Rien à déclarer

Réalisé par Dany Boon
Film franco belge
Avec Benoît Poelvoorde, Dany Boon, Julie Bernard, Karin Viard, François Damiens, Bouli Lanners

L'histoire:

La frontière franco belge, à la veille du traité de Shengen. Ruben est un douanier belge qui déteste au plus au point la France et les français. Il est d'ailleurs craint de tous pour ses coups de gueule. Mathias quand à lui est un douanier français bien tranquille... sauf qu'il sort en secret avec la sœur de Ruben. Les 2 amoureux souhaiteraient vivre leur amour au grand jour mais ils n'osent pas par peur de la catastrophe. Lorsque par punition, Ruben se retrouve chargé d'expérimenter la première unité de douane mobile mixte, Mathias se propose de devenir son coéquipier, espérant qu'il pourra ainsi faire changer d'avis ce raciste maladif et lui demander la main de sa sœur...


Mon avis:

Une séance 'entre 2 popcorns' (popcorn à gauche, popcorn à droite, avec la petite fille qui se faisait expliquer l'histoire tout au long du film par son papa)...
Bon c'est sûr, on ne peut pas dire que le dernier Boon soit un chef d'œuvre remarquable. C'est une petite histoire gentille même si on commence à reconnaitre les thèmes chers au réalisateur: l'amitié dans le respect des différences. Ici il va même plus loin puisqu'il est même question de racisme: Poelvoorde dans son rôle de fou furieux anti français en devient inquiétant et dangereux. Ça sort même parfois du cadre comique tellement l'acteur joue son rôle avec sérieux.
On rit un peu (moins que dans les ch'tis), ou plutôt pas de la même façon: les personnages sont ici plus noirs, caricaturaux à l'excès (les gangsters-dealers, avec leur têtes de pauvres types, sont de sacrés morceaux). Je sais pas pourquoi mais ça m'a fait penser à de l'humour de théâtre, comme dans un vaudeville avec des personnages très typés mis dans des situations tordues. Notamment dans les dialogues, et dans cette scène où Mathias se retrouve à poil sur le rebord de la fenêtre, de peur d'être découvert dans les bras de son amante. Film de boulevard.
Enfin voilà quoi: un petit film bien sympa où on retiendra surtout la performance de ses acteurs.

Un film à voir une fois! (avec l'accent s'il vous plait)

Ma note:


Bon film!

True grit

Réalisé par Ethan Coen, Joel Coen
Film américain
Avec Jeff Bridges, Matt Damon, Josh Brolin, Hailee Steinfeld

L'histoire:

Mattie, jeune fille au tempérament fougueux, débarque dans une petite ville du FarWest. Son père, en voyage d'affaires, vient d'y être assassiné et son assassin s'est enfui au loin en territoire indien. Elle convainc à coup de dollars Rooster Cogburn, vieux marshall un peu rustre, de partir à la recherche du tueur pour le pendre. Ils sont suivis de prés par Laboeuf, Ranger du texas à la recherche du même bandit mais pour d'autres crimes. Bien sûr elle exige de les accompagner dans cette folle chevauchée pleine d'embuches...



Mon avis:

J'aime pas toujours les films des frères (surtout quand ils partent en roue libre), mais celui là ça va.
Comme pour Ladykillers, c'est aussi le remake d'un vieux film et ils se débrouillent tout aussi bien pour coller un nouveau regard tout en restant fidèle à l'esprit du film original.
Bon là pas de quoi crier aux génies, pas de film trés original mais juste une histoire où on privilégie les coups de becs entre des personnages haut en couleur: la petite teigneuse, le vieux loup de mer alcoolo et le cowboy à grande gueule. Les scènes d'action n'ont rien d'anthologique et la vision qu'ont les réalisateurs sur le western n'a rien de décalé ni de novateur.
J'ai passé quand même un bon moment avec ce film finalement dans la pure tradition du western... remis au gout du jour. Il ne me reste plus qu'à visionner le film d'origine, avec John Wayne dans le rôle de Jeff Bridges!

Ma note:


Bon film!

Qui a envie d'être aimé?

Réalisé par Anne Giafferi
Film français
Avec Eric Caravaca, Arly Jover, Valérie Bonneton, Jean Luc Bideau, Benjamin Biolay ...

L'histoire:

Antoine semble avoir réussi sa vie: avocat, une épouse aimante et 2 enfants. Bien sûr il y a quelques engueulades avec son frère, le chouchou de leur père, son propre fils avec qui il a des rapports distants, et cette mère morte quand il était enfant. Mais un jour il se retrouve par hasard dans une réunion de catholiques à l'église. Il se prend alors de passion pour Jésus Christ, et achète une bible. Il n'ose toujours pas le dire à sa famille, car sa recherche de spiritualité l'attire un peu comme une drogue, ce qu'il ne comprend pas lui même...



