I love you Phillip Morris

Sortie le 10 février 2010
Film américain
Réalisé par Glenne Ficarra, John Requa
Avec Jim Carrey, Ewan McGregor, Leslie Mann...

L'histoire:

Steven Russel est un personnage fantasque: marié 1 enfant, il subit un choc quand il rencontre sa mère génitrice qui l'a abandonné à la naissance. A cela s'ajoute un accident où il frole la mort. Il décide alors d'arrêter de vivre une vie qui n'est pas la sienne: il assume enfin son homosexualité et déménage au soleil de californie. Mais la vie de gay coute cher, et il devient vite le roi de l'arnaque à la carte de crédit, ce qui le mène droit en prison (ça, c'était l'intro). Là ses petites magouilles reprennent, mais il tombe éperdument amoureux d'un autre prisonnier, Philip Morris, jeune homme pur et naïf. Pour lui il va tout tenter: partager sa cellule puis les faire sortir de prison. Une fois dehors, ils s'installent définitivement ensemble. Mais Russel continue ses arnaques de plus en plus grosses en essayant de cacher la vérité à Philip. Il ment à tout le monde et surtout à lui même. Leur amour y résistera-t-il?



Mon avis:
Parfois y'a des histoires qui sont difficiles à raconter...
Il faut dire que la vie du vrai Steven Russel - car ce type existe réellement - est tellement riche d'évènements incroyables, de rebondissements et de pérégrinations grand guignolesques qu'on a du mal à croire que ça a vraiment eu lieu. C'est vrai quoi: un roméo homosexuel, avec 169 de QI, adepte de l'arnaque et de l'usurpation d'identité, et qui finit par purger une peine de prison de 144 ans dans une prison du Texas, quoi de plus improbable?
Du coup le film ne sait plus de quel coté aller: après une introduction déjà très fournie (où on nous raconte au pas de course toute la vie d'avant du héros: son mariage, son accident, son premier petit ami et sa première condamnation), le film oscille entre grosse comédie à l'humour grinçant et véritable histoire d'amour (très touchante d'ailleurs, grace à un duo d'acteurs très impliqué: surtout Ewan Mc Gregor éblouissant dans son personnage de jeune gay naïf et pur - plus vrai que nature- sans tomber dans les clichés). Entre les mille et unes évasions et tentatives de Russel pour reconquérir Philip, c'est un peu le cafouillage...
L'histoire aurait peut être méritée d'être simplifiée, même si au final les réalisateurs ne se débrouillent pas si mal.
Ca marche aussi grace au petit gout de fruit défendu qu'a le film: l'aspect "underground" et hors norme de l'histoire. Les valeurs familiales de l'amérique profonde sont retournées comme un gant pour nous montrer le monde décalé de nos 2 héros, capables de tomber amoureux dans un endroit improbable: la prison (Par exemple la scène où Philip trouve très romantique que son amant ai payé quelqu'un pour tabasser l'un de ses voisins de couloir qu'il trouvait trop bruyant).
Ce genre d'humour très second degré rajoute de l'intérêt au film, mais explique aussi pourquoi les producteurs ont eu du mal à réunir les fonds pour le produire dans une amérique assez conservatrice (et c'est Luc Besson qui a finalement sauvé l'affaire).
Donc malgrés quelques réserves le film reste attachant par son sujet, par l'amour très naïf et pur qui lie Russel et Philip et qui explose à l'écran jusqu'à la fin. Dommage que l'aspect "roi de l'arnaque" vienne brouiller les pistes de cette histoire... mais bon d'un autre coté y'avait pas trop le choix... c'est comme ça que ça s'est passé en vrai!

Ma note:


Bon film!



1 commentaire:

Mr Cé a dit…

encore un film que je voulais voir et qui n'est resté pas plus de 2 semaines dans ma ville...bon ben je vais attendre le DVD ou son passage sur canal +. :s