L'irlandais

Réalisé par John Michael McDonagh
Film irlandais
Avec Brendan Gleeson, Don Cheadle...

L'histoire:

Le sergent Doyle est policier dans une petite bourgade tranquille des côtes irlandaises. Solitaire et bougon, il connait bien son métier mais voilà qu'un meurtre est découvert dans son village, et qu'un agent du FBI , Everet, débarque pour une enquête très spéciale: une cargaison de cocaïne est suspectée d'arriver bientôt sur les côtes irlandaises et il est à la recherche de 4 gangsters chargés de réceptionner la marchandise. Entre Doyle et Everet se tisse une forte amitié , même si Everet est un tantinet choqué par l'attitude irrespectueuse du vieux garde irlandais...



Mon avis:

Il faut avouer une chose à propos de ce film, c'est que je n'ai pas du tout accroché. Ce genre d'humour où chacun joue à se moquer de l'autre en lui balançant des vannes, des fois ça marche mais là ça n'a pas fonctionné. Ici on joue pas mal sur l'incongruité et l'originalité des personnages, leur décalage: les malfrats qui parlent philosophie, le commandant de brigade qui parle trop, la belle croate qui a épousé un gay, mais surtout le personnage principal, imprévisible.
Mais tout est trop grossier, trop visible. On cherche tellement à rendre les personnages cocasses qu'ils en deviennent un peu superficiels. Et ce ne sont pas les scènes où le policier est avec sa mère mourante qui nous le rendent plus humain. L'énigme policière passant au second plan, et n'ayant pas beaucoup ri, je ne dirais pas que je me suis ennuyé mais presque. Après tout le film n'est pas si mal que ça, mais bon un peu trop prétentieux à mon gout.
Bref: ce ne fut pas ma tasse de thé (irlandais)!

Ma note:


Bon film!


L'Irlandais Bande-annonce 2 par toutlecine

Carnage

Réalisé par Roman Polanski
Film franco-espagnol-polonais-allemand
Avec Jodie Foster, Kate Winslet, Christoph Waltz, John C. Reilly

L'histoire:

Suite à une dispute au jardin d'enfants, un petit garçon donne un coup de bâton à un autre et lui casse 2 dents. Les 4 parents décident de se réunir afin de faire une déclaration pour l'assurance. Mais ce qui ne devait être qu'une formalité va tourner au vinaigre quand petit à petit les mondanités vont amener chacun des couples à se révéler...



Mon avis:

On pourrait croire qu'assister à une scène de ménage à quatre pendant tout un film pourrait devenir ennuyeux au bout d'un moment, mais en fait il n'en est rien. Bien sûr on sait que c'est un huis clos, qu'il n'y a que 4 personnages, qu'ils vont finir par se friter (et pas seulement pour les gueules de leurs rejetons)... Mais le talent de l'auteur de la pièce d'origine(Yasmina Reza) fait qu'on ne trouve pas le temps long et que l'on prend vraiment plaisir à voir se fissurer la façade de tous ces personnages trop propres sur eux. Chaque acteur est vraiment parfait dans son rôle et la réalisation de Polanski, très fluide, passe de l'un à l'autre de façon très naturelle. On se croirait dans la pièce, coincés avec tout ce petit monde (mais sans l'odeur de vomi).
On est donc les témoins privilégiés de la scène, dont on ne manque aucun détail truculent. Assez drôle.
Quand aux problèmes de la violence à l'école, de l'éducation des enfants ou de l'abandon des hamsters... bin à vrai dire on s'en fout un peu!

Ma note:

Bon film!


Le chat potté

Réalisé par Chris Miller
Avec Antonio Banderas, Salma Hayek, Zach Galifianakis...

L'histoire:

Le chat potté est l'un des hors la loi les plus recherchés du Mexique. En voulant tenter de mettre la main sur les haricots magiques des infâmes Jack et Jill, il rencontre un adversaire de taille en la personne de Kitty pattes de velours, redoutable voleuse qui convoite elle aussi le magot. Celle ci travaille pour l’œuf Humpty Dumpty, ancien ami d'enfance du chat potté, mais ceux ci sont fâchés depuis que le chat a été trahi par l'oeuf, et contraint de devenir un hors la loi. Humpty a depuis toujours le rêve de trouver les haricots magiques qui lui permettront d'accéder au château dans les nuages où se trouve la célèbre oie qui pond des œufs en or. Il veut convaincre le chat de les suivre Kitty et lui dans leur aventure... celui ci se laissera-t-il convaincre?



Mon avis:

Ce n'est pas forcément le même humour que dans Shrek, ce n'est même pas le même univers (celui ci est plus... western). En fait seul le personnage du chat potté est commun, mais je m'attendais à pire donc je ne suis pas déçu...
On ne rit pas forcément à grands éclats, mais les clins d’œil et l'originalité des personnages (surtout les chats avec leur regard si expressif), nous donne un film bien sympathique. L'humour décalé du personnage principal, genre de faux héros masqué séducteur sans peur et en fait plein de faiblesses, est mis à contribution tout au long du film.
J'ai bien aimé la scène du bar avec tous les chats, et les allusions à d'autres films (Fight club, King kong, etc...).
Ce n'est pas une histoire exceptionnellement originale, mais c'est bien fait et sans fausse note coté scénario, donc moi j'aime bien!

Ma note:


Bon film!



Dernière séance

Réalisé par Laurent Achard
Film français
Avec Pascal Cervo, Charlotte Van Kemmel...

L'histoire:

Sylvain travaille dans un vieux cinéma sur le point de fermer, et passe ses nuits à s'adonner à son passe temps favori: assassiner des jeunes filles pour leur couper l'oreille. Mais en fait toute sa vie est tout entière tournée vers sa passion du cinéma et de sa mère, dont il honore ainsi la mémoire...



Mon avis:

Un film un peu pompeux mais en fin de compte sympathique, avec une histoire simple et stylée.
Ce n'est pas vraiment un hommage au 7ème art (malgré son titre), mais un simple film de serial killer où les meurtres se succèdent (ça se répète un peu au bout d'un moment) sous le regard affolé du meurtrier. Avec un personnage principal qui se veut tragique et inquiétant, je ne me suis pas vraiment senti transporté par l'intrigue ni par le suspens. Peut être parce que finalement le film n'est pas si original que ça mais bon: c'est fait avec peu de moyens et ça se voit, mais avec conviction et ça se voit aussi. Et au final je peux dire que j'ai passé un bon moment...

Ma note:


Bon film!


