Le chat du rabbin

Réalisé par Joann Sfar, Antoine Delesvaux
Film français
Avec François Morel, Maurice Bénichou, Hafsia Herzi...

L'histoire:

Les années 20 à Alger, le chat du rabbin Sfar vit heureux dans les pattes de son maitre et de sa jolie fille Zlabia, qu'il adore. Mais quand il a le malheur d'avaler le perroquet, il se met à parler avec les hommes et prend une nouvelle place dans la famille. Il envisage même de faire sa bar mitsva. Mais la vie de la petite communauté juive d'Alger est loin d'être tranquille: entre l'examen de français du rabbin et un jeune juif russe désireux de trouver l'ancienne Jérusalem, les talents de notre ami le chat vont être mis à rude épreuve...



Mon avis:

Voilà quelques petites histoires bien sympathiques et pas bêtes pour deux sous. Avec un peu de profondeur et d'humanisme, mais toujours en restant léger, ce film a réussit à me divertir et me faire passer un bon moment.
L'originalité du sujet et des personnages fait qu'il s'adresse à un public adulte à la recherche de nouvelles expériences. On aborde ici plein de sujets, on parle surtout de religion mais de manière décomplexée puisque c'est à travers les yeux d'un chat. Les images, même si la technique informatique et le travail des dessinateurs sont impeccables, gardent l'aspect brut et faussement simpliste des dessins de Sfar.
C'est amusant, ça ne m'a pas fait rire aux larmes mais j'ai quand même sourit sans me prendre la tête.
Est ce que ça valait la peine d'en faire un film? En 3D qui plus est? Je ne sais pas. Le film reste une expérience sympathique et bon enfant, sans plus.

Ma note:


Bon film!

Xmen le commencement

Réalisé par Matthew Vaughn
Film américain
Avec James McAvoy, Michael Fassbender, Kevin Bacon, Jennifer Lawrence...

L'histoire:

L'histoire de la jeunesse du professeur X et de Magneto, quand l'un était encore un jeune étudiant en génétique et l'autre un rescapé des camps de la mort. Charles sait depuis tout petit qu'il est un mutant, et il sait qu'il n'est pas seul quand il rencontre la métamorphe Mystique, qui devient sa sœur d'adoption. Elle souffre de devoir toujours cacher sa véritable apparence. Erik, lui, recherche Sebastian Shaw, qui fut son bourreau dans les camps, assassina sa mère pour mieux découvrir le pouvoir d'Erik et le contrôler. Le destin de ces 2 jeunes gens va croiser celui de Moira Mc Taggert, agent du gouvernement qui enquête sur les agissements d'un club très spécial: le club des damnés. En pleine guerre froide, ce groupe de mutants, avec à leur tête le même Sebastian Shaw, envisage de provoquer une nouvelle guerre nucléaire afin de détruire l'humanité et voir apparaitre l'ère des mutants. Charles convainc alors Erik de les rejoindre au sein d'un laboratoire gouvernemental et, grâce à la machine cerebro, de recruter de nouveaux mutants afin de combattre le club des damnés. Mais le gouvernement leur fera-t-il entièrement confiance?



Mon avis:

Mine de rien, c'est un projet assez ambitieux que ce film. Vouloir raconter les prémices de tous l'univers connu dans les 3 autres films, sans rien oublier: la naissance de magneto et prof X, son infirmité, le destin de Mystique, Cerebro, le casque de Magneto, tout ça(on voit même apparaitre Wolverine)... Faire un lien avec ce qui suit (précède) tout en lui donnant un sens, sans être trop explicatif. Et moi qui connait bien l'histoire à travers les comics je peux dire qu'il y a beaucoup à raconter. D'ailleurs le film dure bien 2h15.
Alors bien sûr le film par rapport à la BD mélange tout, change les destins et réutilise des personnages dans d'autres rôles. Ils l'ont déjà fait dans les épisodes précédents, avec plus ou moins de succès. Mais je crois que cette fois ci c'est assez réussi: l'histoire tient la route et surtout, on rend vraiment justice à la complexité des personnages. J'avais été beaucoup déçu par XMen 3, par le fait que l'amour entre Cyclope et Jean Grey était mis à l'écart, ou bien que la dualité de la folie de Phenix n'apparaisse pas assez fortement à l'écran.
Ici on voit bien l'amitié qui lit les 2 futurs ennemis, le fondement de leurs personnalités et les racines de leurs idéologies. Tout s'éclaire et devient logique. Et l'aspect dramatique de l'histoire n'est pas éclipsé par l'action. Les 2 acteurs choisis pour les 2 rôles principaux ne s'y sont pas trompés.
On peut quand même regretter la longueur du film. Non pas qu'il ne se passe rien, au contraire il se passe plein de choses... peut être trop. On a l'impression qu'on veut nous expliquer en 2h15 quelque-chose qui pourrait l'être fait en 2 films. Peut être même 3. A moins que je réagisse juste en ex-fan des Xmen-comics, qui souhaiterait jouir encore plus longtemps de ses super héros d'enfance?
Tout ça pour dire que ce film ne m'a pas déçu. Il a tout ce qu'il faut là où il faut.

Ma note:


Bon film!

Minuit à Paris

Réalisé par Woody Allen
Film américain
Avec Owen Wilson, Rachel McAdams, Michael Sheen, Marion Cotillard, Kathy Bates, Carla Bruni...

