Les marches du pouvoir

Réalisé par George Clooney
Film américain
Avec Ryan Gosling, George Clooney, Philip Seymour Hoffman ...

L'histoire:

Steve est un jeune conseiller en communication talentueux qui travaille pour la campagne de Mike Morris, candidat démocrate à la présidence américaine. Il est chapeauté par son mentor Paul, vieux conseiller très idéaliste. La campagne fait rage et ils sont sur le point de se faire damer le pion pour le vote des primaires de l'Ohio, état considéré crucial. Leur adversaire propose à Steve de changer de camp en passant chez les républicains. Mais si Steve pense tout de suite à refuser, un certain nombre d'évènements vont l'amener à revoir peu à peu sa décision...



Mon avis:

J'ai tout d'abord trouvé ce film bien mis en scène, puisque tourné par un (bon) acteur qui a su mettre en avant le travail et le talent de ses autres acteurs, Gosling et Seymour Hoffman en tête, en resserrant la caméra sur eux et en les laissant 'jouer', en leur faisant confiance ce qui n'est pas toujours très vrai chez les autres réalisateurs qui ont tendance à trop écrire sans laisser de liberté.
De plus, Clooney 'parle' avec sa caméra, avec sa mise en scène. Il suggère les choses en choisissant ses images: les 2 protagonistes qui se disputent devant un écran géant diffusant le drapeau US, ou bien la jeune stagiaire qui à la fin se balade au milieu des staffs de la campagne, telle une nouvelle proie offerte à la cupidité des politiciens...
Mais bon ce qui fait que je n'ai mis que 2 étoiles à ce film, c'est que malgré tout son talent, et tous les efforts du réalisateur pour nous rendre l'histoire palpitante et pleine de suspense, mon attention s'est un peu perdue dans ce jeu politicien du chat et de la souris. Ça a l'air bien compliqué tout ça, et à vrai dire pas très passionnant.
Peut être que c'est le spectre de la future campagne présidentielle qui se dessine pour l'année prochaine qui me donne envie de m'intéresser à autre chose que les magouilles politiques en ce moment?

Ma note:


Bon film!

Intouchables

Réalisé par Eric Toledano, Olivier Nakache
Film français
Avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny...

L'histoire:

Driss vient de sortir de prison et vivote chez sa mère dans une cité de banlieue. Pour continuer à toucher les assedics, il se présente à un entretien d'embauche pour une place d'aide personnel d'handicapé. Il tombe sur Philippe, tétraplégique millionnaire qui ne peut plus remuer que la tête. Il a besoin de soins constants et est touché par ce jeune homme naïf et rustre qui est à l'opposé de lui. Il décide de l'embaucher, et Driss emménage dans sa demeure en plein centre d'un quartier chic. Leur rencontre va faire des étincelles, et marquer le début d'une formidable amitié...



Mon avis:

En fait, ce film utilise une recette bien connue: vous prenez 2 personnages diamétralement opposés, comme un marseillais et un gars du ch'nord, ou encore un petit teigneux et un grand dadais, ou bien encore un gars dur et sérieux avec un mou rêveur et maladroit (y'a des tas d'exemple), vous les faites se rencontrer... et quelque chose de drôle finit toujours par arriver!
Ici les scénaristes sont même allés au plus simple, sans essayer de faire plein d'aventures ou de retournement de situations. On nous explique à peine les déboires de Driss avant d'être embauché (ou alors avec beaucoup de pudeur), et si les rapports entre les 2 héros semble gêner les amis du riche handicapé, les conflits sont vite balayés pour se recentrer vers le sujet principal du film: l'amitié.
On nous montre donc la vie quotidienne de ces 2 gars, avec comme seul moteur comique les réactions naïves de Driss face au luxe et au handicap de Philippe. On ose même les gags les plus évidents, qu'on aurait trouvé lourd dans un autre contexte mais qui là passent comme une lettre à la poste (du style "pas de bras: pas de chocolat").
Les personnages sont très attachant, et on finit pas les connaitre et à anticiper leurs réactions. D'autant plus qu'ils sont joués par 2 acteurs auxquels ils vont comme des gants: Cluzet en bougon très dur et Omar en gars cool et sans gène.
Ça a beau être une vielle recette, ça marche à merveille. Surtout parce que les réalisateurs ont su rester dans leur sujet sans faire trop original et en se resserrant sur les rapports humains. On rit sans se poser de questions, et on oublie qu'on a affaire à un tétraplégique et à un petit voyou.
Et en plus, c'est inspiré d'une histoire vraie...

Ma note:


Bon film!

Contagion

Réalisé par Steven Soderbergh
Film américain
Avec Marion Cotillard, Matt Damon, Laurence Fishburne, Jude Law, Kate Winslet, Gwyneth Paltrow...

L'histoire:

Après un voyage d'affaire à Hong Kong, la belle Beth rejoint son mari Mitch et son fils à Chicago et... meurt mystérieusement d'une maladie inconnue. Son fils décède également 1 jour après, laissant Mitch dans l'incompréhension. Alors que des cas similaires apparaissent à d'autres endroits dans le monde,on pense à une nouvelle épidémie aux conséquences dévastatrices. On suit ainsi le destin de plusieurs personnages: le docteur Cheever, directeur du centre épidémiologique américain, le docteur Leonora de l'OMS qui part enquêter à Hong Kong, Alan le journaliste blogueur qui suit l'affaire...



