Le complexe du castor

Réalisé par Jodie Foster
Film américain
Avec Mel Gibson, Jodie Foster, Anton Yelchin, Jennifer Lawrence

L'histoire:

Walter Black est en pleine dépression: il n'assure pas avec sa femme et ses 2 fils, son entreprise de jouets se casse la gueule, et lui même ne se sent pas très bien. Et quand sa femme le quitte, il n'a plus qu'à se suicider... mais il trouve par hasard une marionnette en forme de castor qui, une fois qu'il la met à son bras, prend les choses en main et décide de reprendre sa vie à zéro. Walter (ou plutôt le castor)redevient un bon mari, un bon père de famille et un bon entrepreneur. Mais sa famille acceptera-t-elle un homme qui se cache derrière une marionnette? D'ailleurs Porter, le fils ainé, fait tout pour ne pas ressembler à son père. Élève doué, il se fait payer par ses camarades pour faire leurs devoirs et est même devenu un expert de la chose. Mais quand la belle Norah lui demande d'écrire son discours de fin d'année, il cherche à la connaitre un peu mieux et découvre que quelqu'un se cache derrière la jeune fille. Quelqu'un dont il pourrait bien tomber amoureux...



Mon avis:

Avec un sujet comme celui ci, on pouvait s'attendre à une véritable comédie sans prise de tête. C'est vrai que j'ai souri par moment face à l'incongruité de certaines situations (le gars qui se bat contre sa propre marionnette, et se donne des coups), mais la réalisatrice a justement tenté d'aller plus loin et de rendre les situation plausibles, passant ainsi du navrant au dramatique.
Parfois intimiste, avec quelques trouvailles poétiques (comme le fils qui à force de se taper la tête contre le mur de sa chambre, finir par passer à travers), c'est une vraie introspection dans ce drame familial, où le père comme le fils se cherchent une identité à coup de mensonge(l'un à la sortie de l'adolescence, l'autre à l'entrée de la vieillesse). Comme son père, le fils cherche à se cacher derrière ses collègues de classe pour lesquels il sert de nègre. C'est d'ailleurs étrange que les auteurs aient voulu raconter 2 histoires séparées et ne se soient pas contentés de celle du castor.
Pour ce qui est des acteurs, Mel Gibson est vraiment épatant dans ce rôle du type qui a un dédoublement de personnalité. Entre lui et le castor, on a bien l'impression de voir 2 personnes différentes.
Jodie Foster a réalisé très peu de films, mais à chaque fois elle arrive à faire quelque chose de malin, qui a un certain style, qui fait réfléchir sans trop en avoir l'air. Quelque-chose qui a son originalité propre sans être trop cérébral. C'est à nouveau le cas de ce film...

Ma note:


Bon film!

Pirates des caraïbes : la fontaine de Jouvence



Réalisé par Rob Marshall
Film américain
Avec Johnny Depp, Penélope Cruz, Geoffrey Rush, Ian McShane

L'histoire:

Les espagnols ont trouvé une carte qui mène à la fontaine de jouvence. Et pour les anglais, pas question de laisser leurs ennemis de toujours mettre la main dessus. Ils dépêchent le capitaine Barbossa pour aller à la recherche de cette source. Celui-ci s'est récemment reconverti dans l'armée de sa majesté après avoir perdu le Black Pearl ainsi que sa jambe lors d'une embuscade. Il compte retrouver le chemin grâce au second de Jack Sparrow, qui serait lui même en possession d'une carte. Mais où est Jack Sparrow? Il a été enrolé de force sur le navire de l'effrayant Barbe noire par la fougueuse Angelica, ancienne amante de Jack et qui compte utiliser l'eau de la source pour ralonger la vie à son père, promis à une mort certaine. Mais la chose n'est pas facile, car pour accéder à la source il faut se procurer des larmes de sirènes, et celles ci sont de sacrées carnivores...



