The killer inside me

Réalisé par Michael Winterbottom
Film Américano-britannique
Avec Casey Affleck, Jessica Alba, Kate Hudson

L'histoire:

Lou est un jeune marshall dans une petite ville du Texas, au milieu des années 40. Mais sous ses airs de gendre idéal se cache un garçon légèrement dérangé, qui va se révèler peu à peu au contact de Joyce, superbe prostituée dont il va tomber amoureux. Celle ci pense avoir trouvé la combine: elle veut faire chanter le magnat du pétrole local et se tirer avec l'oseille, en compagnie de Lou. Mais celui ci a d'autres projets, des projets... sanglants!

Mon avis:

J'imagine bien les scénaristes du film s'amuser à décortiquer le roman dont il est issu, afin d'en rendre l'ambiance particulière. C'est vrai qu'un livre raconté à la première personne, surtout quand cette personne est un tueur en série, perd forcément de sa saveur quand il passe sur pellicule, où le point de vue subjectif s'efface.
On retrouve néanmoins une ambiance très sombre et glauque, avec des visages filmés de trés prés, des espaces fermés où sont emprisonnés les personnages. Et puis le personnage principal qui reste froid à tout instant, sans qu'à aucun moment on ne le quitte. Le film réussit bien donc à nous mettre mal à l'aise. Les scènes de violence, très brutales et très dures, finissent en détail le tableau.
Casey Affleck, vraiment épatant avec sa voix douce, son visage d'ange et son accent du Texas plus vrai que nature, arrive à camper un personnage à la fois inquiétant et incompréhensible dans son calme et sa froideur polie.
C'est peut être là l'un des défauts du film, le fait que le personnage principal, qui nous parle à la première personne, reste finalement très distant et énigmatique pour nous autre gens normaux. Car après tout, comment comprendre quelqu'un qui dit qu'il aime sincèrement une personne alors qu'il est en train de la défoncer à coup de poings et qu'il la regarde agoniser en buvant tranquillement son café?
Donc voilà ça donne un film inquiétant, intriguant, à voir certainement pour l'interprétation de Casey Affleck mais qui ne passionne pas vraiment à cause de son style et de son point de vue décalé. Un exercice de style réussi mais un peu décevant...

Ma note:


Bon film!


L'arbre

Réalisé par Julie Bertuccelli
Film franco-italo-australien
Avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies, Marton Csokas...

L'histoire:
Peter, Dawn et leurs 4 enfants vivent heureux dans une maison de la campagne australienne, nichée sous un immense arbre. Mais voilà que Peter meurt, victime d'une rupture d'anévrisme, alors que sa voiture va buter contre ce grand arbre. Chacun dans la famille tente de faire son deuil: l'ainé tente de prendre le rôle de l'homme de la famille, le bébé ne veut pas pronocer ses premiers mots, quand à la mère elle est partagée entre son chagrin et son désir envers un autre homme. La petite Simone, quand à elle, est persuadée que l'esprit de son père s'est incarné dans le grand arbre qui protège et envahit peu à peu la maison...


Mon avis:

Un film qui part d'une idée originale(elle même issue d'un roman) et qui arrive à la tenir jusqu'au bout avec beaucoup de pudeur. J'ai cru au début qu'avec un thème aussi simple, le film allait patauger sans que l'intrigue avance et sans véritable fin, mais en fait il n'en est rien j'ai passé un très bon moment.
Plutot que de nous rendre la situation dramatique à l'excès, la réalisatrice nous montre simplement quelque moments de vie de ces personnages qui tentent de faire leur deuil. Enfants comme parents, ils ont l'air très humains, semblant unis mais chacun restant seul face à son chagrin.
C'est poétique par moment, très imagé aussi, comme pour le cyclone qui ravage à nouveau le foyer après la mort qui avait déjà séparé la famille.
Les acteurs sont tous justes, Charlotte touchante et belle, et les enfants formidables. L'arbre est en lui même un acteur très présent, et à travers lui la nature sauvage et aride de l'Australie apparait dans toute sa splendeur.
A l'arrivée du générique de fin, tout le monde dans la salle est resté assis, comme pour rester un peu plus imprégné par l'esprit du film.

Ma note:


Bon film!

Plan B

Réalisé par Marco Berger
Film argentin
Avec Manuel Vignau, Lucas Ferraro , Mercedes Quinteros...

L'histoire:

Bruno est un mec glandeur et macho. Mais quand il apprend que son ex-copine (qu'il compte bien reconquérir) a un nouveau fiancé nommé Pablo, il décide d'appliquer le 'plan B': séduire Pablo en secret pour le pousser à lui laisser le champ libre. Sachant que Pablo a par le passé eu des aventures homosexuelles, ça semble être chose facile. Mais Bruno va bientôt se prendre à son propre jeu...


Mon avis:

Tout d'abord, le style du film qui fait très 'film d'auteur à la sauce nouvelle vague': long gros plans sur les visages des personnages en pleine réflexion, images de la ville embrumée sur fond de son assourdissant... Du coup cette histoire qui aurait pu donner un petit film sympathique devient tout de suite plus cérébral!
En un sens c'est pas si mal car le coté brutal et torturé aide à rendre l'ambiguité des personnages confrontés à une situation inatendue (celle du gros macho qui découvre l'homo qui se cache en lui). L'acteur qui joue le personnage de Bruno est d'ailleurs très bon à ce jeu là.
Mais bon dieu que c'est long! A force de gros plans sur des héros en plein questionnement, j'ai fini moi aussi par me demander ce que je faisais là! Ca se répète et ça n'avance pas! J'ai eu le courage de rester jusqu'à la fin mais j'ai vu au moins 4 ou 5 spectateurs se barer en plein milieu du film.
Je n'irais pas jusqu'à dire que Plan B est un plan foireux mais bon... la prochaine fois j'irai directement au plan A!

