnent leur vie en écoulant de l'alcool. Il y a l’aîné Forrest, silencieux et réfléchi, sur lequel court la légende qu'il serait immortel. Howard, un gars violent et pas très malin. Et le jeune Jack, peu enclin à la violence mais qui rêve de voler de ses propres ailes, pour rouler dans de belles voitures et séduire la si jolie fille du pasteur du coin. Mais quand un nouveau procureur arrive dans la région et décide de se prendre une grosse commission sur tous les dealers du coin, les frères Bondurant sont les seuls à refuser. S'ensuit une guerre sans merci avec le bras droit du procureur, Rakes le sadique.



 Mon avis: 

 Finalement pas si mal ce film.
Notamment grâce aux acteurs: Tom Hardy dans le rôle d'un gros bougon ne s'exprimant que par bogborygme, et même Labeouf qui joue une fois de plus le jeune premier avec son oeil coquin, comme il sait si bien le faire. Après ça le film a quelque scènes sympas et bien réalisées. Celles entre homme et femme par exemple (le bain de pied à la messe, ou la scène d'amour avec la jolie rouquine).
Son point faible reste quand même le grand méchant du film. Interprété par Guy Pearce, c'est un peu le mal incarné en homme, peut être un peu trop méchant pour être vrai, ce qui dé-crédibilise franchement le film (embêtant pour une histoire vraie).
Du coup, on a un peu l'impression d'être sur une route toute tracée, avec un méchant contre des gentils, route dont on connait tous les rouages. On a néanmoins quelque surprises avec quelques idées originales, comme ce frère qui ne veut vraiment pas mourir, ou bien cette fin qui n'est pas aussi tragique que d'habitude...

Ma note:



Bon film!


Les enfants loup, Ame et Yuki

Réalisé par Mamoru Hosoda
Film japonais

L'histoire:

Hana, jeune fille timide , tombe amoureuse d'un jeune homme étrange qui prend des cours avec elle à l'université. Mais celui ci lui avoue être un homme loup, capable de se transformer en cet animal. Ils vivent néanmoins heureux et hana accouche bientôt de la petite Yuki et de son petit frère Ame. Jusqu'à ce qu'un jour son amant décède. Elle se retrouve alors toute seule avec ses 2 enfants, craignant que ceux ci, qui sont également des enfants loups, soient découverts. Elle décide alors d'aller s'installer dans une vieille bicoque au fin fonds de la campagne japonaise. L'adaptation n'est pas facile mais Hana et se 2 enfants loup semblent avoir trouvé leur place...



Mon avis:

Que dire sinon que ce dessin animé a tout pour me plaire: une très jolie histoire, des dessins superbes et une ambiance japonaise comme je les aime.
Avec un thème récurrent dans l'univers des studios Ghibli: le combat entre l'homme et la nature, et des enfants obligés de choisir entre leur coté humain et leur coté loup. Par moment ça fait penser à mon ami Tottoro, avec cette vieille maison perdue dans la montagne, et la proximité de la nature, mais le film sait s'éloigner du modèle pour réinterpréter le thème de façon plus adulte.
C'est peut être moins à destination des enfants mais en tout cas c'est très beau (et la quasi totalité de la salle est restée jusqu'à la fin du générique).

Ma note:



Bon film!


Wrong

Réalisé par Quentin Dupieux
Film français
Avec Jack Plotnick, Eric Judor, William Fichtner

L'histoire:

Un bon matin, Dolph s’aperçoit que Paul son chien bien aimé a disparu. Préoccupé, il arrive même en retard à son travail (alors qu'il a été viré il y a 3 mois). Il est alors contacté par le très énigmatique et richissime mr Chang, qui se dit responsable de la disparition de Paul et s'engage à le lui retrouver. Il y a aussi la jeune standardiste de la pizzeria, qui tombe amoureuse de la voix de Dolph, décide de tout quitter et se retrouve... avec Mitch le jardinier...



Mon avis:

Dés les premières minutes et le 7h60 qui s'affiche à l'horloge, on sait qu'on va avoir droit à un film pas comme les autres: un mélange entre David Lynch et les Monty Python.
Un humour cocasse, des idées saugrenues, on ne sait pas à quoi s'attendre ni quelle nouvelle bêtise va encore sortir de la tête de ce drôle d'oizo. Quelques exemples qui me reviennent: le palmier qui se transforme en sapin, l'analyseur de mémoire de crotte de chien, la télépathie de phase 7, le fou qui repeint les voitures...
Le tout filmé avec distance, et des acteurs qui s'y croient vraiment et sont très bons même dans les second rôles.
C'est sur que mis à part ce petit gout de revival de film à la David Lynch - mais en nettement moins inquiétant et sombre - ce film n'a rien d'autre à offrir. Mais c'est si rare de voir ce genre de film, et surtout réussi, que j'avoue avoir passé un sympathique moment, et ri de bon coeur.