FA DERNIÈRE SÉANCE par EPICENTRE_FILMS

The Lady

Réalisé par Luc Besson
Film franco-britannique
Avec Michelle Yeoh, David Thewlis, Jonathan Raggett

L'histoire:

Suu vit heureuse à Londres, en compagnie de son mari Mikey et de leurs 2 fils. Mais elle est rappelée subitement au pays au chevet de sa mère mourante. Son pays, la Birmanie, aux mains d'une tyrannique junte militaire. Alors que les révoltes sont brutalement réprimées, des étudiants tentent de la convaincre de rester et de se battre avec eux pour la démocratie. Aung San Suu Kyi est en effet la fille d'un héros birman assassiné par la junte. Les généraux au pouvoir, qui la craignent, vont tout faire pour la faire partir, y compris l'isoler dans sa résidence et refuser l’accès au pays à ses fils et son mari, britanniques. Mais cela ne suffira pas à atténuer la détermination de cette femme d'exception, d'autant plus que bien qu'éloigné son époux la soutient de toutes ses forces dans son combat...



Mon avis:

J'ai trouvé que Besson avait trouvé le ton juste pour traiter ce sujet: avec beaucoup de retenue (ce qui n'est pas toujours le cas dans ses films). Pas de scène trop gore, ni de grand mouvement de foule, ni de passion enflammée... tout reste à échelle humaine, simple. On a un récit très digne qui va à l'essentiel.
Le fait que cela soit un film double est également intéressant: l'aspect politique du combat de Suu Kyi s'affiche dés le début et se connote peu à peu d'une histoire d'amour entre elle et son époux. Celui ci, bien qu'ils soient séparés, la soutiendra jusqu'au bout. Je ne sais plus qui a dit "l'amour, ce n'est pas se regarder l'un l'autre mais regarder dans la même direction". Et c'est ce que montre ce film: 2 personnes qui regardent à l'horizon un avenir meilleur pour la Birmanie. Les 2 histoires, politique et amoureuse, se mélangent pour nous aider à nous identifier et nous sentir proche de la prix Nobel de la paix, et à travers elle de son combat. Tout ça avec Michelle Yeoh qui est vraiment superbe, Thewlis qui arrive à parler avec un seul regard. La musique de Serra énerve un peu, avec des violons qui dramatisent un peu à outrance, mais en fait le film m'a beaucoup plu.
En tout cas c'est une histoire qui méritait un film... même si elle n'est pas tout à fait terminée: la Birmanie reste encore aujourd'hui une dictature et Aung San Suu Kyi continue de se battre.

Ma note:


Bon film!

Les marches du pouvoir

Réalisé par George Clooney
Film américain
Avec Ryan Gosling, George Clooney, Philip Seymour Hoffman ...

L'histoire:

Steve est un jeune conseiller en communication talentueux qui travaille pour la campagne de Mike Morris, candidat démocrate à la présidence américaine. Il est chapeauté par son mentor Paul, vieux conseiller très idéaliste. La campagne fait rage et ils sont sur le point de se faire damer le pion pour le vote des primaires de l'Ohio, état considéré crucial. Leur adversaire propose à Steve de changer de camp en passant chez les républicains. Mais si Steve pense tout de suite à refuser, un certain nombre d'évènements vont l'amener à revoir peu à peu sa décision...



Mon avis:

J'ai tout d'abord trouvé ce film bien mis en scène, puisque tourné par un (bon) acteur qui a su mettre en avant le travail et le talent de ses autres acteurs, Gosling et Seymour Hoffman en tête, en resserrant la caméra sur eux et en les laissant 'jouer', en leur faisant confiance ce qui n'est pas toujours très vrai chez les autres réalisateurs qui ont tendance à trop écrire sans laisser de liberté.
De plus, Clooney 'parle' avec sa caméra, avec sa mise en scène. Il suggère les choses en choisissant ses images: les 2 protagonistes qui se disputent devant un écran géant diffusant le drapeau US, ou bien la jeune stagiaire qui à la fin se balade au milieu des staffs de la campagne, telle une nouvelle proie offerte à la cupidité des politiciens...
Mais bon ce qui fait que je n'ai mis que 2 étoiles à ce film, c'est que malgré tout son talent, et tous les efforts du réalisateur pour nous rendre l'histoire palpitante et pleine de suspense, mon attention s'est un peu perdue dans ce jeu politicien du chat et de la souris. Ça a l'air bien compliqué tout ça, et à vrai dire pas très passionnant.
Peut être que c'est le spectre de la future campagne présidentielle qui se dessine pour l'année prochaine qui me donne envie de m'intéresser à autre chose que les magouilles politiques en ce moment?

Ma note:


Bon film!

Intouchables

Réalisé par Eric Toledano, Olivier Nakache
Film français
Avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny...

L'histoire:

Driss vient de sortir de prison et vivote chez sa mère dans une cité de banlieue. Pour continuer à toucher les assedics, il se présente à un entretien d'embauche pour une place d'aide personnel d'handicapé. Il tombe sur Philippe, tétraplégique millionnaire qui ne peut plus remuer que la tête. Il a besoin de soins constants et est touché par ce jeune homme naïf et rustre qui est à l'opposé de lui. Il décide de l'embaucher, et Driss emménage dans sa demeure en plein centre d'un quartier chic. Leur rencontre va faire des étincelles, et marquer le début d'une formidable amitié...



Mon avis:

En fait, ce film utilise une recette bien connue: vous prenez 2 personnages diamétralement opposés, comme un marseillais et un gars du ch'nord, ou encore un petit teigneux et un grand dadais, ou bien encore un gars dur et sérieux avec un mou rêveur et maladroit (y'a des tas d'exemple), vous les faites se rencontrer... et quelque chose de drôle finit toujours par arriver!
Ici les scénaristes sont même allés au plus simple, sans essayer de faire plein d'aventures ou de retournement de situations. On nous explique à peine les déboires de Driss avant d'être embauché (ou alors avec beaucoup de pudeur), et si les rapports entre les 2 héros semble gêner les amis du riche handicapé, les conflits sont vite balayés pour se recentrer vers le sujet principal du film: l'amitié.
On nous montre donc la vie quotidienne de ces 2 gars, avec comme seul moteur comique les réactions naïves de Driss face au luxe et au handicap de Philippe. On ose même les gags les plus évidents, qu'on aurait trouvé lourd dans un autre contexte mais qui là passent comme une lettre à la poste (du style "pas de bras: pas de chocolat").
Les personnages sont très attachant, et on finit pas les connaitre et à anticiper leurs réactions. D'autant plus qu'ils sont joués par 2 acteurs auxquels ils vont comme des gants: Cluzet en bougon très dur et Omar en gars cool et sans gène.
Ça a beau être une vielle recette, ça marche à merveille. Surtout parce que les réalisateurs ont su rester dans leur sujet sans faire trop original et en se resserrant sur les rapports humains. On rit sans se poser de questions, et on oublie qu'on a affaire à un tétraplégique et à un petit voyou.
Et en plus, c'est inspiré d'une histoire vraie...

Ma note:


Bon film!

Contagion

Réalisé par Steven Soderbergh
Film américain
Avec Marion Cotillard, Matt Damon, Laurence Fishburne, Jude Law, Kate Winslet, Gwyneth Paltrow...

