Skyline

Réalisé par Colin Strause, Greg Strause
Film américain
Avec Eric Balfour, Scottie Thompson, David Zayas

L'histoire:

Jarrod et sa copine Elaine rejoignent leur copain Terry à Los Angeles. Celui ci a de l'argent et habite un splendide loft dans un bel immeuble, en compagnie de sa jeune et jolie femme. Il veut persuader Jarrod de venir s'installer ici mais Elaine, enceinte, est un peu réticente. Après une soirée arrosée ceux ci se réveillent avec une vision d'horreur: la ville est envahie par des immenses vaisseaux extra terrestres qui diffusent une lumière bleue. Ceux qui fixent cette lumière se retrouvent hypnotisés puis happés par une force étrange. Des genres de monstres ratissent la ville en emportant les habitants. Les voilà pris au piège...


Mon avis:

Depuis plus de 50 ans, après tous ces films prenant pour sujet les invasions extra terrestres, on se demande qu'est ce qu'un nouveau film du genre peut apporter d'original... Pas grand chose: cette fois ci c'est au tour des E.T. venus sur terre pour hypnotiser les pauvres humains et se nourrir de leur cerveau.
Du côté scénario on peut dire que le film est un véritable plagiat de 'La guerre des mondes' de Spielberg, où à la place de chercher à fuir les héros préfèrent se terrer dans leur immeuble. On retrouve aussi un peu de '28 jours plus tard', où les héros se cachent pour échapper à d'horribles prédateurs. Ce film est donc un gros mix de choses déjà vues. Cela ne l'empêche pas de chercher l'originalité par moment, dans sa fin ou dans les revirements de situation.
Et puis finalement ça marche pas si mal: moi j'ai passé un bon moment. J'ai vibré avec les héros qui se retrouvent face à un danger incommensurable. Après tout ces créatures extra terrestre sont pas si mal imaginées que ça. Elles ont de la gueule (façon de parler: j'en voudrais pas une dans mon salon).
Mis à part la fin du film où ça devient un peu ridicule, je dirais que c'est un bon film pop corn... c'était justement ce que j'avais envie de voir ce soir là!

Ma note:


Bon film!


Le nom des gens

Réalisé par Michel Leclerc
Film français
Avec Jacques Gamblin, Sara Forestier...

L'histoire:

Arthur Martin est un homme bien sous tout rapport, vieux célibataire et Jospiniste convaincu, il exerce le métier de vétérinaire spécialiste de la grippe aviaire. Il cache un secret: ses grands parents déportés à Auchwitz, dont personne ne parle dans la famille. Baya Ben Machmoud, elle, a des origines algériennes. C'est une jeune fille complètement chtarbé et extravertie. Elle a hérité de sa mère de forte convictions de gauche, qui la poussent à coucher exclusivement avec des mecs de droite dans le but de les remettre sur le droit chemin. Entre eux deux la rencontre est explosive...


Mon avis:

Les auteurs de ce film se sont donné un sacré chalenge: faire rire avec les convictions politiques des gens. Ce n'est qu'à moitié réussi: personnellement j'ai bien aimé mais les personnes qui m'accompagnaient ont été moins enthousiastes: elles ont trouvé l'humour peu subtil, le film plein d'idées reçues et c'est vrai que c'est un film plein de fraicheur, qui fait sourire mais pas rire à gorge déployée...

La forme du film, avec ses flash back stylisés, ses personnages très spéciaux ou bien même imaginaires et ses petites phrases bien placées, tout ça fait un peu 'film intellectuel', un peu pesant par moment.
Moi j'ai surtout trouvé le sujet original et plein de bonnes idées, et j'avoue avoir passé un bon moment. Surtout que sous ses airs d'idées préconçues de gauchiste de base, il y a un double sens caricatural, plus iconoclaste qu'il n'y parait: l'extrémiste de gauche qui pleure en votant Chirac, ou qui considère les conducteurs de quad comme des fachos, la fille victime de pédophilie qui avoue que sans ça, sa vie serait bien morne, ou bien le descendant d'Auchwitz qui refuse d'en parler pour ne pas se sentir victime...
Ce film peut être vu comme une critique de la mentalité de gauche mais aussi comme une revendication de la médiocrité des personnages, qui se prennent pour des héros alors qu'ils sont tout simplement humains.

Ma note:


Bon film!

De vrais mensonges

Réalisé par Pierre Salvadori
Film français
Avec Audrey Tautou, Nathalie Baye, Sami Bouajila...