Ma note:



Bon film!



Associés contre le crime

Réalisé par Pascal Thomas
Film français
Avec Catherine Frot, André Dussollier, Linh-Dan Pham

L'histoire:

Ancien officier de Scotland Yard et après avoir écrit un livre décrivant ses exploits, Bélisaire Beresford décide de prendre un repos bien mérité en Suisse. Ce serait sans compter sur son épouse Prudence, qui ne tient pas en place et décide d'ouvrir une agence de détective. Son premier client est le futur époux d'une jeune milliardaire russe. Celle ci a disparu, mais Bélisaire et Prudence vont bientôt retrouver sa trace dans l'institut Phénix, clinique spécialisée dans le rajeunissement. Leurs recherches les amènent bientôt sur la piste du professeur Lançon, découvreur d'une méthode révolutionnaire pour faire rajeunir, et qui aurait disparu. La petite amie du professeur (qui a 82 ans mais n'en fait que 30), est persuadée qu'il a été enlevé afin de lui soutirer son secret....



Mon avis:

J'en attendais quand même mieux de ce film.
Pourtant d'habitude avec Agatha Christie on en a pour son argent. Et puis Dussolier et Frot dans des personnages qui leur vont comme des gants, ça pourrait donner plein de possibilités intéressantes...
Mais non: l'intrigue du roman policier n'est pas prise au sérieux du tout. A la limite ça ne serait pas gênant car à mon avis le livre doit être truffé d'humour britannique, mais bon là on y rajoute plein d'idées et de gags qui partent dans tous les sens, qui prennent trop d'importance et cachent l'histoire. Le réalisateur ne nous aide pas à y voir clair et reste maladroit dans sa réalisation (coupes dans les scènes, temps morts, bruit de fonds trop fort, certaines scènes sonnent faux).
A certain moments j'ai souri et même ri à ses idées loufoques(ce qui fait que je met plus de 2 étoiles), mais bon pour tout dire je trouve que c'est du gâchis... ç'aurait pu être un film intéressant, mais je préférerais l'oublier.


Ma note:




Bon film!


The dark knight rises

Réalisé par Christopher Nolan
Film américain
Avec Christian Bale, Gary Oldman, Tom Hardy, Joseph Gordon Levitt, Anne Hattaway, Marion Cotillard, Morgan Freeman, Michael Caine

L'histoire:

7 ans que le procureur Harvey Dent est mort. Officiellement, c'est Batman qui l'a tué, responsable de la mort de bien d'autres personnes. En réalité, seul le commissaire Gordon sait qu'Harvey Dent était devenu fou et dangereux et que Batman est innocent. Seulement la mort de Dent a permis de justifier une répression sans précédent contre le crime à Gotham, qui est petit à petit redevenue une ville prospère. Batman a depuis longtemps disparu, et le milliardaire Bruce Wayne également, retranché dans son manoir. Mais Bane, le meneur d'une bande qui investit les égout, compte bien mettre la ville à feu et à sang et faire sortir le milliardaire de sa tanière. Et seule l'intervention d'un chat noir chapardeur va permettre à la chauve souris de sortir de sa grotte.



Mon avis:

Très déçu par le film.
Un peu normal après tout le barouf fait autour de lui, les critiques élogieuses, le box office, etc...
Tout d'abord le méchant que je trouve franchement ridicule. Non pas que l'acteur soit mauvais car il a une certaine prestance et un regard profond mais bon ses motivations et son statut de mal incarné font un peu sourire. J'attendais un méchant plus emblématique (il remplace difficilement le Joker), d'autant plus qu'il n'est pas le 'vrai' méchant. Catwoman est un personnage plus intéressant, très bien interprétée par Hattaway, mais dont l’ambiguïté n'est pas poussée jusqu'au bout.
La pléthore de personnages secondaires (le jeune policier par exemple), avec chacun son histoire, fait que le film semble se perdre en détails, et le parcours de Bruce Wayne pour aller jusqu'au bout de sa quête, qui devrait être le centre du film, se retrouve noyé dans une histoire compliquée. C'est encore plus fastidieux quand on essaie, à coup de flash back, de nous montrer que le film est bien la conclusion d'une trilogie, en faisant référence à Harvey Dent, Ras'Al Gul qui serait en fait le père du méchant, etc... Moi j'ai trouvé ça franchement long par moment, et puis sans intérêt.
En tant que film de super héros, je préfère encore les Vengeurs, moins prétentieux car n'essayant pas de montrer un monde cru, complexe et réel, alors qu'il reste un film de super héros simpliste.
En fait je pense que pour moi aucun des films Batman n'arrive à égaler le premier, celui de Tim Burton avec Nicholson et Keaton. 1989, ça nous rajeunit pas!