L'histoire:

Après un voyage d'affaire à Hong Kong, la belle Beth rejoint son mari Mitch et son fils à Chicago et... meurt mystérieusement d'une maladie inconnue. Son fils décède également 1 jour après, laissant Mitch dans l'incompréhension. Alors que des cas similaires apparaissent à d'autres endroits dans le monde,on pense à une nouvelle épidémie aux conséquences dévastatrices. On suit ainsi le destin de plusieurs personnages: le docteur Cheever, directeur du centre épidémiologique américain, le docteur Leonora de l'OMS qui part enquêter à Hong Kong, Alan le journaliste blogueur qui suit l'affaire...



Mon avis:

Dés les 5 premières minutes, la menace du virus se propage et ne semble donner que peu de chance au reste du scénario: contagion, panique, catastrophe, vaccin.
Et en effet, le film alterne les morceaux de vie de différent personnages confrontés à une épidémie de type grippe aviaire puissance 10, et en beaucoup plus rapide.
Y'a pas à dire, c'est bien fait. Une ambiance froide, pesante et paranoïaque se répand dés le début via une mise en scène intelligente et inventive, et on ressent bien le désarroi des différent personnages, tout comme la crainte de les voir tous mourir.
Mais à quoi bon? A quoi sert le film? On aurait pu à la place faire un film documentaire sur les vraies victimes du H1N1, au lieu d'inventer un virus imaginaire. Ou bien quitte à faire un film de fiction autant faire un film du genre '28 jours plus tard' (au moins là on se marre un peu). Au lieu de ça on a droit à un film apocalyptique qui veut nous mettre en garde sur ce qui nous pend au nez un de ces jour... nous foutre la trouille quoi!
Steven Soderbergh s'improvise en Paco Rabanne du cinématographe. Désolé on a déjà donné.
Dés que j'ai compris le truc, je me suis ennuyé...

Ma note:


Bon film!

L'exercice de l'état

Réalisé par Pierre Schoeller
Film français
Avec Olivier Gourmet, Michel Blanc, Zabou Breitman

L'histoire:

Le film suit le quotidien de Bertrand Saint Jean, ministre des transports. Entre projet de privatisation des gares, réunion avec son équipe, sa femme qu'il ne voit jamais, son nouveau chauffeur de fonction stagiaire, ses déplacements et les rumeurs de remaniement...


Mon avis:

J'ai l'impression qu'il y a plein d'autres films sur le même sujet en ce moment (Les marches du pouvoir, Pater, La conquête, etc...). Les affres du pouvoir intriguent et fascinent. Dans tous les cas on a droit à un portait amer et cynique. Celui là encore plus que les autres, mais pas seulement. Ca part vraiment à 100 à l'heure, plein de rebondissements, et chaque personnage est à la fois une caricature grinçante et pourtant profondément humain. Le héros, prisonnier d'une spirale dont il ne sortira jamais, fait le pantin dans un système qu'il pense contrôler. Il n'a pas le temps d'hésiter et de se demander ce qu'il fait et où il va (et où va notre pays par la même occasion tiens).
Le film est très écrit, avec des répliques qui font mouche, et formidablement mis en scène. A aucun moment on ne s'embête, à aucun moment je n'ai été largué ou me suis dit que le film en faisait trop (contrairement à un autre film sur le même thème: into the loop, de sinistre mémoire). On est nous aussi aspiré dans la spirale et ses rebondissements, comme dans un film d'action à suspense.
Le film serre de plus près son personnage principal, envers qui on éprouve de la compassion sans vraiment savoir pourquoi, tant il peut être pitoyable dans son comportement avec ses collaborateurs et avec nous même (le peuple) en quelque sorte. Et humain à d'autres moments. Et perdu aussi.
Déprimant en fait ce film. Mais très bien fait.

Ma note:


Bon film!

Les aventures de Tintin: le secret de la licorne

Réalisé par Steven Spielberg
Film américano-néo-zélandais
Avec Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig,

L'histoire:

Le jeune reporter Tintin, en compagnie de son fidèle chien Milou, achètent dans une brocante la réplique d'un vaisseau de guerre, la Licorne, qui semble également convoitée par le professeur Sakharine, un homme sans scrupule. Mais que cache la maquette? La curiosité de Tintin va le mener dans de fabuleuses aventures...



Mon avis:

Voilà enfin le Tintin version Spielberg. Il parait que le réalisateur connait la bédé depuis longtemps, avec la sortie du premier Indiana Jones. Des journalistes français avaient comparé le film aux aventures du célèbre reporter, il s'était alors procuré un album de Tintin et en serait très vite devenu fan.
C'est vrai que la filiation est très claire, et la motion capture lui a permis enfin de réaliser son rêve d'en faire une adaptation assez réaliste tout en restant très proche des dessins d'Hergé.
De ce coté là je dirais que c'est assez réussi: on reconnait bien les personnages connus mais en plus... 3D.
L'humour est également très proche de celui de la bédé, y compris dans les gags qui ont été rajoutés. Car si le film est une adaptation de l'univers de Tintin, les scénaristes ont pris beaucoup de liberté quand à l'action et au déroulé de l'histoire: en faisant apparaitre des personnages qui n'apparaissent pas dans les albums adaptés, en chamboulant ou réinventant l'intrigue, tout ça en réutilisant des morceaux déjà vus dans la bédé. Selon les moments c'est plus ou moins réussi: ça reste dans l'esprit d'Hergé, mais on note certaines incohérences, des raccourcis un peu faciles, des aller retour inutiles, etc... Là où ça devient 'too much', c'est dans les scènes d'action, de cascades et de poursuites, qui là pour sûr ressemblent plus à de l'Indiana Jones sous ecstasy, et finit par agacer par trop de rocambolesque (la scène de naufrage de la licorne, puis la poursuite à travers la ville arabe vraiment trop irréaliste). Dommage car cela plombe le film qui manque de ce fait d'un peu de retenue.
Ça donne donc quelque-chose de fidèle, distrayant mais pas toujours très fagoté. S'il était encore là, Hergé aurait certainement quelques chose à reprocher à ce film, lui qui était un grand perfectionniste...

Ma note:


Bon film!

Le cochon de Gaza

Réalisé par Sylvain Estibal
Film franco belge allemand
Avec Sasson Gabai, Baya Belal, Myriam Tekaïa

L'histoire:

Jafaar est pêcheur dans la bande de Gaza. Il est très pauvre et vit avec sa femme dans une vielle maison tout contre un poste de garde israélien. De plus il n'attrape aucun poisson si ce n'est un... cochon sorti tout droit de son filet. C'est une véritable malédiction pour lui car cet animal est impur chez les musulmans. N'osant en parler à personne, il ne sait quoi en faire jusqu'à ce qu'il entende parler d'une colonie juive proche où les colons élèvent des porcs...