Ma note:


Bon film!

Le dernier maitre de l'air

Réalisé par M. Night Shyamalan
Film américain
Avec Noah Ringer, Dev Patel, Nicola Peltz...

L'histoire:

Nous sommes dans un monde régit par 4 éléments: air, eau, terre et feu. Quatre peuplades, chacune sous la protection d'un élément, vivent en paix. Parmis eux les maitres des éléments qui peuvent contrôler l'air, l'eau , la terre ou le feu. Seul l'avatar, un être réincarné, peut contrôler les 4 éléments et ainsi parler aux esprits. Mais voilà, le dernier avatar a disparu depuis 100 ans et le peuple du feu en a profité pour anéantir le peuple de l'air et soumettre les autres peuples à leur tyrannie. Tout change quand Sokka et Katara, deux jeunes frères et soeur du peuple de l'eau découvrent Aang, le dernier avatar, en hibernation au beau milieu des glaces. Le jeune Zuko, prince héritier du royaume du feu, est déjà à sa poursuite: banni par son père, il ne pourra rentrer chez lui que si il capture l'avatar.
Tout espoir n'est donc pas perdu, sauf que Aang n'a que 12 ans et que même si il contrôle l'air à la perfection, il lui reste à apprendre la maitrise des 3 autres techniques afin d'espérer libérer le monde du joug du peuple du feu...


Mon avis:

Apparté: J'ai vu ce film en 3D hier soir, à l'Aquaboulevard. Or 'Le dernier maître de l'air' n'a pas été tourné en 3D et ceux ci ont été rajoutés par la suite... On se demande bien pourquoi car ça n'apporte vraiment rien, la 3ème dimension étant à peine notable. A la limite ils auraient laissé le film en 2D il aurait été plus beau qu'à travers ces grosses lunettes noires... Et dire qu'ils nous font payer un supplément pour ça! Un scandale!

Mais tout cela n'enlève rien aux qualités du film. Celui ci est l'adaptation d'une série de Dessin animés qui ont eu un très grand succés aux états unis, et l'adaptation reste assez fidèle apparemment(d'après l'avis de quelques amis qui se sont déjà rués sur la série télé). D'ailleurs ça m'a fait un peu penser aux 'Mystérieuses cités d'or' de mon enfance, avec ses enfants héros détenteurs de secrets mystiques et l'aspect 'culture ancestrale'. C'est vrai que les auteurs initiaux ont parfaitement su créer un monde original, en s'inspirant de la culture chinoise, et inventer des personnages forts et pas si enfantins que ça, ce qui doit rendre la série passionnante.
Malheureusement la réalisation de Shyamalan cherche à rester un peu trop fidèle à la série, et se voit obligé de compacter 20 épisodes de 24 minutes en 1h40 de film. Ca se voit pas mal, avec tous les alller-retour et les rebombissements de l'intrigue. On trouve les personnages attachants, mais on reste frustrés de ne pas avoir le temps d'apprendre à les connaitre. D'autant plus que les acteurs restent très bons et l'image sait rester efficace. Il faudrait apprendre à couper, M. Night!
Donc voilà: une histoire et un univers fascinants, un film bien fait mais qui donne surtout envie d'aller voir du coté du dessin animé. Et en plus ça permettra de connaitre la suite, car il s'agira apparemment d'une trilogie!

Ma note:


Bon film!


Le Dernier Maître de l'air : Bande-annonce 3 VF
envoyé par Paramount_Pictures_France. - Regardez des web séries et des films.

L'age de raison

Réalisé par Yann Samuell
Film français
Avec Sophie Marceau, Jonathan Zaccaï, Marton Csokas, Michel Duchaussoy

L'histoire:

Margaret est une femme d'affaire pressée. Elle a de hautes responsabilités dans une grande entreprise et est fiancée à l'un de ses collègue britannique. Mais aujourd'hui c'est son anniversaire et elle reçoit la visite d'un vieux notaire à la retraite venu tout droit d'un petit village de Provence. Celui ci doit lui remettre tout un tas de lettres écrites par une petite fille de 7 ans, Marguerite, qui n'est autre que... margaret elle même! Il avait été engagé par Marguerite pour lui transmettre ces lettres adressées à elle même pour qu'elle se rappelle ses rêves de petite fille. Margaret n'a pas vraiment envie de bousculer sa vie d'adulte avec ces souvenirs qu'elle tente d'oublier, et pourtant...



Mon avis:

Un film qui ne manque pas d'originalité, surtout quand il cherche à mettre en avant l'espièglerie de l'enfance, à grand coup de séquences flashback colorées et de petit dessins animés-collage, qui apparaissent à chaque fois que l'on se plonge dans la lecture des lettres de Marguerite, toujours pleines de malice et de fraicheur. Comme par exemple la scène où les enfants creusent un trou à travers la terre pour envoyer au bout du monde du pain aux enfants qui ont faim.
Magnifier l'idéalisme naïf de l'enfance, ce film réussit bien son coup, avec une Sophie Marceau toujours ausi douée en businesswoman très occupée, soupe au lait et sur les nerfs, confrontée malgrés elle à la curiosité de redécouvrir ses rêves d'enfant.
Bien sûr le thème du héros qui oublie son passé quitte à perdre son âme, on a déjà vu ça dans bien des films, mais le ton ici est moins conventionnel. Ca en devient un peu pompeux par moment, et à vrai dire le réalisateur ne réussit peut être pas son pari, à savoir inviter le spectateur à réfléchir à ce qu'il a fait de ses rêves d'enfant.
En tout cas moi j'ai bien aimé ce film pour son ton et sa forme originale sur un sujet qui pourrait être bateau...

Ma note:


Bon film!