Ma note:




Bon film!


Abraham Lincoln: chasseur de vampires

Réalisé par Timur Bekmambetov
Film américain
Avec Benjamin Walker, Dominic Cooper, Anthony Mackie

L'histoire:

Le film dévoile un aspect moins connu du célèbre président. Le jeune étudiant Abraham cherche à venger sa mère, morte dans d'étranges circonstances, en allant tuer celui qu'il croit être le meurtrier. Mais celui ci de trouve être un redoutable vampire, et Abe ne doit la vie qu'à l'intervention d'Henri Sturgess, chasseur de vampire, qui va lui enseigner tout ce qu'il sait pour qu'Abraham devienne son disciple. Les vampires se cachent un peu partout en Amérique, et comptent bien envahir le pays. Sans attache, Abe doit alors errer la nuit à la recherche de vampires à occire. Mais le temps passant, il a de plus en plus de mal à concilier sa vie de justicier et celle de futur homme politique, et peut être aussi de mari et père de la nation...



Mon avis:

Alors il est bien évident qu'avec un titre comme celui là, ça ne peut être qu'un nanar. Et un vrai en plus, avec des idées de nanar, la plus naze étant bien entendu de mélanger l'histoire américaine avec le fantastique: la guerre de sécession ne serait ainsi qu'un prétexte pour pouvoir mettre fin à l'avancée des vampires, privés de leur pain quotidien (le sang de leurs esclaves noirs). Jusqu'au moindre détail de la vie de Lincoln s'explique par son engagement de chasseur de vampires.
On n'y croit pas un instant et donc dés le départ tout cela, comme les têtes coupées à la hache, tout cela fait  un peu rire... comme dans un nanar quoi!
Sauf que le nanar a su séduire les portefeuilles d'Hollywood qui ont mis pas mal d'argent dans l'affaire, au vu des scène d'action bourrées d'effets spéciaux. Les images sont également très belles, très travaillées, avec un grain et une lumière spéciale.
Le pire c'est que ça pourrait faire un bon nanar, mais les auteurs, en intégrant Lincoln dans l'affaire, l'ont transformé en arnaque un peu malhonnête, comme pour donner de l'importance à un sujet qui n'en demandait pas tant.

Ma note:



Bon film!


Starbuck

Réalisé par Ken Scott
Film canadien
Avec Patrick Huard, Julie Le Breton, Antoine Bertrand

L'histoire:

David Wosniak, la cinquantaine, est franchement un gros loser. Non content d'être le plus mauvais livreur de viande de la boucherie paternelle, il doit une grosse somme d'argent à des mafieux véreux. D'autant plus que sa petite amie, qui est enceinte, n'est pas prête à lui donner le rôle de père, car le gars est vraiment trop immature. Sauf que... dans les années 80 et 90, David fut l'un des gros fournisseur - moyennant finance -  d'une clinique du sperme (sous le nom de code de Starbuck). Et 145 de ses 533 rejetons sont en train de faire un procès à la clinique pour connaitre l'identité de leur géniteur. Tout d'abord dégoûté par cette idée, David demande à son meilleur ami,  avocat, de le défendre. Mais quand il obtient la liste des 145 plaignants, David s’aperçoit qu'il désire mieux les connaitre et peut être, sans décliner son identité, tenter de les rencontrer et de les aider... arrivera-t-il à accepter sa condition de père d'une famille (très) nombreuse?