Mon avis:

Un film qui essaie d'aborder un sujet sérieux par le biais de la comédie. Et c'est là une comédie qui n'est pas toujours très fine: le comique de situation va de plus en plus profond dans le délire, et si on ne rit pas forcément au début, on finit par rire devant tous ces rebondissements incongrus et ces situations grand guignolesques.
Jafaar, marginal dans son pays, semble se heurter à la bêtise qui sévit dans ce pays, alors que les autres se déchirent entre fanatisme et terrorisme, il cherche seulement à vivre une vie tranquille.
C'est un film malin après tout, même si le message moralisateur n'a rien d'original, et intéressant aussi pour ses personnages: celui du soldat israélien pacifiste, l'ami coiffeur, la jeune éleveuse de porc et son pragmatisme, et les rapports entre Jafaar et sa femme... tout cela joué par des acteurs de talent.
Il y a quand même quelque scènes un peu "faciles" et superflues (le délire de Jafaar qui joue au soldat fusil à la main et détruit le mur de son ami, ou bien quand le cochon va bisouiller les soldats pendant leur sommeil), ce qui fait que le film ne m'a pas convaincu pleinement, surtout avec la fin un peu trop imagée à mon gout.

Ma note:


Bon film!

The artist

Réalisé par Michel Hazanavicius
Film français
Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman, James Cromwell

L'histoire:

1927. En compagnie de son petit chien Uggy, Georges Valentin est une grande star du cinéma muet. Personne ne résiste à son charme. Pas même la jeune Peggy, jeune admiratrice qui fait la tournée des castings. Lorsqu'elle arrive à se faire embaucher comme figurante dans le film de son idole, celui ci lui donne un conseil en or: ai quelque-chose que les autres n'ont pas. Mais l'arrivée du film parlant va ruiner la vie de Georges, qui refuse obstinément de jouer dans ce genre de film. Dans son entêtement il va perdre son travail, sa fortune et son épouse, alors que la jeune Peggy finit par percer et devenir une grande star du film parlant. Elle éprouve néanmoins un amour secret pour Georges et cherche de loin à veiller sur lui. Et peut être que lui aussi...



Mon avis:

Avec une histoire qui fait penser à "Chantons sous la pluie" (sauf que ce n'est pas une comédie musicale et que c'est en noir et blanc... sinon pour l'histoire c'est carrément du plagiat), The Artist déplie son histoire simplette et naïve mais pleine de bonne volonté, comme dans ces vieux films qu'on ne fait plus.
J'ai quand même été un peu déçu par le film. Je m'attendais à un film plus drôle dans la pure lignée des Chaplin auxquels il rend hommage. Même 'Chantons sous la pluie' était plus drôle... et plus inspiré (oui j'avoue c'est l'un de mes films cultes). En un sens ça montre bien qu'il n'est pas facile d'égaler les films de l'époque, qui demandaient beaucoup de travail et de savoir faire. Ce film reste un hommage, sans arriver à égaler ses maitres.
Pourtant The Artist est fait avec beaucoup de talent, une réalisation extrêmement soignée et inventive, une image nette et précise, et la musique aussi. Y'a beaucoup de travail là dessous, y compris dans la reconstitution des rues, des voitures, costumes, etc... De ce coté là c'est très jouissif. Et puis les 2 acteurs principaux sont vraiment formidables.
J'ai également trouvé que si le réalisateur fait un film muet et en noir et blanc, il ne le filme pas complètement comme à l'époque: il y a plus de liberté dans le cadrage, les plans, les actions décrites(l'effet avec la table qui se transforme en miroir, où le héros renverse son verre). Au début ça m'a un peu gêné mais finalement c'est fait avec inventivité et ça sert totalement l'histoire: ce n'est pas parce qu'on fait un film hommage qu'il faut garder des règles figées...
Donc voilà: un film à voir, qui manque peut être un peu d'ambition dans son scénario mais est fait avec amour et talent. Vu.

Ma note:


Bon film!

Drive

Réalisé par Nicolas Winding Refn
Film américain
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston...

L'histoire:

Le driver (un héros sans nom) est né pour conduire. La nuit, il est embauché par les malfrat pour semer les flics après les holdup. Le jour, il travaille dans le garage de Shannon. Celui-ci, afin de monter une équipe de coureur automobile dont driver serait le champion, emprunte de l'argent à un des gros caïd de la mafia. A part ça, Driver est un garçon triste et solitaire, jusqu'au jour où il se lie d'amitié avec sa jolie voisine. Ils se sentent attirés l'un par l'autre sauf qu'Irène est mariée à Standard, qui sort tout juste de prison. Standard doit beaucoup d'argent à un gangster qui veut le convaincre sous la menace de faire un braquage pour lui. Driver décide alors d'aider son voisin à se sortir de là en participant lui même au braquage. Sauf que les choses ne vont pas se passer comme prévu...




Mon avis:

Au début, le film fait un peu penser à un film de Coppola (Sofia, pas Francis Ford): long moments de silence, ambiance un peu gênée, personnages au ralenti... même la musique... on dirait du Air! Une réalisation soignée et anti conformiste, qui ne cherche pas à tout miser dans les scènes d'action.
Et puis pas bête en plus: de grosses références au Samouraï de Melville, avec ce personnage d'homme silencieux et froid, ce regard triste, et même l'histoire est à peu près la même (un tueur solitaire, trahi par ses commanditaires et qui va jusqu'à la mort pour se venger).
Pourtant, l'atmosphère intimiste du début du film (avec la relation d'amour platonique entre voisin) disparait très vite dés que l'image (et le héros) se couvrent de sang. Le film redevient une histoire de règlement de compte entre gangster, sans grand intérêt. Et les effets de style (comme le baiser au ralenti dans l'ascenseur) qui pouvaient donner du charme au début, finissent par lasser.
Dommage car la première partie du film pouvait présager une histoire plus authentique avec des personnages attachants, mais tout ça est ruiné par le restant du film.

Ma note:


Bon film!

Habemus papam

Réalisé par Nanni Moretti
Film franco italien
Avec Michel Piccoli, Nanni Moretti, Jerzy Stuhr

L'histoire:

Au Vatican, le conclave se réunit pour désigner un nouveau pape. Après de longues heures de délibérations, les cardinaux choisissent le cardinal Melville. Mais, au moment de présenter le nouveau pape au public de la place St Pierre, Melville éclate en sanglot. Opprimé par la nouvelle fonction qui lui incombe, il entre en dépression et ne veut pas être présenté au monde. Ne sachant que faire devant cette situation, les cardinaux sont cloués au saint siège, sans pouvoir tenir le grand public au courant. Et le psychanalyste qu'ils ont fait quémander ne peut rien pour eux: le pape s'enfuit hors du palais pour errer incognito dans les rues de Rome.