Mon avis:

Dés les 5 premières minutes, la menace du virus se propage et ne semble donner que peu de chance au reste du scénario: contagion, panique, catastrophe, vaccin.
Et en effet, le film alterne les morceaux de vie de différent personnages confrontés à une épidémie de type grippe aviaire puissance 10, et en beaucoup plus rapide.
Y'a pas à dire, c'est bien fait. Une ambiance froide, pesante et paranoïaque se répand dés le début via une mise en scène intelligente et inventive, et on ressent bien le désarroi des différent personnages, tout comme la crainte de les voir tous mourir.
Mais à quoi bon? A quoi sert le film? On aurait pu à la place faire un film documentaire sur les vraies victimes du H1N1, au lieu d'inventer un virus imaginaire. Ou bien quitte à faire un film de fiction autant faire un film du genre '28 jours plus tard' (au moins là on se marre un peu). Au lieu de ça on a droit à un film apocalyptique qui veut nous mettre en garde sur ce qui nous pend au nez un de ces jour... nous foutre la trouille quoi!
Steven Soderbergh s'improvise en Paco Rabanne du cinématographe. Désolé on a déjà donné.
Dés que j'ai compris le truc, je me suis ennuyé...

Ma note:


Bon film!

L'exercice de l'état

Réalisé par Pierre Schoeller
Film français
Avec Olivier Gourmet, Michel Blanc, Zabou Breitman

L'histoire:

Le film suit le quotidien de Bertrand Saint Jean, ministre des transports. Entre projet de privatisation des gares, réunion avec son équipe, sa femme qu'il ne voit jamais, son nouveau chauffeur de fonction stagiaire, ses déplacements et les rumeurs de remaniement...


Mon avis:

J'ai l'impression qu'il y a plein d'autres films sur le même sujet en ce moment (Les marches du pouvoir, Pater, La conquête, etc...). Les affres du pouvoir intriguent et fascinent. Dans tous les cas on a droit à un portait amer et cynique. Celui là encore plus que les autres, mais pas seulement. Ca part vraiment à 100 à l'heure, plein de rebondissements, et chaque personnage est à la fois une caricature grinçante et pourtant profondément humain. Le héros, prisonnier d'une spirale dont il ne sortira jamais, fait le pantin dans un système qu'il pense contrôler. Il n'a pas le temps d'hésiter et de se demander ce qu'il fait et où il va (et où va notre pays par la même occasion tiens).
Le film est très écrit, avec des répliques qui font mouche, et formidablement mis en scène. A aucun moment on ne s'embête, à aucun moment je n'ai été largué ou me suis dit que le film en faisait trop (contrairement à un autre film sur le même thème: into the loop, de sinistre mémoire). On est nous aussi aspiré dans la spirale et ses rebondissements, comme dans un film d'action à suspense.
Le film serre de plus près son personnage principal, envers qui on éprouve de la compassion sans vraiment savoir pourquoi, tant il peut être pitoyable dans son comportement avec ses collaborateurs et avec nous même (le peuple) en quelque sorte. Et humain à d'autres moments. Et perdu aussi.
Déprimant en fait ce film. Mais très bien fait.

Ma note:


Bon film!

Les aventures de Tintin: le secret de la licorne

Réalisé par Steven Spielberg
Film américano-néo-zélandais
Avec Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig,

L'histoire:

Le jeune reporter Tintin, en compagnie de son fidèle chien Milou, achètent dans une brocante la réplique d'un vaisseau de guerre, la Licorne, qui semble également convoitée par le professeur Sakharine, un homme sans scrupule. Mais que cache la maquette? La curiosité de Tintin va le mener dans de fabuleuses aventures...



Mon avis:

Voilà enfin le Tintin version Spielberg. Il parait que le réalisateur connait la bédé depuis longtemps, avec la sortie du premier Indiana Jones. Des journalistes français avaient comparé le film aux aventures du célèbre reporter, il s'était alors procuré un album de Tintin et en serait très vite devenu fan.
C'est vrai que la filiation est très claire, et la motion capture lui a permis enfin de réaliser son rêve d'en faire une adaptation assez réaliste tout en restant très proche des dessins d'Hergé.
De ce coté là je dirais que c'est assez réussi: on reconnait bien les personnages connus mais en plus... 3D.
L'humour est également très proche de celui de la bédé, y compris dans les gags qui ont été rajoutés. Car si le film est une adaptation de l'univers de Tintin, les scénaristes ont pris beaucoup de liberté quand à l'action et au déroulé de l'histoire: en faisant apparaitre des personnages qui n'apparaissent pas dans les albums adaptés, en chamboulant ou réinventant l'intrigue, tout ça en réutilisant des morceaux déjà vus dans la bédé. Selon les moments c'est plus ou moins réussi: ça reste dans l'esprit d'Hergé, mais on note certaines incohérences, des raccourcis un peu faciles, des aller retour inutiles, etc... Là où ça devient 'too much', c'est dans les scènes d'action, de cascades et de poursuites, qui là pour sûr ressemblent plus à de l'Indiana Jones sous ecstasy, et finit par agacer par trop de rocambolesque (la scène de naufrage de la licorne, puis la poursuite à travers la ville arabe vraiment trop irréaliste). Dommage car cela plombe le film qui manque de ce fait d'un peu de retenue.
Ça donne donc quelque-chose de fidèle, distrayant mais pas toujours très fagoté. S'il était encore là, Hergé aurait certainement quelques chose à reprocher à ce film, lui qui était un grand perfectionniste...

Ma note:


Bon film!