Tout ce qui brille

Sortie le 24 mars 2010
Film Français
Réalisé par Géraldine Nakache, Hervé Mimran
Avec Leïla Bekhti, Géraldine Nakache, Virginie Ledoyen, Audrey Lamy

L'histoire:
Lyla et Eli sont deux véritables copines, à la vie à la mort. Même banlieue, même HLM. Elles partagent tout, y compris leur rêve de quitter leur petit monde et pénétrer la haute société. L'occasion se présente quand lors d'une soirée dans une boite de Paname elles rencontrent Agathe et Joan, 2 jeunes filles de la haute à qui elles décident de cacher leurs origines modestes. Lyla en particulier rencontre un jeune homme qu'elle ne laisse pas indifférent. Elle est prête à tout pour le suivre et quitter sa banlieue... y compris laisser tomber sa meilleure amie?


Mon avis:

Tout ce qui brille... vaut de l'or!

Un film qui ne cherche pas l'originalité mais l'authenticité, qui ne cherche pas l'esbrouffe mais l'intimité. Un film fait avec amour, et ça se voit. Géraldine Nakache, en plus de former un formidable duo à l'écran avec son amie Leïla Bekhti, nous décrit le monde d'où elle vient et qu'elle aime.

On est tout de suite séduit par ce couple de copines qui n'ont pas leur langue dans leur poche, et on se laisse très vite entrainer dans leur monde de jeunes banlieusardes qui rêvent de devenir des princesses.
Tout ça sans nous prendre la tête avec des questions existentielles ni des considérations sociologiques sur la banlieue, mais sur un ton amusé et drôle, sans pour autant tomber dans la caricature franchouillarde style 'la vérité si je mens'.

Tout est en fait très juste dans ce film: les dialogues, les rapports entre les personnages... ça fourmille d'idées et de détails...
Bien sûr, l'intrigue suit un schéma qu'on a déjà vu 100 fois: l'amitié brisée par les rêves de gloire, tout ça... jusqu'à la conclusion du film: "La vie est belle tant qu'on a des amis". Mais l'originalité et la fraicheur du regard que posent les auteurs, et la pèche des personnages fait que j'ai beaucoup aimé ce film... même si je ne suis pas une gamine de 20 piges qui rêve de prince charmant dans sa banlieue, et que oui j'avoue j'aime les mochi mochi.

Ma note:


Bon film!

Blanc comme neige

Sortie le 17 mars 2010
Film Français
Réalisé par Christophe Blanc
Avec François Cluzet, Louise Bourgoin, Olivier Gourmet, Jonathan Zaccaï, Bouli Lanners

L'histoire:

Maxime a réussi dans la vie: une épouse belle et intelligente, une petite fille, une villa superbe sur les hauteurs de Marseille. Tout cela grace à son travail de vendeur de voitures de luxe. Mais tout chavire quand son associé et ami Simon meurt dans un accident de voiture. Maxime est contacté par des gangsters finlandais, avec qui Simon avait fait affaire, et qui lui réclament une somme astronomique. Maxime comprend très vite que la mort de Simon n'était pas un accident. Il décide de faire appel à ses 2 frères, marginaux dont l'ainé a déjà fait de la taule, pour le tirer d'affaire. Mais tout ne se passe par vraiment comme prévu et pour Maxime et sa famille, c'est une rapide descente aux enfers qui commence...


Mon avis:

"Monsieur tout le monde dans l'enfer du polar."

Un vrai thriller avec des fusillades, du sang, des méchants pas commodes et une ambiance tendue. Des moments intenses où la vie de notre héros et de ses proches ne tient qu'à un fil. Une histoire pleine de rebondissements avec un rythme haletant sur un thème pourtant classique: un chantage, un danger, un secret, et un héros qui plutôt que d'avertir la police et risquer de perdre sa vie tranquille, tente de régler les choses à sa manière et va jusqu'à perdre son ame...
Sauf que les personnages de ce film sont des pauvres types commes vous et moi. Ils ont vu des films de ce genre au cinéma et pensent que dans la vraie vie ça se passe comme dans les films mais bon... c'est pas si facile que ça et ils ont bien du mal à assurer et à ne pas paniquer face à des évènements qui leur échappent. En bon looser qui se respectent, et jusqu'à la fin, leurs plans vont échouer.
On rit par moment, surtout quand on les voit foncer dans leur délire et rater l'occasion de s'en sortir, mais on frissone aussi face aux dangers qui les guettent. En tout cas les personnages sont d'une grande justesse, même les personnages secondaires. Même si je trouve que Cluzet en fait quand même un peu trop.