Mon avis:

En voulant s'attaquer à cette histoire, Nanni Moretti trouve un sujet très original, qui peut l'emmener très loin dans la comédie: ils sont rares les films qui se passent au Vatican avec comme personnage principal le saint père en personne.
Malheureusement, alors que cela aurait pu donner quelque chose de caustique, plein d'idées et profond, on se retrouve avec un film lourd, lent et superficiel. J'en suis sorti en me disant 'tout ça pour ça?'.
Pour la réalisation, rien à redire. Pour le jeu des acteurs aussi. Même les second rôles sont peaufinés et réalistes. Mais bon: si quelques situations prêtent à rire (Moretti a le chic pour inventer des situations cocasses: les cardinaux et leur hypocrisie, comme celle du psychanalyste, qui se manifeste dans les parties de carte et de volley ball -sig-), on a quand même l'impression que tout le film n'a qu'un but: tourner en ridicule le clergé, sans chercher à donner plus de profondeur à l'histoire. En fait on s'en fout complètement de 'pourquoi le pape ne veut pas devenir pape', puisque tous les personnages sont prisonniers d'une comédie dont ils ne sortiront jamais.
Bin moi j'avoue ce film m'a déçu. J'ai l'impression que le réalisateur, excité à l'idée de toucher à quelque chose de blasphématoire, s'est juste arrêté là sans tenter de pousser sa comédie jusqu'au bout, ni à s'intéresser aux personnages de trop près. Dommage.

Ma note:


Bon film!

Le Skylab

Réalisé par Julie Delpy
Film français
Avec Lou Alvarez, Julie Delpy, Eric Elmosnino, Aura Atika, Noémie Lvovsky, Bernadette Lafont, Emmanuelle Riva, Vincent Lacoste...

L'histoire:

Alors qu'elle prend le TGV avec son mari et ses enfants, Albertine se rappelle cet été de 1979. Elle avait alors 11 ans et rejoignait avec ses parents tout le reste de sa famille en Bretagne pour fêter l'anniversaire de la grand mère le temps d'un week-end. Une grande famille avec 5 frères et sœurs tous mariés et avec enfants. Entre tout ce petit monde plein de vie et d'énergie et ses premiers émois d'amoureuse, Albertine pense aussi au Skylab, un satellite qui pourrait bien s'écraser sur la Bretagne et pourquoi pas sur toute cette famille qu'elle aime.



Mon avis:

En pure enfant de la génération 80, Julie (je peux l'appeler par son prénom maintenant, ça fait son 2ème film que je critique) nous décrit la réunion de famille par excellence, avec ses personnages au caractère bien trempé mais un cœur gros comme ça, et puis bien sûr quelques embrouilles.
C'est une famille comme tant d'autre, mais qui a forcément quelque-chose en commun avec celle de chacun de nous. En tout cas, moi qui suis de la même génération, ça m'a beaucoup rappelé des souvenirs.
C'est donc un film plein de nostalgie mais aussi également très personnel, et sans cynisme. Les gens sont montrés tels qu'ils sont, avec leurs défauts et leurs qualités, présentés pendant ce moment de bonheur familial qu'est une réunion de famille. La réalisatrice a essayé de rendre ses personnages et son histoire les plus crédibles possibles, sans chercher à trop forcer le trait. Certains moments, comme le slow ou bien la blague de la dorade sont laissés tels quels, sans être coupés, comme pour ne pas déformer la réalité.
En fait c'est un film fait avec pas grand chose, juste des petits instants, une succession de souvenirs nostalgiques sur lesquels on pose un regard amusé. On rit parfois, on sourit beaucoup, surtout parce que le film nous rappelle beaucoup de notre vie d'avant, de ces réunions de famille qu'on a tous connus. Ces moments de vie sont uniques et on ne s'en rend compte que trop tard, et c'est là tout le sujet du film.
Je me demande juste... est ce Julie a tout inventé ou est ce qu'elle est allée puiser dans les anecdotes familiales pour faire son film? Si tu me lis, répond moi Julie s'il te plait...

Ma note:


Bon film!

Et maintenant on va où?

Réalisé par Nadine Labaki
Film français
Avec Nadine Labaki, Claude Msawbaa, Leyla Fouad

L'histoire:
Un village perdu au fin fond de la campagne libanaise. Comme partout dans le pays il abrite 2 communautés: chrétiens et musulmans. Ceux ci vivent en paix mais dans le souvenir des guerres qui ont enflammé le pays quelques années plus tôt. Alors que des incidents armés éclatent à l'autre bout du Liban, les femmes du village, chrétiennes et musulmanes unies, sont bien décidées à ce que les troubles n'envahissent pas leur village, quitte à bruler les journaux avant que leurs maris ne le lisent. Mais les tensions sont de plus en plus fortes, et elles décident d'aller chercher l'artillerie lourde: louer les services d'une bande de danseuses de cabaret pour faire tourner la tête des hommes du village et leur faire oublier la guerre. Mais cela suffira-t-il?



Mon avis:

Dés le début ce film m'a fait penser à un film de Marcel Pagnol: des gens simples décrits avec amour et humour, plein d'esprit et de cœur. Un village isolé fonctionnant comme un microcosme où circulent les ragots, éclatent les engueulades qui disparaissent aussitôt. Et les personnages qui vont avec...
Il y a aussi en commun la possibilité de basculer dans le drame. Mais si les films de Pagnol traitaient plutôt de drames personnels, ici c'est le spectre de la guerre de religion qui plane sur ce village paisible, et les quelques scènes un peu chaudes du film sont là pour nous rappeler que tout peut très vite basculer dans la violence.
Les prouesses de ces femmes pour éloigner leurs hommes de la guerre n'en sont que plus extrêmes et jusqu’au-boutistes. On rit beaucoup, on pleure aussi. Il se passe plein de choses mais la réalisatrice arrive toujours à rester subtile et à rendre ses personnages profondément humains et attachants, aidée par toute une flopée d'actrices pleines d'énergie.
La véritable morale dans tout cela, c'est que quand on voit tous les stratagèmes inventés par ces femmes pour garder la paix dans leur village (le coup du space cake quand même!), on se dit qu'il n'y a qu'une seule guerre qui mérite d'être menée jusqu'au bout, c'est celle contre la bêtise des hommes. Et ça... c'est un affaire de femmes!
"Et maintenant on va où?" C'est un peu comme dire jusqu'où sommes nous prêts à aller pour conserver la paix...

Ma note:


Bon film!

Présumé coupable

Réalisé par Vincent Garenq
Film français
Avec Philippe Torreton, Wladimir Yordanoff, Noémie Lvovsky...

L'histoire:

L'affaire Outreau en 2001, dans laquelle des enfants ont été prostitués par leurs parents, et où la vie d'Alain Marécaux, humble huissier et père de famille, va basculer quand il est accusé à tort par les victimes, ainsi que 12 autres personnes, d'avoir participé aux viols. En butte avec un juge qui ne veut pas voir la réalité en face, il va passer des mois en prison, et voir sa vie se disloquer jusqu'à perdre la moindre petite lueur d'espoir...