L'histoire:

Emilie est une jeune fille pleine d'énergie, qui partage sa vie entre sa mère Maddy, en pleine déprime depuis que son mari l'a laissée tomber, et son salon de coiffure dont elle est la patronne. Parmis ses employés il y a Jean, ancien universitaire devenu homme à tout faire, qui est secrètement amoureux d'Emilie. Il lui écrit une lettre d'amour anonyme et enflammée, qu'elle envoie direct à la poubelle, avant de se raviser et de la réutiliser: elle va l'envoyer à Maddy en secret. Et le résultat ne se fait pas attendre: la vieille dame reprend gout à la vie. Mais c'est aussi le début d'une mascarade qui va mener nos 3 protagonistes plus loin qu'ils ne s'y attendent...

Mon avis:

Avec une histoire sur le thème de 'Cyrano de Bergerac', ce film est arrivé à me faire rire et sourire avec son humour naïf, joyeux et ensoleillé (ça se passe à Sète en plein été). Ca m'a beaucoup fait penser à une comédie à la Molière, avec ses quiproquos et ses malentendus qui finissent toujours bien. En plus moderne, sans les tirades à ralonge. A croire que pour ce qui est de l'amour les choses n'ont pas beaucoup changé... c'est toujours aussi compliqué!
Les personnages sont également des figures classiques revisitées: le jeune premier plein de principes, la têtue maladroite et prête à tout et la vieille fofolle, formidablement interprétée par Nathalie Baye.
Tout ça sans oublier des moments plus sérieux où on se rend compte de la situation dramatique dans laquelle sont nos héros.
Ca donne donc une petite comédie romantique humaine et pleine de fraicheur, bien ficelée et pas bête pour deux sous.
Goutée et approuvée par moi!

Ma note:


Bon film!

A bout portant

Réalisé par Fred Cavayé
Film français
Avec Gilles Lellouche, Roschdy Zem, Gérard Lanvin...

L'histoire:

Samuel, aide soignant dans une hopital vit une vie tranquille et heureuse, surtout qu'il va bientôt être papa. Mais quand il sauve la vie d'un de ses patients, dont la machine a été débranchée, sa vie bascule: des malfaiteurs kidnappent son épouse et lui demandent de faire sortir de l'hopital le malade en question, qui n'est autre que Hugo Sartet, voleur et bandit soupçonné de meurtre, et poursuivi par des tueurs énigmatiques. La course poursuite commence...



Mon avis:

Moyennement emballé par ce film.
Tout d'abord on peut saluer le courage du réalisateur de vouloir faire un film d'action français, alors que ce genre est plutôt la spécialité des américains. D'ailleurs il se débrouille très bien, en jouant à fond sur des scènes tendues à 100 à l'heure, où le brave type bien sympa se retrouve plongé au coeur d'un monde noir et violent auquel il est étranger. On ne peut quie s'identifier à lui et Lellouche est parfait dans ce role, avec sa bouille de grand enfant.
Tout est très efficace: les rebondissements sont imprévisibles, les scènes de poursuite secouent et l'enjeu - le sauvetage de la pauvre femme séquestrée (enceinte qui plus est)- nous tient en haleine.
Alors je sais pas pourquoi j'ai pas été emballé. J'ai l'impression que oui on essaie de faire un film d'action à l'américaine mais que justement on récupère les archétypes de ces films, sans y ajouter beaucoup d'originalité (un film américain avec cette histoire passerait totalement inaperçu). Le dur des durs qui se laisse recoudre sans anesthésie, les méchants flics ripoux qui ressemblent plus à des ordures, la femmes attachée à sa chaise sous une lumière blafarde et un endroit glauque et humide... C'est un peu superficiel tout ça. Peut être je suis trop habitué à plus de réalisme dans le cinéma français.
En tout cas, si ce n'est pour la performance d'acteur, j'ai trouvé ce film banal. Pas sans intérêt mais banal.

Ma note:


Bon film!


RED

Réalisé par Robert Schwentke
Film américain
Avec Bruce Willis, Morgan Freeman, Helen Mirren, Mary-Louise Parker, John Malkovich, Karl Urban, Richard Dreyfuss...