Mon avis:

Un film très sympa qui part d'une très bonne idée et sait utiliser toutes les bonnes ficelles pour l'exploiter à fond. Avec un phénoménal personnage de loser maladroit, et puis toute une brochette d'autres tout aussi bien pensés et drôles (le meilleur pote, la petite amie, etc...), l'histoire sais se montrer caustique autant pour le héros que pour la famille traditionnelle (avec des parents qui regrettent tous d'avoir signé). Certaines phrases qui cassent donc, et des situations cocasses, mais aussi des moments plus sérieux et tendres (comme avec le fils handicapé).
Tout ça pour finir avec une vraie fin pleine d'humanité et un personnage central qui en ressort grandi et forcément attachant.
Même si le film n'est pas d'une originalité folle dans sa réalisation, il est vraiment malin et précis, les acteurs sont tous justes. J'ai bien ri, j'ai passé un hostie de bon moment de cinéma, à conseiller donc!

Ma note:



Bon film!



La part des anges

Réalisé par Ken Loach
Film Anglo-franco-italo-belge
Avec Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland

L'histoire:

Robbie n'a jamais eu de chance dans la vie. Ayant toujours vécu dans les bas fonds de Glasgow, il a même été en prison pour avoir tabassé un jeune homme presque à mort. Mais il faut qu'il change, surtout pour sa petite amie et leur enfant qui va naître. Difficile quand son beau père et son ennemi de toujours veulent sa peau. Condamné à des travaux d'intérêt général, il est pris sous sa coupe par Henri, éducateur au grand coeur qui l'introduit au plaisir du Whisky et des grands crus. En compagnie de ses nouveaux amis: Rhino le comique, Albert le simplet et Mo la cleptomane, ils décident de faire un coup qui pourrait bien leur permettre de recommencer leur vie: dérober quelques bouteilles d'un mill malt de Whisky, lors d'une enchère tenue secrète au fin fond de l'écosse. Les voilà partis munis de leur plus beau kilt, mais réussiront-ils leur coup?



Mon avis:

Une comédie sociale comme sait en faire Ken Loach, avec des personnages attachants et comiques par leur naïveté. Une franche camaraderie sur fond de pauvreté, avec un héros en proie à l'injustice qui se bat pour se sortir de son destin minable. Détesté par son beau père qui le fait tabasser pour qu'il quitte sa fille, menacé de mort par le chef de gang du quartier, il doit résister à ses instincts de voyou pour la femme qui l'aime et leur bébé, aidé par son nouveau mentor.
Mélanger le drame et l'humour tout en se renouvelant, en trouvant un sujet original (le grand Whisky), le réalisateur sait très bien le faire. Il a aussi toujours l'oeil pour faire jouer des non professionnels qui épatent tout le monde.
J'ai bien aimé ce film, même si j'ai trouvé qu'on restait un peu sur sa faim avec une conclusion un peu facile et bien pensante, qui donne l'impression d'un petite histoire sans gravité. Une fin un peu bâclée donc. Ça ne méritait pas forcément un prix du jury à cannes, car ce n'est pas un film majeur de Loach, mais c'est néanmoins un bon film.

Ma note:



Bon film!


To Rome with love

Réalisé par Woody Allen
Film Américano-Italo-Espagnol
Avec Woody Allen, Alec Baldwin, Roberto Benigni, Penelope Cruz, Judy Davis, Jesse Eisenberg, Greta Gerwiq, Ellen Page

L'histoire:

Rome: 4 histoires. Jack et Sally sont 2 étudiants en architecture qui vivent dans cette ville. Quand Monica, la meilleure amie de Sally arrive après une rupture, Jack sent qu'il succombe à son charme, malgré les conseils de John, son ami imaginaire, qui en vieux baroudeur de l'amour sait tout de suite déchiffrer ce type de fille névrosée et superficielle. Jerry est un ancien metteur en scène d'opéra à la retraite. Il va rejoindre sa fille à Rome car elle vient de faire la connaissance d'un jeune italien qu'elle veut épouser. Mais quand il entend le père du jeune homme chanter sous la douche, il se trouve persuadé que celui ci, modeste croque mort, a une voix extraordinaire et doit absolument tenter sa chance.  Leopoldo est un homme sans histoire, qui vit une vie tranquille. Mais va savoir pourquoi, du jour au lendemain toute la presse se passionne pour lui, sans qu'il ne fasse rien d'exceptionnel. Il devient très vite une star à qui on demande tous les détails de sa vie... la plus intime! Giancarlo et Milly sont 2 jeunes mariés qui viennent d'arriver à Rome, où le jeune homme doit avoir un rendez vous important avec des oncles et tantes en vue d'un futur travail. Mais alors que Milly se perd dans la ville, Giancarlo se retrouve seul dans la chambre et par un étonnant quiproquo une prostituée, Anna, frappe à sa porte et est tout de suite prise pour son épouse par ses oncles et tantes qui viennent d'arriver. Ça en fait des choses à raconter!