Mon avis:

Un film réquisitoire né d'une affaire qui a de quoi passionner c'est sûr. Dés les premières images on est projeté dans la violence des faits, avec l'irruption des gendarmes en pleine nuit dans la maison tranquille des Marécaux, menottant les parents et emmenant les enfants de force... La tension ne se relâche pas d'un bout à l'autre du film, où on suit de l'intérieur la descente aux enfers du héros, démuni, révolté, désespéré. Entre dépression, tentatives de suicide et grève de la faim. Le revirement de situation très théâtral (mais véridique) à la fin du film tente de donner une conclusion heureuse à ce film pas très gai, mais en tout cas très prenant.
De plus le réalisateur a tenté de coller au plus près aux véritables évènements, la ressemblance des acteurs avec les personnes réelles étant parfois très proche (le vrai Alain Marécaux, consultant sur le film, se sentait mal à l'aise en face de l'acteur qui joue le juge Burgaud).
Bref, ça donne un film très précis et qui ne nous laisse pas d'autre choix que d'en sortir révolté par tant d'injustice. Ce n'est pas très nouveau, d'autres films ont déjà fait ce genre d'exercice mais ça marche à chaque fois. D'autant plus que l'interprétation, Torreton en tête, est de qualité.

Ma note:


Bon film!

This must be the place

Réalisé par Paolo Sorrentino
Film franco-italo-irlandais
Avec Sean Penn, Judd Hirsch, Kerry Condon...

L'histoire:

Cheyenne est une ancienne rock star à la retraite. Il passe ses journées à se trainer dans sa grande maison de rêve, dans un village irlandais. Caché derrière son maquillage, il essaie d'oublier ces 2 jeunes garçons qui s'étaient suicidés sur une de ses chansons 10 ans plus tôt. Empli d'un spleen et d'une certaine lassitude, il est pourtant épaulé par une épouse aimante et une jeune fan, dont le frère a mystérieusement disparu. Mais Cheyenne reçoit un message des états unis. Son père, avec qui il ne parle plus depuis 30 ans, est mort. En fouillant dans les affaires de celui ci, il apprend que son paternel, rescapé des camps de la mort, était à la recherche d'un ancien nazi caché quelque-part aux USA. Cheyenne va donc lui aussi parcourir les routes pour retrouver cet homme qui il l'espère l'aidera à renouer avec ce père qu'il n'a jamais vraiment connu...


Mon avis:

Je ne savais pas que le personnage principal du film était inspiré de Robert Smith (pour les incultes: leader du groupe The Cure), et c'est vrai que la filiation est déjà visible dans le look, et aussi dans l'interprétation de Penn qui compose un personnage lent, faussement timide, bizarre, vraiment fascinant dans sa façon d'être, de parler, de réagir, etc... Robert Smith doit être un peu comme ça. En tout cas s'il y a une bonne raison de voir ce film (en VO s'il vous plait) c'est pour l'interprétation de Sean Penn, vraiment magistrale. Il est vraiment habité par ce personnage.
Pour le reste de l'histoire, on passe d'abord par une partie d'introduction qui permet de découvrir ce personnage de rock star complètement mou et atavique, décalé dans le monde qui l'entoure. Cet aspect là du film est vraiment jouissif par moment. Puis il y a le road movie et la quête de vengeance (qui comme souvent dans ce style de film se double d'une quête de soi: Cheyenne va abandonner le monde de l'enfance pour assumer ses fantômes). Cette partie du film est tantôt bien faite (surtout dans la diversité des personnages rencontrés, dépeints avec justesse et humour: l'homme d'affaire, la vieille maitresse d'école, le petit garçon bedonnant, le vieil homme inventeur de la valise à roulettes...). Ça donne lieu à des échanges drôles entre notre héros très cynique et ces gens si différents de lui. Par contre par moment, la tendance de réalisateur à faire trop original, trop 'intellectuel', pour essayer peut être de se détourner du road movie habituel (par exemple la scène finale où il rencontre le nazi avec n°1, n°2, n°3, et les longues marches, la scène de concert, etc...), bin ça devient un peu lourdingue et l'authenticité du récit en pâtit.
Néanmoins il s'agit d'une bonne histoire avec de bons personnages, qui ne se laisse pas aller à la facilité, et je n'ai pas regretté d'être allé le voir.

Ma note:


Bon film!

Comment tuer son boss

Réalisé par Seth Gordon
Film américain
Avec Jennifer Aniston, Kevin Spacey, Colin Farrell, Jason Bateman, Charlie Day , Jason Sudeikis, Jamie Foxx...

L'histoire:

3 potes, 3 problèmes avec leur boss. La patronne du premier, dentiste, est une vraie nymphomane qui ne rêve que de faire des choses sales avec lui, quitte à mettre le futur mariage du jeune homme en péril. Le patron du deuxième est un manipulateur, qui tyrannise celui ci en ne lui donnant pas sa promotion pourtant méritée. Quand à celui du troisième, c'est un fils à papa cocaïnomane qui par ses lubies paranoïaques ne va pas tarder à mettre l'entreprise en ruine. Ils ont tous les 3 une bonne raison de se débarrasser de leur boss (surtout en temps de crise), et vont devoir s'y mettre à 3 pour fomenter 3 meurtres. Sauf qu'ils sont un peu... maladroits et inexpérimentés!




Mon avis:

Voilà un film qui pourrait être une comédie américaine comme les autres si il ne prenait le parti prix de faire dans le trash et l'immoral. Le côté politiquement incorrect du truc est assez jouissif: ainsi l'un des anciens amis de nos 3 lascars, au chômage, gagne sa vie en faisant des branlettes, la dentiste n'hésite pas à se jeter sur ses patients dés qu'ils sont anesthésiés, et ils finissent eux même un peu survoltés après avoir renversé un gros bol de cocaïne. Et les 3 héros, très prudes et naïfs, vont aller de plus en plus dans le délire au fil de leurs aventures...
Il y a une volonté d'aller un peu plus loin et d'être irrévérencieux, un peu comme dans les films des frères Farrelly, sans le côté foufou et en un peu plus noir même. On touche d'ailleurs ici des sujets sensibles: harcèlement sexuel, abus de pouvoir, des chefs qui traitent leurs employés comme de la merde...
De plus les boss en question sont vraiment des ordures: la caricature est précise et les acteurs vraiment talentueux pour construire des personnages de patron franchement convaincants dans leur ignominie.
Bien sûr les choses ne se passent pas comme on s'y attendrait et les rebondissements finaux sont assez bien vus. On ne s'embête pas.
Donc voilà: une bonne idée menée de façon efficace, de bons acteurs. Je ne dirais pas que j'ai rit à gorges déployées mais j'ai passé un bon moment sans prise de tête.