L'histoire:

Franck s'ennuie: il est à la retraite et ne sait que faire de ses journées, qu'il passe à téléphoner à sa responsable au service des retraites, la sympathique Sarah. Ils sympathisent et il se propose même de passer la voir en vrai. Mais voilà: Franck est un ancien espion de la CIA, et il vient d'être désigné Retraité Extrêmement Dangereux par les services secrets, qui envoient une équipe de 'nettoyeurs' à son domicile. Il s'échappe et kidnappe Sarah, sachant qu'il l'a mise malgré lui en danger. Il compte réunir tous ses anciens coéquipiers, eux aussi sur la liste rouge, afin de déterminer pourquoi leur ancien employeur veut leur peau...



Mon avis:

Bon. Voilà un film d'action/humour qui a 2 atouts principaux:

a) Une belle brochette d'acteurs: mettre des pointures dans des rôles à contre emploi au auto-caricaturaux est une bonne idée: Malkovich en gamin fol-dingue excité du flingue ça marche bien, ou Helen Miren en vieille fille as de la gâchette pleine de flegme, même le rôle du jeune agent BCBG, père de famille à la ville et tueur à ses heures: ce sont tous de bons personnages bien flingués bien attachants, avec les acteurs qui vont bien: un bon casting y'a que ça de vrai.
b) Son humour clin d'œil et 'pince sans rire': voir un agent secret devenu papi dans une maison de retraite, ou bien la vieille tueuse à gage qui avoue 'faire un ou 2 contrat de temps en temps', pour se sevrer petit à petit. C'est vrai qu'imaginer ce que deviennent les espions une fois devenus vieux, c'est une bonne idée, porteuse de bonnes répliques et situations farfelues. Les scénaristes auraient d'ailleurs pu aller encore plus loin dans le délire.

Tout le reste du film n'est qu'action et courses poursuites comme on en voit souvent dans plein de films, avec une intrigue sans grand intérêt qui n'est finalement qu'un prétexte, et une happy end, le tout souligné par une mise en scène très 'punchy'.
Il ne faut d'ailleurs pas être trop regardant sur la crédibilité du truc (vous avez déjà essayé de neutraliser une roquette en plein vol avec une simple balle, vous?), et dans ce cas seulement on passera un bon moment.

Mais bon, je peux pas m'empêcher de me demander ce que le film aurait donné si il avait été réécrit par des auteurs aux gouts plus originaux, style le frères Coen ou bien Woody Allen... Là le film aurait été exceptionnel, alors que là il est juste pas mal...

Ma note:


Bon film!

Des hommes et des dieux

Réalisé par Xavier Beauvois
Film français
Avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin...

L'histoire:

L'histoire vraie du monastère cistercien de Tibhirine en Algérie, qui vivaient totalement intégrés auprès des villageois jusqu'à ce que les évènements en Algérie les retrouvent coincés entre les rebelles islamiste et une armée corrompue. Ils s'accrocheront à leur monastère et refuseront d'abandonner le village, ce qui les condamnera à mourir en martyrs. Si les personnages et les scènes sont imaginées, l'histoire est bien réelle...



Mon avis:

Un véritable voyage dans un monde de recueillement...

De long plans larges et immobiles, sur des scènes plus ou moins banales, à travers le regard simple des moines. Parfois ce sont de simples tâches de la vie quotidienne, lentes et appliquées. Ça pourrait être ennuyeux mais cela ne l'est pas du tout, car entre chants de messe et occupations journalières de chacun des moines, on apprend peu à peu à s'immiscer dans leurs vies, une vie faite de méditation et d'abandon de soi.
La tension, due à l'ambiance environnante et au danger des fous de dieu qui menacent, transfigure encore plus chaque instant et fait que chaque mouvement de tous les jours, comme aller chercher du bois ou guérir une petite fille blessée, devient unique. Cette même tension qui pèse tout au long du film est parfois un peu dure à supporter, mais le réalisateur arrive à ne pas faire trop dans le larmoyant et on a sans cesse l'impression que l'action progresse, et que l'on se précipite de plus en plus vers le moment fatidique.
On le voit quand même utiliser de grosses ficelles: le dernier repas, qui fait bien sûr référence à la cène avec le vin de bourgogne en guise de sang du christ, ou encore les chants et lectures de la bible, qui semblent tellement coller avec leur situation actuelle que ça en devient un peu gros...
C'est néanmoins un film d'une grande originalité dans son sujet, et très rigoureux dans ses choix artistiques. On n'en montre pas trop, tout en cherchant des images pleines de sens (comme le départ des moines dans la neige à la fin, où ils semblent s'effacer dans le brouillard, comme pour monter au ciel).
Un film à ne pas manquer je pense. Un film qui fait réfléchir à ces hommes et en ce qu'ils croyaient, alors qu'ils sont vraiment très loin de nous et de nos préoccupations. Serions nous capable de nous sacrifier de la même manière? Pas moi en tout cas, et pourtant je me suis senti proche d'eux, de leurs doutes et leurs certitudes, pendant 2h...