Mon avis:

Aprés 3 épisodes, qu'est ce qu'il peut rester d'enthousiasmant dans ce nouvel épisode des Pirates des Caraïbes?
C'est vrai que l'attrait de la nouveauté a disparu. Le personnage loufoque de Sparrow on le connait par coeur. On sait également que les situations vont sentir le déjà vu, que les personnages seront stéréoptypés et les scènes d'action toutes plus abracadabrantes que les précédentes. On sait aussi que comme dans les précédents films l'intrigue sera toute biscornue, prenant des chemins pleins de rebondissements improbables et de cascades grand guignolesques... Ce nouvel opus ne cherche pas d'ailleurs à faire plus spectaculaire que les précédents.
Bon à la rigueur on va pas trop se poser de questions, et se laisser divertir...
Mais même avec de très belles images, et la tentative de renouveler le casting en introduisant la belle Penelope Cruz dans l'histoire (en pendant féminin du foldingue Jack), le gout d'un film à l'autre devient de plus en plus fade, et on a peur d'un jour assister au retour de la série B de grand papa...
Le pire c'est que j'ai l'impression que c'est pas prêt de s'arrêter...


Ma note:



Bon film!




Animal kingdom

Réalisé par David Michôd
Film Australien
Avec Guy Pearce, James Frecheville, Jacki Weaver...

L'histoire:

A la mort de sa mère, Joshua, 17 ans, est confié à sa grand mère. Celle ci est la matriarche d'une famille de criminels notoires: Pope l'ainé, le plus tordu, Baz le père de famille, Craig le dealer surexcité et Darren le timide. Bien qu'accueilli les bras ouverts, Joshua ne se sent pas à l'aise dans cette famille qu'il ne connait guère. Surtout que les flics les surveillent sans arrêt, et n'hésitent pas à employer des méthodes peu conventionnelles pour les avoir morts ou vifs. Josh pourra-t-il rester éloigné des problèmes de cette famille peu recommandable?


Mon avis:


Voilà enfin un film qui donne la banane, plein de bonne humeur et où on rit beaucoup...Naaan! C'est tout le contraire! Un film de gangster vu sous un angle dramatique, un peu comme un film de Scorcese, mais en plus noir. Cette famille là est aux abois, et on est loin des clichés de la maffia du Parrain. Alors que les gangsters de Tarantino ou De Palma sont des monstres, ceux ci sont des monstres perdus.
Winter's bone, vu il y a peu, était aussi dans cette optique là, mais en plus réussi je dirais.
Chaque personnage est une innovation en soi, et chacun a sa propre histoire: le héros avec son regard fermé et à peine humain, la grand mère possessive à l’excès qui dirige en secret tous ses fils vers leur perte, le grand frère paranoïaque, le lâche, etc... Même les petits rôles comme la mère de la petite amie de Josh, ou bien le flic qui se fait descendre par hasard. Tous ont un rôle à jouer et sont prisonniers du destin.
Et l'histoire n'est pas avare de rebondissements, surtout quand les flics, qui sont sensés être les bons, n'hésitent pas à abattre l'un des frères en prétextant la légitime défense.
Du coup, sans bien ni mal, le film nous montre un monde chaotique où - comme le dit le héros - seule la peur subsiste: même la peur de sa propre famille.
C'est ce qui m'a déplu pendant une bonne partie du film, l'absence de lumière dans ce monde très noir. Comme si on nous disait 'bienvenue en enfer', sans nous laisser d'autre choix.
C'est vraiment un film dur, et filmé de façon réaliste, et qui serait trop pesant s'il n'y avait pas le revirement de situation final, qui le 'sauve' de l'ennui en quelque sorte.

Ma note:



Bon film!

Où va la nuit

Réalisé par Martin Provost
Film franco-belge
Avec Yolande Moreau, Pierre Moure, Edith Scob...

L'histoire:

Rose Mayer et son mari sont paysans dans la campagne belge. Lui, c'est un homme rude et imprévisible et qui bat sa femme. De plus, il a écrasé une jeune fille dans un accident. Relâché après quelque mois, il n'éprouve aucun remord et continue sa vie de tyran familial. Mais Rose finit par agir. Elle le tue. Alors que la police commence peu à peu à la soupçonner, elle décide d'aller rejoindre son fils, qui a fuit le domicile il y a longtemps pour s'installer à Bruxelles. Il est homosexuel et entre la mère et le fils, le poids du passé est toujours présent. D'autant plus que pour la police Rose va devenir très vite un suspect sérieux...