L'histoire:

Gil Sanders, scénariste de télé, veut finir ce roman dont il rêve depuis des années. Lui et son amie Ines sont sur le point de se marier et profitent d'un voyage d'affaire des parents d'Ines pour les accompagner à Paris. Gil adore Paris, surtout sous la pluie, et il fantasme beaucoup sur le Paris des années 20. Alors qu'Ines rencontre l'un de ses anciens amis - le prétentieux Paul - Gil en profite pour s'éclipser et se perd dans la ville. Au 12 coups de minuit, il est pris en stop par une traction avant et se retrouve en plein Paris des années 20, à la rencontre de Scott Fitzgerald, Hemingway et tant d'autres de ses idoles, qui deviennent ses amis. La belle Adriana en pince même pour lui. Son séjour à Paris va donc continuer, les journées ennuyeuses avec la belle famille mais tous les soirs, à minuit, Gil prendra une voiture pour le Paris dont il rêve...



Mon avis:

La première chose que l'on remarque dans ce film, ce sont les images d'Epinal de la capitale (qui constituent d'ailleurs tout le générique de début). Paris vu par un américain, c'est la tour Eiffel, les réverbères, les rues pavées, les ponts...
Finalement ce n'est pas si gênant que ça, parce qu'en fin de compte oui Paris est belle, et oui je suis parisien! Et c'est vrai qu'on ne se rend pas compte de la beauté de sa ville quand on y vit tous les jours. C'est justement de ça dont parle le film: le héros rêve d'un Paris fantasmé, et ne sait pas regarder autour de lui pour prendre sa vie en main et vivre dans ce Paris qui l'entoure. De plus, quand il retourne dans ce passé tant chéri, il s’aperçoit que ceux qui y vivaient rêvent eux même d'un passé plus ancien et plus chimérique.
Ceci dit j'ai quand même trouvé que c'était un 'petit' Woody Allen. Les dialogues sont parfois pompeux et anecdotiques, tant le réalisateur prend plaisir à jouer et rejouer la même scène: le héros qui se retrouve abasourdi devant des noms illustres, qu'on côtoie à tous les coins de rue (Hemingway, Picasso, Cole Porter, Dali, Bunuel, Cocteau...). C'est tout simple mais c'est ça pendant tout le film. Un peu répétitif, mais néanmoins le film parvient à ne pas nous ennuyer, et j'ai passé un bon moment. C'est sûr qu'il sait raconter des histoires le Woody, même si le film n'est pas aussi drôle que bon nombre de ses comédies habituelles.
Et il peut se permettre de s'entourer d'acteurs talentueux: Owen Wilson parfait en héros 'Allenesque', Marion Cotillard toujours juste, mais aussi quelques frenchie dans des petits rôles (Gad Elmaleh, Sonia Rolland, Léa Seydoux... et même madame la présidente).
Bon il est minuit passé... mon carrosse n'est toujours pas là... moi je vais me coucher bonne nuit!

Ma note:


Bon film!

Limitless

Réalisé par Neil Burger
Film américain
Avec Bradley Cooper, Robert De Niro, Abbie Cornish...

L'histoire:

Eddie a tout du mec paumé: en manque d'inspiration pour un roman qu'il n'écrira jamais, vivant au crochet d'une petite amie qui l'a laissé tomber, il passe ses journées à glander dans les bars. Mais quand il croise un ancien dealer de ses amis, celui ci lui refile une pilule miracle. Ce n'est pas une drogue comme les autres: elle débloque les capacités du cerveau de celui qui l'ingère, qui dés lors se met à réfléchir plus vite, à se souvenir de tout et à apprendre plus vite. En quelques jours, son roman devient un chef d’œuvre, il apprend le chinois et le piano. Tout est clair dans sa tête. Quand les effets s'estompent, il redevient un pauvre zonard. Mais quand il se retourne chez son ami dealer, il retrouve celui ci assassiné et s'enfuit, après avoir mis la main sur un gros paquet de pilules. C'est reparti pour un tour: il retombe dans les bras de son ex et est très vite repéré par une grande société pour devenir un as de la finance de Wall street. Mais les effets secondaires vont se faire peu à peu sentir: il est pris de trous de mémoire, se sent suivi par d'étranges personnages et surtout... aura-t-il assez de pilules jusqu'à la fin du film?



Mon avis:

J'avoue que le résumé de l'histoire (un peu simplette comme idée), ainsi que le minois de l'acteur principal (un charmeur avec de beaux yeux bleus qui les fait toutes craquer) ont eu tendance à me faire fuir le film: Le genre de film basé sur une fausse bonne idée mais où les auteurs s'arrêtent là, se contentant d'aller à la facilité avec des recettes toutes prêtes.
Mais pourtant ce n'est pas le cas ici, grâce en partie à une réalisation inventive et imagée, qui fait parfois penser à un clip vidéo. Grâce à des effets d'optiques, des démultiplications du personnage, des illuminations,etc... le film réussit à nous faire entrer dans la tête (clairvoyante) du héros. Précis, audacieux, inspiré.
Et même l'acteur principal fait transparaitre dans son rôle de beau gosse un peu de second degré: de pauvre type tout à fait crédible au début (limite moche), il évolue pour changer d'apparence jusqu'à la fin du film où il se transforme en véritable Ken (l'ami de Barbie), au visage en plastique toujours souriant mais malsain et même inquiétant.
Bon pour ce qui est de l'histoire elle reste quand même prévisible: prendre la pilule miracle finit par faire du héros un drogué, un hypocrite, etc... mais bon quand même on nous réserve quand même des surprises et des rebondissements imprévus, avec un certain souci du détail.

Une bonne surprise donc que ce film... comme quoi faut pas toujours se laisser guider par son instinct!

Ma note:


Bon film!