Mon avis:

Je suis un peu partagé sur ce film: d'un côté c'est une comédie familiale bien menée, avec des personnages profonds, très bien interprétés et dépeins avec intelligence. D'un autre côté on se demande s'il n'y a pas des sous entendus 'pro cathos' dans l'histoire de cet homme qui trouve son salut en allant au catéchisme.
C'est vrai que c'est un sujet original: la découverte de la spiritualité dans un monde bourgeois où on a essayé à tout prix de la faire disparaitre. Et ce n'est pas évident, à la fin du film, de ne pas y voir un peu de prosélytisme. En effet, si on voit la paix retrouvée dans la vie du héros grâce à la religion, on ne voit pas l'autre revers de la médaille (car il doit y en avoir un, non? la bigoterie, le fanatisme religieux...).
Néanmoins le film s'attache plus à décrire les conséquences qu'à sa nouvelle lubie sur la vie personnelle du héros que le contenu de ses élévations spirituelles, et c'est peut être ça qui sauve le film et fait qu'il est accessible aussi aux athés... enfin je pense.

Ma note:


Bon film!

Tron l'héritage

Réalisé par Joseph Kosinski
Film américain
Avec Jeff Bridges, Garrett Hedlund, Olivia Wilde...

L'histoire:

Quand Kevin Flynn, visionnaire à la tête d'une des plus grandes société de programmes informatiques du monde, disparait mystérieusement, il laisse un jeune fils paumé, Sam, qui n'assume pas le rêve de son père et abandonne l'entreprise. Mais quand celui ci découvre le vieux bureau de son père, il tapote sur l'ordi de celui ci et se retrouve transporté dans le monde de l'ordinateur: La grille. Monde numérique créé par son père pour devenir le monde parfait, où les programmes vivent comme des êtres humains, il est gouverné par le tyrannique Clu, programme sosie créé par Kevin. Clu compte sur la venue de Sam dans son monde pour dénicher où se trouve son père et en le retrouvant trouver la clé qui lui permettra de sortir du monde numérique et envahir... notre monde réel!



Mon avis:


Oui j'avoue: le premier épisode de Tron fait déjà partie de ma DVD-thèque. Je l'avais acheté parce que j'aimais le coté innovant du projet (le premier film en images de synthèses!), le coté kitch et naïf et puis l'originalité des décors, des costumes (signés Moebius) et du monde créé (loin de celui de Star Wars et autre seigneurs des anneaux). Bon bien sûr au niveau scénario c'était assez basique.
Et bien "l'héritage" en est le digne héritier. Il creuse le même sillon et ne s'éloigne pas trop de son modèle. On notera qu'au niveau images de synthèses on a fait beaucoup de progrès depuis, et ça se voit à l'écran (fini les formes cubiques). Perso je trouve que ça enlève un peu de la poésie visuelle qui rendait Tron intéressant. Les décors font vraiment trop 'réels'.
Les effets spéciaux paraissent moins novateurs qu'à l'époque, même si la reconstitution du visage de Jeff Bridges jeune est assez réussie, mais bon le monde de la grille reste assez unique esthétiquement.
On reconnait aussi par ci par là des références amusantes à d'autres films: 2001 l'odyssée de l'espace (la scène du diner), Star Wars (le combat aérien), Matrix ou les Daft Punk qui font une apparition. Autant dire que le scénario reste simple et formaté, sans surprise. Un pur produit Disney... comme le premier épisode d'ailleurs.
Je n'ai donc pas été déçu.

Ma note:


Bon film!


Somewhere

Réalisé par Sofia Coppola
Film américain
Avec Stephen Dorff, Elle Fanning...

L'histoire:

Johnny Marco est un jeune acteur célèbre: il a une ferrari noire, vit à l'hôtel Chateau Marmont à LA, fait la fête tous les soirs et aucune jolie fille ne lui résiste. Un glandeur de première quoi! Mais sa fille de 11 ans débarque dans sa vie, sa mère ne pouvant pas s'occuper d'elle temporairement. Au fil des journées passées en sa compagnie, Johnny va peu à peu se rendre compte de la vacuité de sa propre vie...