Donc un film pudique et nécessaire pour honorer ces hommes pleins de foi et de simplicité.

Ma note:


Bon film!

Kill me please

Réalisé par Olias Barco
Film franco-belge
Avec Aurélien Recoing, Virginie Efira, Bouli Lanners...

L'histoire:

Le docteur Kruger dirige une clinique de luxe spécialisée dans un domaine bien particulier: aider les personnes suicidaires à mettre fin à leurs jours, dans la dignité. Subventionnés par l'état, ils acceptent des candidatures du monde entier, et on voit défiler dans la clinique toute une bande de malades aux moeurs étranges. De plus, la clinique, nichée dans la forêt en pleine campagne, n'est pas beaucoup appréciée par les gens du village voisin...


Mon avis:

Je sais pas trop quoi penser de ce film, et même pas à cause du film lui même... Parce que l'appréciation d'un film dépend souvent des conditions dans lesquelles on le visionne.
Tout d'abord j'y suis allé sans savoir de quoi ça parlait: les 2 autres films que je voulais voir étaient complets et je ne voulais pas attendre la séance d'après. Parfois on a de bonnes surprises!
Et puis surtout, la salle était bourrée de jeunes lourdingues bien décidés à rire à tout prix, à tout bout de champ, à gorge déployée, à des trucs qui franchement étaient loin d'être droles (Ah oui! Un type qui se suicide en faisant l'amour, c'est super drole! Et puis un téléphone qui sonne en plein milieu d'une conversation et on se retrouve plié de rire entre deux fauteuils...). Les deux spécimens à coté de moi étaient particulièrement casse burnes: du genre avec un gros paquet de popcorn sur les genoux, à faire des commentaires pendant tout le film comme si ils étaient chez eux dans leur canapé.
Du coup la séance pour moi fut un peu... mortelle! Non pas que le film n'était pas drôle. Il est parsemé d'un humour un peu poétique, voir cynique, et les acteurs jouaient tous très bien. Mais du coup j'étais tellement perturbé que j'ai eu du mal à accrocher, et je n'ai pas ri beaucoup en fait.
Avec un sujet original et des personnages variés, on a l'impression que le réalisateur est passé à coté de quelquechose d'intéressant. Ca aurait pu être un très bon film à la 'Kervern-Delépine' (ça m'a fait penser par moment à Louise Michel), tant l'humour et l'univers du film s'en rapproche.
D'un autre coté peut être que je me trompe, peut être que j'aurais pu aimer ce film... si y'avait pas eu l'autre bande de cons dans la salle là!

Bon... la vie continue... on va pas se suicider pour si peu!

Ma note:


Bon film!

The American

Réalisé par Anton Corbijn
Film américain
Avec George Clooney, Thekla Reuten, Bruce Altman...

L'histoire:

Jack est l'un des meilleurs tueurs à gage du milieu. Retrouvé par une organisation ennemie, il doit se cacher dans un petit village au fin fond de l'Italie. D'un naturel sombre et froid, il sait qu'il ne doit s'attacher à personne, sous peur d'être trahi ou de voir mourir les gens qu'il aime. Mais il finit par s'attacher au vieux prêtre du village, ainsi qu'à une prostituée dont il tombe amoureux. Son travail le rappelle à l'ordre en la personne d'un jeune et jolie tueuse à gages, qui désire qu'il lui fabrique une arme...


Mon avis:

Pas très emballé par ce film...

Un film plus intimiste que d'habitude pour Georges Clooney, qui quitte son amérique natale pour la campagne italienne. Un moyen pour lui peut être de surprendre son public, alors que l'on aurait eu n'importe quel acteur européen à la place le film passerait presque inaperçu. Non pas qu'il ne soit pas bon: Georges est parfait dans le rôle de cet homme silencieux, taciturne et franchement inquiétant. On vit vraiment à travers ses yeux l'attitude d'un homme traqué, sur les nerfs et prêt à craquer. L'atmosphère du film, avec des moments lugubre ponctués par des bruits violents pour nous faire sursauter, devrait nous tenir en haleine.
Mais bon, voilà: le film parait surtout lent et torturé, avec une ambiance franchement lourde. L'action et l'humour n'est peut être pas ce que l'on peut attendre de ce genre de film, mais le coté intellectuel m'a un peu laissé sur le carreau.
Surtout que le thême du tueur à gages en quête de rédemption a déjà été abordé dans pas mal de films, et celui là n'apporte pas grand chose de plus: on pense à 'le Samouraï' de Melville (avec Delon dans le rôle de Clooney), à 'The Killer' de John Woo, 'Ghost dog' de Jarmush, 'Léon' de Besson... Chacun de ces films ayant un style différent, mais beaucoup plus enthousiasmant que celui ci.

