Inception

Réalisé par Christopher Nolan
Film Amércicano-britannique
Avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Ellen Page, Cilian Murphy, Michael Caine, Joseph Gordon-Levitt, Ken Watanabe, Tom Hardy, Tom Berenger

L'histoire:

Dom Cobb est expert en manipulation de rêves: à l'aide de son équipe il peut s'infiltrer dans les rêves des gens et leur dérober inconsciemment leurs secrets les plus intimes. Mais au fond de lui, il cache l'ombre de sa femme, morte, qui apparait et perturbe subitement les rêves qu'il dirige. Sous mandat d'arrêt international, il souffre de plus de ne pas pouvoir rejoindre ses enfants coincés aux états unis. Mais il est alors embauché par le président d'une multinationale pour effectuer une opération des plus périlleuse: insérer une idée nouvelle dans la tête d'un de ses concurrents. En échange il pourra rejoindre ses enfants. Dom va donc recruter une nouvelle équipe, et notamment une jeune architecte de rêve à qui il va devoir apprendre le métier, et dévoiler tous ses secrets...

Mon avis:

Inception...Déception? Non juste quelques défauts de conception...
Tout d'abord j'ai trouvé que l'idée originale qui soutient la trame du film, à savoir le fameux système de contrôle qui influence les rêves, était vachement complexe. Tellement complexe que Nolan passe au moins trois quart d'heure à nous en expliquer le fonctionnement: l'architecte d'environnement qui crêé le décors mais pas les personnages, le subconscient qui se retourne contre les intrus, les différents niveaux de rêve, le temps disloqué et puis le fait que tuer quelqu'un en rêve lui permet de se réveiller, sauf si il a pris un puissant somnifère auquel cas il tombe dans les rêves et le coma etc... etc... Du coup ça alourdit un peu le récit... et puis j'avoue que je suis pas sûr d'avoir tout compris!
Pour un film sur les rêves, je m'attendais aussi à quelquechose de plus onirique, un petit peu comme dans les mondes imaginés par Gilliam dans le film "l'imaginarium du docteur Parnassius". Au lieu de ça, le monde des rêves ressemble au monde réel, ou plutôt à un film à la James Bond, avec des flingues et des cascades dans tous les sens... J'espère que mon rêve de cette nuit ne sera pas aussi mouvementé!
Il nous reste quand même un film ludique, qui joue sans cesse sur l'aspect "rêve dans le rêve" des personnages, et des énigmes qui restent ou pas sans réponse (du style: est ce que nous sommes dans la réalité ou dans un rêve?).
C'est bizarre le thème fait un peu penser à Shutter Island finalement, en moins névrosé...
Le film garde donc un certain mystère un peu jouissif, y compris dans son dénouement.
Et on sent quand même que tout le monde s'est investi dans ce film: un bon casting avec des acteurs connus dans des second rôles (celui de Marion Cotillard notamment, tragique), des effets spéciaux qui servent l'histoire et ne font pas 'tape à l'oeil' quelques idées originales et un scénario sans failles.
Bon film donc même si je l'avoue, pour les raisons sus-sitées, je n'ai pas pris mon pied.

Ma note:


Bon film!

Tamara Drewe

Réalisé par Stephen Frears
Film britannique
Avec Gemma Arterton, Roger Allam, Bill Camp...

L'histoire:

Mr et Mme Hardiment possèdent une maison d'hôte bien particulière située dans un petit village. Celle ci est réservée aux écrivains en mal d'inspiration et qui viennent se ressourcer au milieu de la campagne anglaise. Mr Hardiment est d'ailleurs un écrivain de romans très connu dont le héros est un grand séducteur romantique. C'est également un mari volage qui trompe sa femme. Il y a aussi Glen, écrivain biographe un peu timide, Andy, le beau et jeune jardinier, et Jody et Casey, les 2 petites chipies du village. Tout ce petit monde est alors chamboulé par le retour de Tamara, ancienne gamine du coin devenue journaliste, de retour dans sa demeure familiale pour y écrire son roman. Après s'être faite refaire le nez, elle a pri conscience du pouvoir que peut lui donner sa nouvelle beauté et est prête à en user pour obtenir vengeance...


Mon avis:

Pas très enthousiasmé par cette comédie de Stephen Frears...
Tout d'abord l'histoire, sur fonds de chassé croisé amoureux, où chacun aime l'autres sans oser se l'avouer, etc... On a déjà vu ça 100 fois et après tout pourquoi pas mais bon: après le Nième rebondissement on finit par se demander où ils veulent en venir, et le dénouement finit par arriver mais en attendant que de confusions...
Ce n'est pas que le film soit mal fait: les personnages sont tous très originaux et très bien vus, caricaturaux sans être déshumanisés. Comme par exemple des personnages secondaires comme la star de rock à l'ego surdimensionné, ou bien les deux adolescentes qui finissent par prendre de l'importance dans le film et devenir les fils rouges de toute l'histoire...
Et puis aussi certaines situations étaient très drôles et j'ai ri de bon coeur.
Alors je sais pas... Ca m'a juste donné l'impression d'un film léger, qui n'allait pas assez loin dans la déconnade pour être une grosse comédie (c'était certainement voulu) et qui ne voulait pas aller non plus vers quelquechose d'autre. Un truc sans ambition quoi.
Déçu donc.

Ma note:


Bon film!


Petits meutres à l'anglaise

Réalisé par Jonathan Lynn
Film franco-britannique
Avec Bill Nighy, Rupert Grint, Emily Blunt, Rupert Everett...