Mon avis:

Un film qui met une fois de plus en avant la comédienne Yolande Moreau. Et elle le mérite bien, tant ce rôle presque muet d'une femme effacée lui va comme un gant. Sans rien exprimer, par son simple regard un peu vide, elle exprime beaucoup. Elle fait pitié. Elle intrigue. Et le réalisateur l'a compris car toute l'ambiance du film reste morne et pesante, à l'image de son héroïne.
De belles images précises et intelligentes, des plans longs toujours très justes, c'est vraiment bien mis en scène.
Quand à l'histoire, elle est assez originale et sait surprendre. On hésite entre drame psychologique (les relations mère-fils) et poursuite policière (à la fin), et quelques moments d'espièglerie. Ce qui fait que je ne sais pas trop au final quoi penser du film, que j'ai aimé par certains aspects (le personnage principal, ses secrets, la rencontre avec la vieille dame complice) et pas par d'autres (le milieu bobo assez caricatural du fils, qui pour moi est une vrai tête à claques, et la fin qui semble ne rien finir).
Donc voilà je met 3 étoiles mais je reste partagé.

Ma note:


Bon film!

Source code


Réalisé par Duncan Jones
Film franco-américain
Avec Jake Gyllenhaal, Michelle Monaghan, Vera Farmiga,

L'histoire:

Le sergent Colter Stevens, soldat en afghanistan, se réveille dans le corp d'un autre homme, en compagnie de la jolie Christina et à bord d'un train en direction de Chicago. Il n'a même pas le temps de comprendre ce qui se passe qu'une bombe explose dans le train, réduisant tous ses passagers en cendre. Il se réveille à l'intérieur d'une étrange capsule, avec sur l'écran en face de lui le sergent Coleen Goodwin, qui lui explique qu'il participe à une opération expérimentale: grace au Sourcecode, il a la possibilité de remonter le temps pour revivre les 8 dernières minutes de la vie d'une autre personne. Son rôle est de découvrir qui a déposé la bombe dans ce train afin d'empêcher le terroriste de menacer la ville une nouvelle fois le même jour. Sans relache, Colter va donc vivre et revivre la même scène, en essayant d'explorer toutes les pistes. Mais petit à petit il va également se poser des questions sur lui même, et sur la nature réelle du programme Sourcecode...




Mon avis:

"Tout va bien se passer"
Voilà un bon film qui nous fait plein de promesses... et qui les tient!

Partant d'une idée pas très neuve et alambiquée, on aurait pu s'attendre à quelquechose de tape-à-l'oeil et faussement original (dans le style 'Inception', si vous voyez ce que je veux dire). Mais bien au contraire on a l'impression que le scénariste et le réalisateur se sont laissés emporter par cette histoire, et ont tout mis en oeuvre pour donner quelque chose d'intelligent et plein de malice. Tout est calculé, précis...
L'histoire commence avec plein de mystère: on ne sait pas réellement qui est le héros, ni comment il s'est retrouvé là, et on découvre avec lui, par tatonnement, chaque nouvel élément. Et alors que ces 8 petites minutes qui se répètent sans cesse pourraient être répétitives, on explore à chaque fois un nouvel élément de l'intrigue, et le héros finit par se construire une autre histoire à travers ces 8 minutes à répétition. Il se cherche une identité, ou peut être une nouvelle vie à travers ce corp qu'il découvre. Ca fait bien évidemment penser à Bill Muray dans "Un jour sans fin", mais dans un autre registre.
Donc voilà: un film bien ficelé, plein d'action et malin. Un sans faute, qui tient la route jusqu'à la fin. On aimerait en voir plus souvent des comme ça!

PS: Vous avez vu? Il y a plein de noms français au générique... Et oui c'est une production franco-américaine...

Ma note:



Bon film!


Thor

Réalisé par Kenneth Branagh
Film américain
Avec Chris Hemsworth, Natalie Portman, Anthony Hopkins, Tom Hiddleston, Stellan Skarsgard...

L'histoire:

Les dieux nordiques existent vraiment. Il s'agit d'une race de surhommes, jadis vénérés sur terre par les vikings. Mais suite à une guerre contre les géants des glaces, Odin le dieu des dieux décide d'aller se réfugier avec son peuple dans une autre dimension. Le valeureux Heimdall est chargé de garder la porte des dimensions et surtout Jotunheim, monde dans lequel sont enfermés les géants de glace. Odin est vieux et il sent le besoin de passer le relais à son fils, Thor, jeune homme fougueux et plein d'orgueil. Mais quand des géants des glaces se faufilent dans le palais en vue de subtiliser une arme mortelle, Thor laisse éclater sa colère et en contre attaquant, met à mal le traité de paix avec les géants. Son père décide alors de l'exiler sur terre, sans ses pouvoirs et sans son fameux marteau magique, et s'en remet à Loki, son deuxième fils, dieu partagé entre la jalousie de son frère et la recherche de l'amour d'Odin. Thor atterrit dans le désert du nouveau Mexique où il rencontre Janet, scientifique un peu timbrée. Curieuse, elle tombe amoureuse de lui et est prête à l'aider à récupérer Mjolnir (c'est le nom de son marteau), qui vient d'être découvert pas loin. Mais le marteau magique voudra-t-il le reconnaitre digne de redevenir un dieu?