C'est donc une réussite que ce film très malin qui arrive à revisiter le thème du thriller en lui confrontant des personnages bien réels.

Ma note:


Bon film!


Les chèvres du Pentagone

Sortie le 10 Mars 2010
Film américain
Réalisé par Grant Heslov
Avec George Clooney, Ewan McGregor, Jeff Bridges, Kevin Spacey

L'histoire:

Le jeune journaliste Bob Wilton, que sa femme vient de quitter, noie son chagrin dans un hotel du Koweit, en attendant son laisser-passer pour aller couvrir l'invasion américaine en Irak. Il fait la connaissance de Lyn Cassady, personnage étrange qui prétend faire partie d'une unité bien particulière de l'armée américaine: la new earth army, des soldats aux pouvoirs paranormaux, genre de guerriers jedi, avec à leur tête le charismatique capitaine Bill Django aux méthodes très peace and love. Il est en mission secrête et propose au journaliste de l'accompagner dans le désert. Bob saisit sa chance de faire un scoop. Durant le voyage, Lyn lui raconte donc l'histoire des soldats paranormaux, de leurs tentatives de voyager par le mental, de traverser les murs, de tuer des chèvres par la seule force de la pensée. Mais d'autres dangers les guêtent...


Mon avis:

Toi aussi, comme ewan Mc Gregor, deviens un guerrier Jedi!

J'ai rarement vu un film avec autant de second degré, et pourtant c'est inspiré de faits réels! Dés le début, nos soldats du paranormal paraissent ridicules à souhait, tellements naïfs et caricaturaux: de vrais gamins qui se prennent pour des super héros, s'imaginent qu'ils peuvent dissoudre les nuages par la pensée, tuer un ennemi (mais pas tout de suite) avec une petite tape... Tout cela avec un sérieux imperturbable et un accent amerloque de base.
Le beau George est donc parfait dans ce rôle tout en suggestion, tout comme Ewan "Obi wan" Mc Gregor, qui semble découvrir avec effarement l'existence de guerriers jedi. Toute cette brochette de cinglés finissent par devenir attachants, surtout si l'action se situe en Irak pendant la guerre, avec quelques scènes bien pensantes où la réalité de la vie des autochtones se confronte à la bétise de l'armée US.
C'est donc un véritables pamphlet antimilitariste et antiaméricain réussi qui se cache derrière cette comédie.
Néanmoins, si le film est très efficace et tient ses promesses, il ne cherche pas l'originalité et il lui manque encore ce petit quelquechose pour qu'il sorte du lot (comme par exemple les frères Cohen à la caméra, le style d'humour de ce film étant très proche de leur univers).
Une mécanique bien huilée donc qui m'a fait passer un bon moment et qui me donne moi aussi envie de me concentrer, de prendre mon élan et d'essayer de traverser ce mur... une autre fois!

P.S.:
Si les différents personnages du film n'ont pas véritablement existé, ils sont inspirés de vrais militaires ayant participé à la New Earth army.
Peter Straughan, scénariste : "Les gens vont penser que nous avons ajouté tout ce qui est complètement dingue et loufoque, mais en fait tout est vrai. Toutes ces choses comme essayer de passer à travers les murs, ou tuer un hamster du regard, sont tirées d'expériences réalisées par l'armée ou la CIA dans les années 60, 70 et 80. Certaines des scènes les plus incroyables du film sont tirées mot pour mot des entretiens réalisés par Ron Jonson." Les documents officiels sur le First Earth Battalion sont encore classés secrets.

Ma note:


Bon film!



Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising

Sortie le 10 Mars 2010
Film britanno-danois
Réalisé par Nicolas Winding Refn
Avec Mads Mikkelsen, Maarten Steven, Jamie Sives...

L'histoire:

Nous sommes à l'époque des derniers celtes et de l'avènement du christianisme... Un homme étrange, défiguré et muet, esclave d'une tribu du nord, est utilisé dans des combats à morts lors desquels les chefs de clan parient. Il profite d'un transfert pour s'échapper et massacrer ses geoliers, à l'exception du jeune garçon qui le nourrissait. Celui ci devient son compagnon de route. Ils rencontrent alors un groupe de guerriers chrétiens qui leur proposent de se joindre à eux pour aller guerroyer en terre sainte. Mais le voyage ne va pas se passer comme prévu...


Mon avis:

Un film mystique, énigmatique et grave... un peu trop grave.