Mon avis:

Avec ce film, Allen tente visiblement de rendre hommage aux comédies italiennes d'autrefois... et il réussit plutôt bien! Y'a pas à dire, ce type fait toujours de bons films!
Il montre tout ce qui fait l’exubérance de la personnalité des italiens (les paparazzi, la drague, l'opéra, les brunes pulpeuses...), tout ce qu'on a aimé dans les films de Fellini et des autres, quitte à paraître vraiment cliché. Mais après tout, son film sur Paris était également un film cliché sur une ville fantasmée.
En faisant un film à sketches, il renoue aussi avec une tradition des films italiens. A croire que le vieux maître réalise un rêve de toujours en faisant un film qui parle avec les mains: ça parle italien, ça sent l'Italie.
Bon bien sûr on retrouve également tous les thèmes et les personnages emblématiques du réalisateur: le gars qui a raté sa carrière, la vamp névrosée, le chassé croisé amoureux... sans oublier les répliques assassines.
Et tout ça se déroule simplement, sans accroc, avec la douceur d'un bon tiramisu de la mamma.
Et le pire... c'est que ça m'a donné envie d'aller à Rome!

Ma note:




Bon film!


L'age de glace: la dérive des continents

Réalisé par Steve Martino, Mike Thurmeier
Film américain
Avec Ray Romano, Denis Leary, John Leguizamo

L'histoire:

Nos amis (le dent de sabre, le paresseux, le mammouth et toute la clique) vivent heureux dans leur vallée aux merveilles. Pêche, la fille de Manny et Ellie, est maintenant une adolescente pleine de vigueur, prête à désobéir à son père et à courir les mecs. Mais par accident (toujours), Scrat déclenche la dérive des continents en plantant son gland là où il ne fallait pas. La vallée menace de s'engloutir et ses occupants doivent fuir, mais dans le tremblement Manny, Diego, Sid et sa grand mère (?) se retrouvent isolés des autres sur un iceberg qui est envoyé au loin dans les océans. Ils cherchent alors à tout faire pour revenir sur la terre et retrouver leur famille mais c'est sans compter sans la détermination de terribles pirates des mers...


Mon avis:

Comme pour d'autres sequel de films d'animation connus (Cars, Kung fu panda), on a l'impression que ça s’essouffle un peu, qu'on finit par se retrouver un peu plus dans la routine, d'épisode en épisode. Par exemple les intermèdes gaguesques de Scrat le glandomane tournent en rond et semblent se répèter.
L'idée est ici de prendre prétexte de la dérive des continents pour à nouveau déclencher une exode de nos héros, avec un petit laïus bien pensant sur la famille. Et cette idée ma foi de faire référence à pirates des caraïbes... pas franchement extraordinaire. Ça avait pourtant réussi à l'opus précédent, qui lorgnait carrément sur Jurassic park.
Difficile en effet de trouver quelque chose de neuf et d'original à introduire, surtout quand on pense qu'il y a de plus en plus de personnages qui reviennent d'un épisode à l'autre (cette fois ci ils nous refilent la grand mère!).
Donc un film qui manque de fraîcheur et qui n'apporte rien de nouveau aux précédents. Mais bon... à part ça... c'est toujours aussi marrant! Si l'histoire en soi n'est pas très encourageante, la manière dont les auteurs nous la décrivent est toujours autant truffée de gags et de clins d'oeil qui sont plein d'ingéniosité et de drôlerie. C'est mordant, il n'y a pas de répit, et on passe forcément un bon moment, en oubliant un peu la faiblesse du scénario.

Ma note:





Bon film!




The raid

Réalisé par Gareth Evans
Film américano-indonésien
Avec Iko Uwais, Yayan Ruhian

L'histoire:

Rama est policier dans un groupe d'intervention. Son unité est envoyée à l'assaut d'un immeuble contrôlé par un tout puissant chef de la drogue. Mais cet immeuble est une véritable citadelle, et la troupe se retrouve vite prisonnière de l'endroit, poursuivie par les hommes du truand. Sans espoir de recevoir du renfort, une bonne partie de la troupe se retrouve décimée. Mais Rama, qui sait que parmi les bandits se cache quelqu'un qu'il veut absolument retrouver, ne lâche pas l'affaire et va se battre à coup de poings, de hachette et d'ampoule électrique pour sa survie...