Mon avis:


En confiant la réalisation du film au shakespearien Kenneth Branagh, la Marvel a eu une bonne idée. On sent bien la patte du spécialiste des films historiques dans sa manière de diriger les acteurs et de mettre en valeur certains personnages plutôt que d'autres (comme celui du méchant Loki, dont le destin est tout à fait shakespearien). Certains autres personnages, comme le gardien noir Heimdall, ou le roi Odin, font penser à des personnages de théâtre antique.
En ne reniant pas le coté 'asgardien' du film, le réalisateur arrive à faire un film de super héros à part, où ce n'est plus notre bonne vieille terre qu'il faut sauver d'un méchant quelconque...
Il fallait bien ça car l'histoire en elle même (en tout cas pour la partie terrienne), est très simple, et certaines scènes un peu ridicules de naïveté (le coup de foudre entre Thor et Janet). On peut même apercevoir quelque erreurs dans le scénarios (Où sont passés tous les asgardiens une fois qu'il faut se battre contre les géants? Et pourquoi Janet, qui parait être une astronome, se met tout à coup à s'intéresser à un type tombé du ciel? Et qui parle anglais en plus, alors que les dieux nordiques parlent plutôt le norvégien non?).
Voilà pourquoi finalement le parti prix du réalisateur de mettre en avant les légendes nordiques donne son intérêt et son originalité au film.
D'autant plus que c'est très bien filmé, avec de superbes images, que ce soient celles d'Asgard très dépaysante, ou le combat avec l'homme d'acier géant, impressionnant.

PS: Bon, encore une séance en 3D pas très convaincante. Quand est ce que ça passera de mode ça?
PS2: Ça y est j'ai la chanson de Cloclo dans la tête... "si j'avais un marteau, je cognerais le jour..."

Ma note:


Bon film!

Tomboy

Réalisé par Céline Sciamma
Film français
Avec Zoé Héran, Malonn Lévana...

L'histoire:

Michael vient d'arriver dans une nouvelle ville, et emménage avec son père, sa mère enceinte et sa petite sœur dans un nouvel immeuble. Il commence à sympathiser avec une bande de copains parmi lesquels la belle Lisa qu'il ne laisse pas indifférente. Sauf que... Michael est une fille. Son vrai nom c'est Laure. Elle est peu garçon manqué, mais arrivera-t-elle à mentir jusqu'au bout?



Mon avis:

Une petite histoire finalement très simple, et plutôt bien racontée.
Plus que de l'homosexualité, je pense que le film traite plutôt de la découverte de la sexualité, la découverte de son corps et les premiers amours, etc... Sauf que l'héroïne, au lieu de prendre le chemin classique (par erreur ou par malentendu) se retrouve sur un autre chemin, plus dangereux et plus complexe.
Je pense que cette originalité aide le spectateur à redécouvrir ces sentiments de doute, de peur et d'hésitation qu'on a du ressentir à l'époque: Le passage de l'enfance à l'adolescence. Par exemple la scène du baiser où Michael se retrouve les bras ballants, paralysé sans savoir que faire, ni que ressentir.
D'autant plus que les enfants sont très bien dirigés et filmés. On a par moment l'impression que tout est improvisé, c'est plein de fraicheur. L'héroïne avec son regard perçant et triste, et sa petite sœur pleine d'espièglerie...
Pour ce qui est des allusions au mélange des genres garçon/fille, on voit quand même venir les préjugés de très loin, ce qui gâche un peu le tableau (Le vrai/faux garçon qu'on maquille en fille, la pâte à modeler pour rembourrer le maillot de bain, etc...).
En tout cas , tout en abordant un sujet difficile et rare, le film réussit bien à nous ramener dans le monde de l'enfance et à ses douloureuses mais nécessaires épreuves...

Ma note:


Bon film!