Elle s'appelait Sarah

Réalisé par Gilles Paquet-Brenner
Film français
Avec Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance, Niels Arestrup...

L'histoire:

1942. Sarah et sa famille vivent dans un petit appartement dans le marais. Ils sont juifs et quand la police vient à leur porte pour emmener toute la famille au vel d'hiv', vers la déportation, Sarah arrive à cacher son petit frère dans un placard fermé à clé. Une fois arrivée en camp de tri, elle s'apperçoit vite de son erreur et n'a plus qu'une idée en tête: s'échapper pour aller le libérer. Plus de 60 ans plus tard, Julia a tout pour être heureuse: un mari aimant, un futur bébé et un travail passionnant de journaliste à Paris. Mais, alors qu'elle enquète sur la tragédie du vel d'hiv, elle apprend que l'appartement où ils vont emménager est le même qu'habitait une famille juive en 1942, celle de Sarah. Elle est alors intriguée par le destin de la petite fille et va chercher à tout prix à connaitre son histoire...



Mon avis:

Toute la première partie du film alterne flashbacks sur l'histoire de la petite fille et la vie actuelle de la journaliste. C'est un peu génant: l'histoire de Sarah paraît à vrai dire plus dramatique et passionnante que les problèmes de la belle Julia. Mais après réflexion c'est là que se trouve tout le message du film: comment fait on pour accepter l'héritage du vel d'hiv et de la déportation dans notre vie personnelle?
Peut être que comme Julia qui, alors qu'elle est enceinte, cherche à tout prix la vérité, et qui finira par se trouver marquée à jamais, et à commémorer tout cela en donnant le nom de Sarah à sa propre fille. Ou bien comme d'autres personnages nous commencerons par nier son existence pour s'en débarasser comme on peut revendre un appartement?
C'est en utilisant le destin de chacun des personnages, actuels ou passés, que le film aborde avec subtilité le thème du devoir de mémoire, sans violence ni accusation lourdingue. Très malin, le film l'est certainement. Il n'oublie pas de nous faire sourire avec des personnages attachants.
Bon, Kristin Scott Thomas est éblouissante, comme toujours. La petite Mélusine est également touchante.
On peut juste regretter que la tension retombe une fois la scène tragique du retour de la petite fille soit passée, et que, même si on ne s'embête pas vraiment dans la deuxième partie, on n'a plus l'impression d'être sur la même longueur d'onde.
En tout cas j'ai aimé ce film, très réaliste dans ses personnages, ses situations et son message.
Attendez vous aussi à verser votre petite larme (voire à pleurer à grands flots comme la jeune fille au rang derrière moi).

Ma note:


Bon film!

Aucun commentaire: