Les petits mouchoirs

Réalisé par Guillaume Canet
Film français
Avec François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, Jean Dujardin, Laurent Lafitte, Valérie Bonneton, Pascale Arbillot, Joel Dupuch, Anne Marivin...

L'histoire:

La bande de potes que forment Max, Marie, Vincent et les autres est un peu chamboulée par l'accident que vient de subir leur ami Ludo, et à cause duquel il se trouve à l'hopital presque dans le coma. Mais les vacances approchent et ils se retrouvent finalement tous sans leur ami dans la maison au bord de la mer où ils ont l'habitude d'aller chaque année. Ils forment quand même tous une sacrée brochette de personnages: Max, le plus riche de tous, est obsédé par le rangement et s'énerve pour un rien. Vincent, son meilleur ami, bien qu'il soit un père de famille heureux, vient de lui annoncer qu'il éprouvait des sentiments amoureux pour lui. Marie, elle, est une fille sauvage qui refuse de s'engager en amour. Eric trompe sa copine avec tout ce qui bouge. Quand à Antoine, il est persuadé que son ex l'aime encore, même si celle ci l'a quitté depuis un an. Chacun arrive avec ses obsessions et ses tricheries et les vacances s'annoncent donc mouvementées...

Mon avis:

Dans son 2ème film, Canet cherche à nous décrire l'ambiance chaleureuse de l'amitié entre potes, et trouve le style parfait, entre déconnades, prises de becs et moments intimistes pour arriver à ses fins.
Bon, bien sûr, la probabilité d'avoir autant de timbrés dans la même bande ne doit pas être bien forte dans la réalité vraie. Néanmoins on se laisse porter par leur bonhommie et la franche camaraderie qui est le moteur du film. On rit pas mal des personnages et de leurs manies: Cluzet bien sûr constamment sur les nerfs jusqu'à en devenir foldingue, Lafitte en amoureux aveugle qui ne voit pas que son ex ne l'aime plus, Lellouche en grand adolescent naïf, cotillard en rebelle baba cool, etc...
Les personnages sont impitoyablement caricaturés, et chacun pense d'abord à ses petits problèmes sans penser à celui des autres... tu parles d'amis! C'est assez juste comme réflexion, et des personnages comme ça, on en cotoie aussi pas mal dans la vie de tous les jours, non?
Perso j'ai pas vu passer les 2h35 du film, même si les scènes finales d'hommage à leur copain Ludo m'ont semblées un peu trop larmoyantes et superflues.
En conclusion, Guillaume Canet arrive à rester efficace, même si il change de registre avec un film plus intimiste. Il ne cherche pas forcément l'originalité (l'ambiance m'a fait penser à 4 mariages et un enterrement), utilise des ficelles déjà connues mais cherche avant tout à se faire plaisir (par exemple avec le long plan séquence d'intro), et à nous également.

Ma note:


Bon film!

Elle s'appelait Sarah

Réalisé par Gilles Paquet-Brenner
Film français
Avec Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance, Niels Arestrup...

L'histoire:

1942. Sarah et sa famille vivent dans un petit appartement dans le marais. Ils sont juifs et quand la police vient à leur porte pour emmener toute la famille au vel d'hiv', vers la déportation, Sarah arrive à cacher son petit frère dans un placard fermé à clé. Une fois arrivée en camp de tri, elle s'apperçoit vite de son erreur et n'a plus qu'une idée en tête: s'échapper pour aller le libérer. Plus de 60 ans plus tard, Julia a tout pour être heureuse: un mari aimant, un futur bébé et un travail passionnant de journaliste à Paris. Mais, alors qu'elle enquète sur la tragédie du vel d'hiv, elle apprend que l'appartement où ils vont emménager est le même qu'habitait une famille juive en 1942, celle de Sarah. Elle est alors intriguée par le destin de la petite fille et va chercher à tout prix à connaitre son histoire...



Mon avis:

Toute la première partie du film alterne flashbacks sur l'histoire de la petite fille et la vie actuelle de la journaliste. C'est un peu génant: l'histoire de Sarah paraît à vrai dire plus dramatique et passionnante que les problèmes de la belle Julia. Mais après réflexion c'est là que se trouve tout le message du film: comment fait on pour accepter l'héritage du vel d'hiv et de la déportation dans notre vie personnelle?
Peut être que comme Julia qui, alors qu'elle est enceinte, cherche à tout prix la vérité, et qui finira par se trouver marquée à jamais, et à commémorer tout cela en donnant le nom de Sarah à sa propre fille. Ou bien comme d'autres personnages nous commencerons par nier son existence pour s'en débarasser comme on peut revendre un appartement?
C'est en utilisant le destin de chacun des personnages, actuels ou passés, que le film aborde avec subtilité le thème du devoir de mémoire, sans violence ni accusation lourdingue. Très malin, le film l'est certainement. Il n'oublie pas de nous faire sourire avec des personnages attachants.
Bon, Kristin Scott Thomas est éblouissante, comme toujours. La petite Mélusine est également touchante.
On peut juste regretter que la tension retombe une fois la scène tragique du retour de la petite fille soit passée, et que, même si on ne s'embête pas vraiment dans la deuxième partie, on n'a plus l'impression d'être sur la même longueur d'onde.
En tout cas j'ai aimé ce film, très réaliste dans ses personnages, ses situations et son message.
Attendez vous aussi à verser votre petite larme (voire à pleurer à grands flots comme la jeune fille au rang derrière moi).

Ma note:


Bon film!

Piranha 3D

Réalisé par Alexandre Aja
Film américain
Avec Elisabeth Shue, Adam Scott, Jerry O'Connell, Kelly Brook, Ving Rhames, Christopher Lloyd, Steven R. Mc Queen

L'histoire:

Tous les ans sur les bords du lac Victoria a lieu la grande fête de Spring break, qui réunit tous les jeunes cons d'étudiants prêts à faire la teuf, se baigner et se faire des meufs. Sauf que cet année de biens étranges poissons vont s'inviter à la fête: des piranhas préhistoriques affamés de chair fraiche! Julie Forester, shérif du village, a donc fort à faire. Son ado de fils ferait bien lui aussi de se méfier, surtout quand il laisse tomber son baby sitting pour aller faire le guide au milieu du lac pour une équipe de tournage de film X...



Mon avis:


Variations sur le même thème...
En bon fan de vieux films d'horreur des années 80, Alexandre Aja nous pond un hommage bien ficelé au cinéma gore, et nous y met tout ce qui fait que ce genre de film marche à tous les coups. Comme un vrai chef cuistot, il mélange les vieux ingrédients pour nous refaire un nouveau plat avec un petit arrière goût de nostalgie... bien saignante! Et le pire c'est que ça n'a même pas le gout de réchauffé.
On pense beaucoup aux dents de la mer (avec Richard Dreyfuss dans la scène d'intro, et puis l'affiche quand même!), aux films de zombie (l'hallucinante scène de carnage dans le port). Seulement ce n'est pas parce que le film est un hommage à ces films que c'est un vrai film d'horreur: l'humour (parfois de mauvais gout) est là tout au long du film. Ce n'est pas non plus une parodie à la 'scary movie', mais je ne pense pas que le film ai vraiment fait peur à beaucoup de spectateurs... et c'est certainement intentionnel car en fait ça marche:
J'ai pris un réel plaisir à voir ce film, et sans me dire à aucun moment que je perdais mon temps. Un peu comme chez Tarentino: on ose reprendre les vieilles recettes pour refaire autre chose... sans se prendre au sérieux!

Un petit bémol quand même: l'action met quand même un long moment avant de s'installer, et on finit par attendre avec impatience le moment du festin de ces chers petits poissons.
Et puis aussi la 3D... j'adhère toujours pas!

Ma note:


Bon film!