Greenberg

Réalisé par Noah Baumbach
Film américain
Avec Ben Stiller, Greta Gerwig, Rhys Ifans...

L'histoire:

A Los Angeles, la jeune Florence est femme-à-tout faire pour la famille Greenberg: elle s'occupe des enfants, des courses, du chien... et coté coeur rien de neuf. Elle se remet doucement d'une rupture sentimentale et rêvant de devenir chanteuse. Et quand les Greenberg partent en voyage au Vietnam pour un mois, elle aimerait avoir un peu de répis. Ce serait sans compter le frère de mr Greenberg, Roger, qui débarque de New York pour habiter la maison. Il sort d'hopital suite à une grave dépression. Un peu déboussolé, il ressasse sans cesse le passé et sa jeunesse, retrouve des anciens potes avec qui il avait fondé un groupe et qu'il a laissé tomber, et passe ses journées à écrire des lettres de protestation contre Starbuck'coffee, Pan Am, etc... Touchée par sa fragilité, Florence se sent attirée par lui, alors que Roger continue d'agir de façon complètement désordonnée...


Mon avis:

Ben Stiller est totalement méconnaissable. A des kilomètres du gars sympa, marrant et propre sur lui de tous ses autres films, il est ici fragile, limite inquiétant en trentenaire dépressif et acariate. Il ne parle que de lui, ressasse le passé, devient totalement imprévisible. On voit que quelque chose cloche...
Au niveau des thèmes, dans ce film, on se croirait en plein dans un Woody Allen, mais sans les répliques droles et qui font mouche. En fait ça n'a rien d'une comédie, même si le personnage principal de Roger, agaçant et ridicule dans ses tentatives de fuir toute responsabilité, prête à rire. Et on ne peut pas dire que ce soit dramatique pour autant...
Etant donné le sujet du film le réalisateur ne s'en sort pas si mal: on ne s'embête pas et la plupart des personnages sonnent juste. Ils sont surtout vus sous un angle très réaliste, avec leurs imperfections et filmés avec intelligence. Je peux donc récompenser le cinéaste pour sa tentative de présenter la vie de façon moins hollywoodienne. La bande son participe aussi à l'ambiance intimiste du film.
Donc un genre de cross over entre Woody Allen (pour les gens qui parlent sans arrêt d'eux même et qui regrettent d'avoir raté leur vie) et John Cassavettes (pour l'aspect un peu imprévisible des personnage et la rudesse des situations).

Je ne dirais pas que je me suis ennuyé mais bon... l'impression d'avoir déjà vu ça dans d'autres films fait que celui ci ne restera pas dans les annales...

Ma note:


Bon film!

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