Mon avis:

Le film ne se donne même pas la peine de nous faire une introduction quelconque: on attaque par de l'action, des bagarres, du sang, des flingues et encore de l'action.
Au bout de 5 minutes du film la première scène de Kung fu, avec des "ouch", des "yah" et des gars qui encaissent sans se fatiguer (et qui n'ont pas idée de se mettre à 3 sur leur adversaire: une personne de chaque coté suffit), un peu de répits, puis 5 minutes plus tard on remet ça pour une nouvelle scène de Kung fu, puis une autre, encore une autre, etc... tout ça jusqu'au boss de fin de niveau.
Bon autant vous dire que ça m'a vite gonflé. Au bout de 15 minutes j'ai carrément commencé à me faire chier. Heureusement que ça passe vite...
Pourtant il faut avouer que c'est bien fait: les scènes de combat sont ingénieuses, les gars n'hésitent pas à se planter des coups de couteau et finissent toujours par trouver un moyen original de se foutre sur la gueule et de s'étriper. A la limite ça devient amusant, et j'ai même entendu certains spectateurs rigoler un bon coup.
Apparemment le film a été remarqué dans divers festivals. Il parait même que ce serait un film culte. Je me demande bien pour qui... On voit bien les efforts du réalisateur pour faire un truc un peu original (mélanger thriller et film de Kung fu, des personnages pas trop caricaturaux, etc...) mais bon... voilà quoi!

Ma note:



Bon film!

Blanche-neige et le chasseur

Réalisé par Rupert Sanders
Film Américain
Avec Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Charlize Theron...

L'histoire:

Vous connaissez cette histoire: il était une fois une princesse nommée Blanche neige, dont la mère meurt et le père épouse un ravissante femme qui est en fait une sorcière. Pour celle ci, seule sa beauté et le pouvoir compte, et après avoir assassiné son époux de roi elle fait régner la terreur sur le royaume, enferme la petite dans un cachot et vampirise des jeunes vierges pour pouvoir rester toujours la plus belle (avec le miroir et tout). Devenue adulte, la princesse s'échappe et cherche à rejoindre la rébellion menée par le duc Hammond, chez qui l'attend le prince William qui l'aime depuis l'enfance. Mais elle se perd dans la forêt noire et la reine fait alors appel à un chasseur pour la retrouver. Une fois sa tache accomplie, celui ci change d'avis et décide de sauver la belle brune et de l'accompagner dans les mondes enchantés, pleins de fées et de nains qui chantent...



Mon avis:

J'en attendais pas grand chose de ce film... et j'ai eu ce que j'attendais: pas grand chose.
L'idée était déjà saugrenue, mais la manière dont ils tentent de rendre plus 'réaliste et adulte' le conte n'est pas vraiment convaincante. Ça reste naïf, parfois à la limite du ridicule.
Les acteurs sont pourtant sincères, avec Teron qui s'égosille à crier sa haine à tout bout de champ, Stewart qui verse ses petites larmes, et Hemsworth avec son regard sérieux d'homme fort. Mais ça reste un film qui sonne faux, avec bien sûr plein de références au film Disney (ou au conte initial): la pomme, le baiser, les oiseaux et les écureuils, etc... Ça fait limite sourire... à moins que cela soit du second degré?
Sans parler du plagiat de Princesse Mononoke, avec la rencontre du cerf blanc.  Et le personnage de Blanche neige, sensée être pure et innocente, qui finit par se transformer en véritable Jeanne d'Arc avec son armure!
Ce film reste donc un pur produit d'Hollywood: bien filmé, plein de combats et d'effets spéciaux, avec des acteurs connus, mais qui sonne quand même un peu creux...

Ma note:




Bon film!

De rouille et d'os

Réalisé par Jacques Audiard
Film franco-belge
Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure...

L'histoire:

Ali déboule à Antibes avec son fils de 5 ans. Il est sans le sou et obligé de voler pour les nourrir. Il y est accueilli par sa soeur et son beau frère qui acceptent de l'héberger. Il vit de petits boulots, n'est pas très malin mais aime surtout le sport et les combats de full contact auxquels il participe. Et quand il tombe un soir en boite  sur la jolie Stéphanie, il lui laisse son numéro à tout hasard. Stéphanie est dresseuse d'orque, mais sa vie change dramatiquement quand lors d'un accident ses 2 jambes sont arrachées par les orques. Elle pense sa vie foutue mais ne verra son salut que dans l'amitié d'Ali qu'elle appelle un soir. Drôle d'amitié...