Mon avis:

Je suis allé voir ce film avec un peu d'appréhension, ayant entendu ça et là des critiques négatives qui disaient que la magie des précédents films de Coppola ne fonctionnait plus. Faut dire que je suis un inconditionnel de 'Lost in translation' (je l'ai en DVD) qui m'avait beaucoup plu car j'y avais retrouvé des sensations éprouvées lors de mes différents voyages au Japon. Je peux même dire que c'est un de mes films cultes alors...
Et bien ce film ressemble beaucoup à 'Lost in translation' je trouve: le héros est lui aussi perdu dans sa vie de merde, entre filles faciles, fiestas et alcool, auxquelles se succèdent de longues journées d'ennui. Et lui aussi va être sauvé par l'amour... doucement.
C'est d'ailleurs ce qui est peut être un peu dur au début, la lenteur et la longueur des scènes. Mais une fois rentré dans le bain, j'avoue que j'ai pris le rythme, et retrouvé avec plaisir le talent qu'a la réalisatrice pour croquer les personnages secondaires (les moments surréalistes du voyage en Italie ressemblent à celles du Japon de 'Lost') ou pour rendre des scènes en apparence ordinaires pleine d'émotion (comme une simple partie de wii). Rien n'est dit, mais les sentiments sont suggérés...
Ça fait du bien de retrouver ce style si particulier et ce regard si attachant sur le monde et les rapports humains...

Ma note:


Bon film!

Carancho

Réalisé par Pablo Trapero
Film franco-argentin
Avec Ricardo Darin, Martina Gusman...

L'histoire:

A Buenos Aires, Sosa, avocat déchu, travaille pour une société spécialisée dans la défense des victimes d'accidents de la route. Sauf que sous des airs d'entreprise respectable, le but de la société est d'arnaquer les victimes en empochant la majeure partie des indemnisations des assurances. C'est une nuit en arpentant les routes qu'il rencontre Lujan, jeune médecin urgentiste à bord de son ambulance. D'abord dégoutée par le métier de celui ci, elle finit par tomber sous son charme et ils décident tous les 2 d'arrêter les arnaques et de partir loin. Mais les employeurs de Sosa ne l'entendent pas de cette oreille...



Mon avis:

Un film pas très joyeux qui met en scène un couple d'amoureux détruits par le monde dans lequel ils vivent: lui est obligé d'arnaquer des pauvres gens et de simuler des accidents, elle vit au milieu des morts et des blessés de l'hôpital, ne dort pas et sourit à peine... Obligés l'un comme l'autre à vivre dans un monde sombre et inhumain, ils se ressemblent et s'accrochent l'un à l'autre, en gardant leur idéal au fond d'eux.
En fait je n'ai pas trouvé ce film particulièrement original, on reconnait les grosses ficelles du scénario des amants perdus. Mais il est quand même mené avec conviction, sans longueur ni esbroufes, et les acteurs sont vraiment tous très bien dans leur rôle. C'est un film noir, un drame qui se veut également politique car il dénonce les agissements peu catholiques de ces pseudo cabinets d'avocat, prêt à tout pour pousser les victimes à attaquer en justice et pouvoir se sucrer au passage, en arrosant la police et les services de santé.
Donc voilà: un film qui n'est pas forcément original, mais qui vaut la peine d'être vu.

Ma note:


Bon film!

Le discours d'un roi

Réalisé par Tom Hooper
Film britanico-américano-australien
Avec Colin Firth, Helena Bonham Carter, Geoffrey Rush...

L'histoire:

Les années 30 au Royaume uni. Le duc d'York, qui sera peut être amené à devenir le futur roi d'angleterre, souffre d'un défaut bien épineux: son bégaiement l'empêche de s'exprimer correctement en public. Son épouse finit par le confier aux soins de Lionel Logue, orthophoniste australien aux méthodes peu conventionnelles. Celui ci cherche dés le début à lier des liens amicaux peu convenus avec celui qu'il appelle 'bertie'. C'est le début d'une amitié qui va avoir des répercutions dans l'avenir du royaume...



Mon avis:

Un sujet original, des acteurs impressionnants de vérité (Firth en tête, et Bonham Carter toujours très juste), une mise en scène intelligente et inspirée (les plans filmés en 'fish eye', qui donnent l'impression d'écraser les personnages, et le brouillard qui baigne les rues durant toute la première partie), ce film a tous les atouts pour nous faire passer un bon moment.
C'est souvent l'occasion avec ces films 'historiques'. Je me rappelle 'Neverland' avec Johnny Depp, ou encore 'The aviator' avec Di Caprio. On imagine bien les scénaristes qui se penchent sur l'histoire intime des gens célèbres, fouillant à la recherche d'anecdotes, l'œil brillant face à tant de détails croustillants (le futur roi qui se répand en injures pour dompter les mots), et se demandant à quoi pouvaient ressembler ces hommes illustres et ce qu'ils pouvaient éprouver.
La réalité est souvent différente (la vie réelle contrairement à la vie dans les films, part souvent dans tous les sens) mais l'instant de vie qui est capté paraît toujours 'juste'. Peut être parce que tout ça est estampillé du sceau 'histoire vraie'.
En tout cas nous on marche, et ce film ci arrive à raconter avec beaucoup de simplicité et de talent une histoire d'amitié entre un roi et un roturier.

Ma note:


Bon film!