Ma note:


Bon film!

La guerre est déclarée

Réalisé par Valérie Donzelli
Film français
Avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm...

L'histoire:

Roméo et Juliette forment un jeune couple un peu insouciant. Ils ont enfanté le petit Adam et vivent heureux jusqu'à ce qu'une tumeur au cerveau soit découverte sur le petit garçon. C'est alors que commence une véritable guerre contre la maladie...



Mon avis:

Peut être que je vois un peu trop de films d'action américains en ce moment... et que je manque de discernement pour juger ce genre de film plus...culturel.
C'est sûr que le combat de jeunes parents contre la maladie de leur enfant est un bon sujet de film. Personnellement je me sens solidaire, ayant vu plusieurs jeunes de mon age subir ce genre d'épreuve, voir leur enfant hospitalisé ou malade.
Mais bon pour ce qui est du film, et de la façon dont le sujet est traité, j'ai trouvé le côté "film d'auteur" un peu agaçant. Avec des effets visuels ou de style qui ne servaient pas vraiment le propos. Comme quand les deux amants se rejoignent au chevet du petit et qu'ils chantent une chanson d'amour l'un pour l'autre, chacun de son coté. Ou bien quand ils se préparent à affronter la maladie en faisant un genre de réunion de guerre. Ou encore quand ils prient dieu que rien n'arrive au docteur qui va opérer leur fils (alors qu'ils feraient mieux de prier pour leur fils). On voit qu'il y a une volonté de rendre le film moins larmoyant, mais du coup les personnages deviennent moins attachant (malgré la performance des 2 acteurs principaux) et on se sent moins concerné par l'action.
En tout cas le film m'a déçu: il est sensé rendre hommage aux parents et pédiatres, mais à force de vouloir faire original il ne m'a pas vraiment touché.

Ma note:


Bon film!

Cowboys et envahisseurs

Réalisé par Jon Favreau
Film américain
Avec Harrison Ford, Daniel Craig, Olivia Wilde...

L'histoire:

Nous sommes en Arizona à la belle époque du Far West. Un homme se réveille en plein désert, amnésique et avec à son bras un étrange bracelet. Il se rend à Absolution, petite ville pauvre dont la seule richesse provient du colonel Dolarhyde, homme dur et froid, principal éleveur de bétail de la région. Son fils est un jeune homme instable, qui sème la terreur en ville. Suite à une brève altercation avec notre inconnu, le shérif décide de les mettre tous les 2 au placard, d'autant plus que l'amnésique se trouve être recherché pour meurtre et holdup. Mais alors que le colonel entre en ville pour récupérer son fils, Absolution est attaquée par des vaisseaux extra terrestres qui enlèvent (au lasso) une dizaine de ses habitants. Le bracelet du héros se transforme alors en véritable arme de guerre...



Mon avis:

Faire se rencontrer le monde du Western et celui de la science fiction: l'idée aurait pu être bonne.
Mais bon disons le tout de suite la naïveté du propos, et surtout le manque d'authenticité font que le film ne restera pas dans les annales. Au début ça commence bien et puis...
En prenant un peu de recul, on pourrait dire qu'il y avait pourtant une bonne brochette de personnages, qui dans un bon western avec une vraie histoire pourraient donner quelque chose d'intéressant: les relations entre un père et son fils, un prêtre assez philosophe, un tenancier de bar qui se dévalorise ou un enfant qui apprend le courage...
Mais voilà: de vilains extra terrestres gluants et très bêtes veulent coloniser la terre pour nous piquer tout notre or et enlèvent des pauvres humains pour faire des expériences scientifiques... original, non? Pas vraiment...
Si encore l'action était vue avec les yeux des gens de l'époque, mais bon les cowboys ont vite fait de comprendre qu'ils sont dans un film de SF made in Hollywood, et jouent très vite le jeu.
Ça reste un film divertissant, sympathique avec plein d'action et de clichés mais bon... est ce que ça valait la peine d'en faire un film?

Ma note:


Bon film!

Captain America, first avenger

Réalisé par Joe Johnston
Film américain
Avec Chris Evans, Hayley Atwell, Tommy Lee Jones, Hugo Weaving, Stanley Tucci...

L'histoire:

La seconde guerre mondiale. Steve Rogers, jeune freluquet au grand cœur, rêve de s'engager dans l'armée pour défendre son pays. Mais il est rejeté à tous les recrutements, étant donné sa faible corpulence. Il est alors recruté par le Dr Erskine, qui développe pour le compte de l'armée un sérum capable de fabriquer un super soldat. Le programme est mené par une unité spéciale avec en tête le très bougon général Philips et la belle Peggy Carter. Devenu le premier cobaye, le physique de Steve change du tout au tout. Mais le docteur est assassiné par un sbire de l'Hydra, une organisation scientifique nazi menée par le machiavélique Shmitt, ancien cobaye du docteur, devenu fou depuis que sa tête s'est transformée en un horrible crane rouge. Il a découvert le cube cosmique, objet qui il le pense va lui permettre de devenir le maitre du monde. Exhibé comme un objet de foire sous le costume de Captain America, Steve compte attend le moment où il pourra prouver au général Philips qu'il peut lui aussi servir son pays en tant que soldat...



Mon avis:

Les seuls points positifs de ce film sont d'une part le jeu sur l'antagonisme entre le freluquet Steve Rogers et le grand baraqué qu'il devient, et d'autre part le coté un peu désuet de l'action qui se déroule pendant les années 40. Ha oui et puis aussi l'action qui est omniprésente dés le début ou presque.
Pour le reste on n'a pas beaucoup de subtilité. Cap America et le vilain Crane Rouge se battent comme si ils étaient Big jim ou des Action Man, des jouets pour enfant quoi! Un peu ridicule parfois, comme dans les scènes de combat, avec les courses poursuites en moto et les gardes masqués de l'Hydra, qui tirent décidément comme des manches. Parfois on se croirait dans un vieux James Bond.
Le traitement de l'image, avec une lumière presque artificielle, finit par rendre les scènes d'action un peu irréelles, comme dans un grand vidéo clip de 2 heures. A la limite ça peut avoir son charme. En tout cas on nous montre un monde aseptisé, où un méchant avec une tête rouge et des soldats sans visage font sans doute meilleur effet que les vrais monstres qui sévissaient en Europe à l'époque.
Reste quand même la prestation des acteurs principaux, Chris Evans en tête, qui arrivent à donner un peu d'humanité aux personnages.
Bon c'est sûr on en a pour son argent: encore un film à gros spectacles avec plein de moyens, mais auquel il manque un peu de conviction ou d'originalité pour me convaincre (ce qui n'est pas si difficile à faire: Thor, Hulk2 ou Spider man y avaient réussi).

Ma note:


Bon film!