Tout d'abord un film avec de très belles images: de superbes couleurs criardes, des paysages mystérieux, froids et dans le brouillard. Et puis une musique tout aussi étrange et torturée. Très space quoi... Voilà de quoi déjà situer l'atmosphère du film, qui réussit bien à transmettre son coté sombre.
Donc l'ambiance qui règne ici est définitivement pesante et lourde. Les dialogues sont rares ou énigmatiques. Chaque personnage (qui n'ont d'ailleurs pas de nom) ne s'exprime que pour dire quelquechose d'important.
Tout ça finit quand même par devenir un peu lourd, à force de gravité et de lenteur, et on se surprend d'avoir envie de rester jusqu'à la fin du film, partagé entre le bonheur de voir un film au sujet et à la forme originaux (c'est vrai ç'aurait pu être un film d'action comme tant d'autres, mais l'aspect torturé et prophétique de la réalisation emporte tout) et entre la souffrance de devoir subir les séquences interminables et énigmatiques de ce film.

Donc voilà un film à part: je peux pas dire que j'ai pris mon pieds à le voir mais je ne peux pas nier non plus qu'il a été fait avec talent.

Ma note:


Bon film!

I love you Phillip Morris

Sortie le 10 février 2010
Film américain
Réalisé par Glenne Ficarra, John Requa
Avec Jim Carrey, Ewan McGregor, Leslie Mann...

L'histoire:

Steven Russel est un personnage fantasque: marié 1 enfant, il subit un choc quand il rencontre sa mère génitrice qui l'a abandonné à la naissance. A cela s'ajoute un accident où il frole la mort. Il décide alors d'arrêter de vivre une vie qui n'est pas la sienne: il assume enfin son homosexualité et déménage au soleil de californie. Mais la vie de gay coute cher, et il devient vite le roi de l'arnaque à la carte de crédit, ce qui le mène droit en prison (ça, c'était l'intro). Là ses petites magouilles reprennent, mais il tombe éperdument amoureux d'un autre prisonnier, Philip Morris, jeune homme pur et naïf. Pour lui il va tout tenter: partager sa cellule puis les faire sortir de prison. Une fois dehors, ils s'installent définitivement ensemble. Mais Russel continue ses arnaques de plus en plus grosses en essayant de cacher la vérité à Philip. Il ment à tout le monde et surtout à lui même. Leur amour y résistera-t-il?



Mon avis:
Parfois y'a des histoires qui sont difficiles à raconter...
Il faut dire que la vie du vrai Steven Russel - car ce type existe réellement - est tellement riche d'évènements incroyables, de rebondissements et de pérégrinations grand guignolesques qu'on a du mal à croire que ça a vraiment eu lieu. C'est vrai quoi: un roméo homosexuel, avec 169 de QI, adepte de l'arnaque et de l'usurpation d'identité, et qui finit par purger une peine de prison de 144 ans dans une prison du Texas, quoi de plus improbable?
Du coup le film ne sait plus de quel coté aller: après une introduction déjà très fournie (où on nous raconte au pas de course toute la vie d'avant du héros: son mariage, son accident, son premier petit ami et sa première condamnation), le film oscille entre grosse comédie à l'humour grinçant et véritable histoire d'amour (très touchante d'ailleurs, grace à un duo d'acteurs très impliqué: surtout Ewan Mc Gregor éblouissant dans son personnage de jeune gay naïf et pur - plus vrai que nature- sans tomber dans les clichés). Entre les mille et unes évasions et tentatives de Russel pour reconquérir Philip, c'est un peu le cafouillage...
L'histoire aurait peut être méritée d'être simplifiée, même si au final les réalisateurs ne se débrouillent pas si mal.
Ca marche aussi grace au petit gout de fruit défendu qu'a le film: l'aspect "underground" et hors norme de l'histoire. Les valeurs familiales de l'amérique profonde sont retournées comme un gant pour nous montrer le monde décalé de nos 2 héros, capables de tomber amoureux dans un endroit improbable: la prison (Par exemple la scène où Philip trouve très romantique que son amant ai payé quelqu'un pour tabasser l'un de ses voisins de couloir qu'il trouvait trop bruyant).
Ce genre d'humour très second degré rajoute de l'intérêt au film, mais explique aussi pourquoi les producteurs ont eu du mal à réunir les fonds pour le produire dans une amérique assez conservatrice (et c'est Luc Besson qui a finalement sauvé l'affaire).
Donc malgrés quelques réserves le film reste attachant par son sujet, par l'amour très naïf et pur qui lie Russel et Philip et qui explose à l'écran jusqu'à la fin. Dommage que l'aspect "roi de l'arnaque" vienne brouiller les pistes de cette histoire... mais bon d'un autre coté y'avait pas trop le choix... c'est comme ça que ça s'est passé en vrai!

Ma note:


Bon film!