Mon avis:


Bon là, c'est sûr, c'est quand même du Audiard! Le gars nous a habitué à des films de qualité.
Un truc poignant, abordant des thèmes prenants, des personnages auxquels on s'identifie, qui se cherchent et à qui il arrive plein de malheurs. Tout cela filmé avec beaucoup de précision, d'ingéniosité et de talent. Chaque détail semble travaillé et retravaillé et au final ça paye.
Il y a quand même moins de tension que dans "Le prophète", puisqu'il s'agit là d'une histoire d'amour et que le film se passait alors cloîtré en prison. Mais le jeu des acteurs est phénoménal, et l'histoire d'amour bien qu'invraisemblable au départ devient vite touchante et prend vie, sans que cela fasse fleur bleue (loin de là, il y a quand même pas mal de scènes très crues).
Ce qui est étonnant aussi, c'est de voir comment le réalisateur cultive son credo de film en film: comme dans "De battre mon coeur s'est arrêté", ou "Le prophète", on a le parcours initiatique d'un homme qui cherche à se retrouver, on a aussi un background social assez pauvre, la musique assez présente, et comme dans son précédent film il donne sa chance avec succès à un acteur inconnu, et puis ces titres où on se demande où il va les chercher...
Enfin bref... que du bon pour une fois!

Ma note:




Bon film!

Quand je serai petit

Réalisé par Jean-Paul Rouve
Film français
Avec Jean-Paul Rouve, Benoît Poelvoorde, Arly Jover, Miljan Chatelain, Miou-miou, Claude Brasseur...

L'histoire:

Mathias, la trentaine, marié et père d'une jeune ado, croise un petit garçon dont le visage lui rappelle son propre visage à 10 ans. Obsédé par cette image, il part à sa recherche et découvre que ce garçon a les même nom et prénom que lui, que ses parents sont également les sosies de ses propres parents, y compris dans leur métier  et  leurs attitudes, sauf qu'ils habitent tous Dunkerque. Délaissant sa famille à Paris, Mathias va alors tout faire pour s'approcher de cette famille qui ressemble à celle de son enfance, devenir leur ami. Cela est d'autant plus douloureux pour lui que son père est décédé quand il avait 10 ans, l'age qu'a son double d'aujourd'hui. L'histoire va-t-elle se répéter?



Mon avis:

J'ai trouvé ce film assez maladroit, surtout dans sa manière de filmer cette histoire assez originale (mais casse gueule quand même). Il se veut poétique sans l'être complètement, et un peu confus dans sa manière de raconter et d'aborder les sujets. En tout cas c'est le ressenti que j'en ai.
L'auteur s'évertue à rendre simple et banale cette histoire, sans ajouter le mystère qui pourrait éveiller notre curiosité. Certains moments d'émotion, de nostalgie que l'on s'attendrait à éprouver ici m'ont totalement laissé de glace. Peut être que le fait de s'être choisi lui même dans ce rôle d'adulte à la recherche de son passé n'était pas une bonne idée (je le trouve peu convaincant), ou alors peut être parce qu'il n'utilise pas assez sa caméra pour parler et montrer les choses.
Mais au final j'ai l'impression que c'est une volonté du réalisateur de rester dans la retenue et la dignité, c'est peut être ce qui fait que le film reste sympathique, ne cherchant pas à en faire trop, mais qui en fait peut être un peu trop peu.

Ma note:



Bon film!


Madagascar 3

Réalisé par Eric Darnell, Tom McGrath, Conrad Vernon
Film Américain
Avec Ben Stiller, Chris Rock, David Schwimmer...

L'histoire:


Alex le lion, Marty le zèbre, Gloria l'hippo, Melvin la girafe, d'anciens animaux du zoo de New York, sont coincés dans les steppes africaines, en compagnie du roi Julien. Ils sont sans nouvelles des pingouins et chimpanzés, partis chercher de l'argent pour les ramener en Amérique. Ils décident de débarquer dans les casinos de Monaco, pour sermonner leurs amis qui les ont oublié. Mais ils tombent sur... Chantal Dubois, policière monégasque spécialisée dans l'attrapage d'animal sauvage, et qui rêve de placarder une tête de lion au dessus de son lit. Celle ci est coriace et nos amis lui échappent de justesse en se réfugiant dans le train d'un cirque. Ils sont plus ou moins chaleureusement accueillis par les animaux du cirque, qui rêvent de retrouver leur gloire passée en impressionnant un riche manager américain, afin de se produire aux USA. L'occasion pour les 4 compères de regagner leur zoo natal! Mais avant cela, il faudra créer un nouveau spectacle de toute pièce et tenter à nouveau d'échapper à Chantal...