Submarine

Réalisé par Richard Ayoade
Film américano-anglais
Avec Craig Roberts, Sally Hawkins, Yasmin Paige...

L'histoire:

Oliver Tate est un jeune adolescent timide et un peu étrange qui vit dans une petite ville du pays de Galles. Très proche de ses parents, entre une mère adepte de Françoise Dolto et un père dépressif et effacé, il voit leur couple se détériorer quand un ancien petit ami de sa mère, devenu gourou psychédélique, vient s'installer dans le voisinage. Mais Oliver est également secrètement amoureux de la jeune Jordana, fille un peu rebelle. Et quand celle ci le remarque et décide de faire le premier pas, oliver voit bien que sa vie va vraiment changer...



Mon avis:

Un film au ton juste et original... juste ce qu'il faut. En fait c'est une histoire qui pourrait être racontée tout à fait autrement: un jeune garçon timide découvre son premier amour et s'inquiète pour l'avenir de ses parents. Ça pourrait être une comédie pour ado (à la Ferris Bueler) comme on en a vu d'autres mais la personnalité du personnage principal et son regard décalé sur ce qui lui arrive transforme le film en un bonbon anglais, acidulé avec juste ce qu'il faut d'irrévérence. Ça fait un peu penser à Juno (très bon film également) mais surtout à sa propre adolescence, époque à laquelle on se cherche et où on commence à voir le monde différemment, parfois de façon marginale.
C'est donc plein de mélancolie que l'on découvre que le héros imagine toutes les bonnes raisons de ne pas se suicider, ou bien espionne ses parents pour compter les soirs où ceux ci ont fait l'amour... Sordide mais tellement ado.
Le film doit aussi beaucoup à son jeune acteur principal, et ce fameux regard étrange et perçant de chien battu en révolte, parfois insondable. Le style du film joue beaucoup: un aspect rétro années 80.
Tout ça fait qu'on a un film unique. Il ne révolutionne pas le genre mais semble avoir été fait avec intelligence et talent, donc voilà j'ai bien aimé.

Ma note:


Bon film!



Case départ


Réalisé par Thomas Ngijol, Fabrice Eboué, Lionel Steketee
Film français
Avec Fabrice Eboué, Thomas Ngijol, Stefi Celma...

L'histoire:

Joël et Régis sont frères: le même père mais pas la même mère... et pas la même vie: Joël, petit loser de banlieue, vient de sortir de taule pour avoir tiré le sac d'une vieille, et Régis, métis bien éduqué, est secrétaire de mairie et fait le lèche botte au maire de la ville, quitte à en oublier ses origines. Ils sont rappelés tous les 2 aux Antilles où leur père est sur son lit de mort. Il leur lègue le trésor familial: l'acte qui des siècles plus tôt avait affranchi leurs ancêtres familiaux. Étant peu sensibles à la valeur de ce bout de papier, les deux compères le déchirent. Ayant vu tout cela, leur vieille tante - qui est aussi un peu sorcière- les renvoie 200 ans plus tôt. Traqués comme les noirs de cette époque, Joël et Régis sont vendus à la plantation de monsieur Jourdain, où ils commencent à en baver. Si seulement ils pouvaient savoir comment rentrer dans leur époque...


Mon avis:

Un film plein de bonnes intentions... c'est déjà ça.

L'idée de confronter les jeunes noirs de notre époque avec leurs racines esclaves avait de quoi séduire, le sujet du souvenir de cette époque sombre étant assez rarement évoqué au cinéma et pourtant il y aurait tant de choses à raconter...

Malheureusement le film ne vole pas très haut: un humour un peu lourdingue, des situations prévisibles, l'envie d'aborder tous les thèmes sur le sujet, et de rajouter plein de choses, ce qui fait que l'histoire prend plein de virages sans vraiment prendre le temps de s’installer et du coup l'attention du spectateur se perd un peu.
De plus la réalisation est assez maladroite avec plein de gros plans et un montage coupé au couteau... Tant de maladresses qui font que le film ne restera pas classé parmi mes meilleurs films cette année.
Ce fut distrayant, mais cela ne m'a pas vraiment fait réfléchir sur le destin des esclaves noirs. Ce film là reste à faire.

Ma note:



Bon film!

La planète des singes les origines

Réalisé par Rupert Wyatt
Film américain
Avec James Franco, Freida Pinto, John Lithgow...

L'histoire:

Will Rodman est un jeune scientifique qui cherche un remède contre la maladie d'Alzheimer. Il pense avoir trouvé un virus capable de régénérer les cellules du cerveau et son laboratoire est en plein test sur les chimpanzés. Mais un accident fait capoter l'expérience et ils sont obligés de mettre fin aux recherches et de tuer tous les cobayes. Cela n'arrange pas Will, dont le père est atteint de la maladie. Il arrive quand même à sauver un bébé singe du labo et le recueille chez lui en cachette. Né d'une mère soumise au fameux virus, le singe prénommé César se trouve doté d'une intelligence hors du commun, presque humaine. Will décide alors d'expérimenter le virus sur son propre père, avec succès. La maladie est vaincue mais personne ne doit savoir. Will et son père commencent alors à élever césar comme leur fils, en oubliant que celui ci n'est qu'un singe, et qu'il va se frotter un jour ou l'autre au dur monde des humains...



Mon avis:

J'ai trouvé ce film... impressionnant!
Impressionnant tout d'abord grâce à ses effets spéciaux (signés Weta digital, les concepteurs d'Avatar), ces singes dont on oublie très vite qu'ils sont en image de synthèse, avec leur regard si humain.
Impressionnant aussi car mine de rien c'est un film ambitieux. Plutôt que de nous décrire une simple révolte des singes, où on voit de pauvres humains confrontés à des envahisseurs (un peu comme dans les films de zombis, ou avec des extra terrestres), les auteurs ont essayé ici de se mettre du point de vue de césar, singe un peu plus intelligent que les autres, qui est le vrai héros du film. Confronté à l'injustice de notre monde d'homme, il va petit à petit se révolter jusqu'à fomenter un soulèvement et entrainer ses frères singes.
En gros, le film d'action/science fiction de base se transforme en véritable drame psychologique qui raconte le destin d'un héros un peu différent des autres qui cherche sa place sur terre. Et c'est plutôt réussi.
Les scènes de bataille finales sont également assez poignantes, et en prenant un peu de recul on a vraiment l'impression d'être du coté des singes, comme dans un film historique écrit par des singes du futur pour raconter le soulèvement de leur prophète ("Les 10 commandements" version simiesque).
Qui plus est l'histoire s'intègre complètement dans l'histoire des vieux films de 1968 avec Charlton Heston. On voit même décoller la navette qui va s'écraser 3000 ans plus tard. Prêt pour une suite donc.

Donc voilà: une idée originale et ambitieuse qui réussit son coup.

Ma note:


Bon film!