L'histoire:

A 55 ans, Victor Maynard a tout d'un vieux gentleman célibataire anglais, sauf que Victor est... tueur à gages! C'est même l'un des plus réputés, pour son professionnalisme et son flegme britannique. Dernier descendant d'une longue lignée de professional killer, sa vieille mère se fait du souci quand elle voit qu'à son age celui ci n'a toujours pas trouvé d'épouse. Mais engagé pour assassiner une jeune cleptomane arnaqueuse, il va sur un coup de tête tomber amoureux de la belle et lui proposer de la protéger, en emmenant avec lui le jeune Tony, garçon un peu paumé qu'il décide de prendre comme apprenti. Mais son employeur n'est pas tout à fait d'accord et va lancer à leur poursuite le numéro deux des tueurs à gage, l'abominable Dixon...


Mon avis:

Ce film est le remake anglais du film français 'Cible émouvante' de Pierre Salvadori qui date de 1993.
Au premier abord on peut dire que l'adaptation respecte vraiment le film original. Bien que je l'ai vu il y a bien longtemps, les souvenirs n'ont pas arrêté d'affluer pendant tout le film. Les situations, les personnages, même les dialogues semblent juste avoir été traduits en anglais. Jusqu'aux acteurs: Bill Nighy, avec son flegme tout britannique et sa moustache, apparaît en parfait sosie de Jean Rochefort, et physiquement Emily Blunt ressemble un peu à Marie Trintignant. Il n'y a que Rupert Grint qui ne ressemble pas trop à Guillaume depardieu, mais en tout cas le personnage reste le même...
Il doit quand même y avoir quelque idées rajoutées dans le scénario(les courses poursuites par exemple) mais personnellement j'ai trouvé le mimétisme presque parfait: Alors que Rochefort apprend l'anglais avec une cassette: "fly flew flown", Nighy apprend le français: "je vole je volais j'ai volé"...
En un sens, c'est aussi un des sujets du film car toute l'aventure commence par une arnaque concernant la copie d'un Rembrandt...
Du coup je ne sais pas trop quoi en penser de ce film: le film de Salvadori des années 90 étant déjà génial, et celui ci étant sa copie conforme, il ne peut être qu'aussi drôle, décalé et malin que son modèle. Ce qui est amusant c'est de constater que l'humour du film français était finalement très british, car il trouve tout naturellement sa place dans le paysage anglais.
Donc voilà: j'ai passé un très bon moment avec ce film bourré d'un humour pince sans rire très particulier... même si c'est du déjà vu quelque part!
Donc voilà: j'ai passé un très bon moment avec ce film bourré d'un humour pince sans rire très particulier... même si c'est du déjà vu quelque part!

Ma note:


Bon film!


Toy Story 3

Réalisé par Lee Unkrich
Film américain
Avec Avec Tom Hanks, Tim Allen, Michael Keaton...

L'histoire:

On retrouve Woody, Buzz et toute la petite troupe des jouets du jeune Andy, sauf que le moral n'est plus au beau fixe: Andy a maintenant 17 ans et même si il les garde nostalgiquement dans un vieux coffre à jouet, il est temps de quitter la maison et de reléguer ceux ci au grenier. Les jouets acceptent plus ou moins leur destin sauf que par un malencontreux concours de circonstances ceux ci se retrouvent envoyés à la garderie. Ils sont alors maltraités par les tout petits qui les tordent, les jetent, les utilisent comme pinceau... L'univers des jouets de la garderie est dirigé par Tolsto, un ours en peluche qui sent la fraise mais tyranique, qui n'est pas vraiment d'accord pour les laisser repartir chez Andy...


Mon avis:

Grève des projectionnistes oblige, je n'ai pas eu trop le choix hier soir... Il ne restait plus que Toy Story 3 (apparemment les films d'animation n'ont pas besoin de projectionniste). De toute façon je ne suis pas très difficile, et puis ça m'a permis de retrouver un peu de mon âme d'enfant!
Tout d'abord, je trouve que les techniques d'animation en image de synthèse ont vachement évolué depuis le premier épisode: les images sont plus complexes, on ose montrer les êtres humains en gros plan... Et même si au niveau scénario ça n'atteint pas les sommets de l'originalité (comparé à d'autres films d'animation de chez Pixar), Toy Story c'est quand même le film qui a ouvert la voie (il y a 15 ans).
Les gens de chez Pixar ont encore trouvé un très bon (et ultime) prétexte pour relancer nos héros dans l'aventure, en faisant mouche encore une fois avec une histoire qui évoquera certainement à chacun de nous des souvenirs empreints de nostalgie en retrouvant à l'écran nos jouets chéris (où il est mon téléphone à roulette?).
J'ai donc ressenti ce film comme un véritable hommage à l'enfance, peut être encore plus que les 2 épisodes précédents. D'autant plus qu'il apparaît plus mature, cruel par moment (avec le sort réservé aux jouets oubliés) et une histoire pleine de références (le jardin d'enfant comparé à une véritable prison, l'homosexualité refoulée de Ken, ou bien quand les héros attendent leur mort tragique dans le brule-ordure), plus adulte que jamais. Je dirais même sombre.
Beaucoup de gens riaient à gorge déployée dans la salle. Moi je sais pas, j'ai eu du mal. J'ai beaucoup apprécié le film, mais ce n'est pas pour son humour. Plus pour son coté nostalgique qui m'a fait penser au placard qui se trouve chez mes parents... Tiens la prochaine fois que je rentre j'irais voir si ils sont toujours là, mes vieux jouets... snif snif...

Ma note:


Bon film!