Mon avis:

Ouais... cool... Madagascar égal à lui même. Pas facile de trouver quelque chose d'original, pour faire table rase en 10 minutes des 2 épisodes précédents et faire débouler à toute vitesse nos 4 zigottos (+ le roi et ses valets + les pingouins + les singes) dans un univers nouveau pour eux, avec des animaux et de nouvelles aventures, tout en donnant l'impression de faire avancer le schmilblick.
Cette fois ci c'est le tour du cirque, avec en toile de fond un nouveau continent, l'Europe. L'action se situant loin des steppes et de la jungle, les humains sont de plus en plus présents dans l'histoire, rendant toute véracité du sujet de plus en plus impossible (des animaux qui jouent au casino et achètent un cirque, et qui font du trapèze... mouais). Bon de toute façon le style Madagascar c'est de faire dans le déjanté alors ce n'est pas très gênant. Et cela permet de rajouter un personnage humain très caricatural ( et qui n'a d'ailleurs plus grand chose d'humain): Chantal Dubois, chasseuse frenchie aux dents longues.
Le truc en plus c'est la fin du film, où les héros s’aperçoivent que le home sweet home qu'ils recherchaient depuis 3 films n'était plus vraiment leur priorité. On a donc bien l'impression de boucler une boucle (sauf que déjà on en avait l'impression lors des 2 autres films... enfin bon on verra au prochain).
Bon bien sûr comme toute suite, ce film là est moins inventif, moins frais que le premier film de la série mais je trouve qu'ils ont quand même réussi à relancer le truc et à me faire passer un bon moment.


Ma note:





Bon film!


Prometheus

Réalisé par Ridley Scott
Film américain
Avec Michael Fassbender, Charlize Theron, Noomi Rapace, Idris Elba, Guy Pierce...

L'histoire:

Nous sommes en 2094 (déjà? J'ai pas vu le temps passer). Les professeurs Shaw et Holloway ont découvert en plusieurs endroits de la planète des signes archéologiques désignant un système solaire trop éloigné du notre pour qu'il soit connu des anciens. Ils pensent donc à l'existence d'extra terrestres qui seraient peut être à l'origine de l'espèce humaine. Ils convainquent un richissime et vieux milliardaire, Weyland, de financer une coûteuse expédition vers la planète dont ils pensent venir ces signaux. Ils sont accompagnés dans leur expédition de tout un équipage, avec à sa tête la très autoritaire Vickers et l'androïde David. Une fois arrivés sur la planète recherchée, ils découvrent les ruines d'un immense bâtiment qui ne contient que des squelettes autour d'un autel au visage humanoïde. Mais personne ne se doute que le danger rode, et que peut être David et Vickers n'ont pas donné le véritable but caché de l'expédition...



Mon avis:

Après l'avoir vu, je crois que je peux dire que ce film est un peu une supercherie: on nous promet un truc plus spirituel, subtil et compliqué, et qui relance le genre, mais déjà au bout de 30 minutes on a notre dose de serpents, de zombies qui sautent partout, de tête qui explose, d'hommes en flammes tout en se terminant par une pieuvre géante. Et je ne parle pas de la scène d'avortement à l'agrafeuse, où je me suis pensé "What the...?".
Je pense que s'il ne s'imbriquait pas aussi bien avec la série des aliens, ce film n'aurait pas grand intérêt: pas vraiment original, ce qu'il raconte est un agglomérat de plein de choses déjà vues dans d'autres films du genre (Alien 1 et 2 bien sûr, avec une petite pointe de 2001 l'odyssée).
Bon, ceci dit c'est bien fait: il y a des personnages intéressants, comme celui du robot ambigu ou bien la cheftaine froide et insensible, et tous interprétés par des acteurs talentueux. Et après tout ce n'est pas désagréable de revivre les émotions des précédents opus, même si on a par moment l'impression de voir un copie conforme.

Ma note:



Bon film!