Ma note:


Bon film!


Les petits mouchoirs

Réalisé par Guillaume Canet
Film français
Avec François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel, Gilles Lellouche, Jean Dujardin, Laurent Lafitte, Valérie Bonneton, Pascale Arbillot, Joel Dupuch, Anne Marivin...

L'histoire:

La bande de potes que forment Max, Marie, Vincent et les autres est un peu chamboulée par l'accident que vient de subir leur ami Ludo, et à cause duquel il se trouve à l'hopital presque dans le coma. Mais les vacances approchent et ils se retrouvent finalement tous sans leur ami dans la maison au bord de la mer où ils ont l'habitude d'aller chaque année. Ils forment quand même tous une sacrée brochette de personnages: Max, le plus riche de tous, est obsédé par le rangement et s'énerve pour un rien. Vincent, son meilleur ami, bien qu'il soit un père de famille heureux, vient de lui annoncer qu'il éprouvait des sentiments amoureux pour lui. Marie, elle, est une fille sauvage qui refuse de s'engager en amour. Eric trompe sa copine avec tout ce qui bouge. Quand à Antoine, il est persuadé que son ex l'aime encore, même si celle ci l'a quitté depuis un an. Chacun arrive avec ses obsessions et ses tricheries et les vacances s'annoncent donc mouvementées...

Mon avis:

Dans son 2ème film, Canet cherche à nous décrire l'ambiance chaleureuse de l'amitié entre potes, et trouve le style parfait, entre déconnades, prises de becs et moments intimistes pour arriver à ses fins.
Bon, bien sûr, la probabilité d'avoir autant de timbrés dans la même bande ne doit pas être bien forte dans la réalité vraie. Néanmoins on se laisse porter par leur bonhommie et la franche camaraderie qui est le moteur du film. On rit pas mal des personnages et de leurs manies: Cluzet bien sûr constamment sur les nerfs jusqu'à en devenir foldingue, Lafitte en amoureux aveugle qui ne voit pas que son ex ne l'aime plus, Lellouche en grand adolescent naïf, cotillard en rebelle baba cool, etc...
Les personnages sont impitoyablement caricaturés, et chacun pense d'abord à ses petits problèmes sans penser à celui des autres... tu parles d'amis! C'est assez juste comme réflexion, et des personnages comme ça, on en cotoie aussi pas mal dans la vie de tous les jours, non?
Perso j'ai pas vu passer les 2h35 du film, même si les scènes finales d'hommage à leur copain Ludo m'ont semblées un peu trop larmoyantes et superflues.
En conclusion, Guillaume Canet arrive à rester efficace, même si il change de registre avec un film plus intimiste. Il ne cherche pas forcément l'originalité (l'ambiance m'a fait penser à 4 mariages et un enterrement), utilise des ficelles déjà connues mais cherche avant tout à se faire plaisir (par exemple avec le long plan séquence d'intro), et à nous également.

Ma note:


Bon film!

Elle s'appelait Sarah

Réalisé par Gilles Paquet-Brenner
Film français
Avec Kristin Scott Thomas, Mélusine Mayance, Niels Arestrup...

L'histoire:

1942. Sarah et sa famille vivent dans un petit appartement dans le marais. Ils sont juifs et quand la police vient à leur porte pour emmener toute la famille au vel d'hiv', vers la déportation, Sarah arrive à cacher son petit frère dans un placard fermé à clé. Une fois arrivée en camp de tri, elle s'apperçoit vite de son erreur et n'a plus qu'une idée en tête: s'échapper pour aller le libérer. Plus de 60 ans plus tard, Julia a tout pour être heureuse: un mari aimant, un futur bébé et un travail passionnant de journaliste à Paris. Mais, alors qu'elle enquète sur la tragédie du vel d'hiv, elle apprend que l'appartement où ils vont emménager est le même qu'habitait une famille juive en 1942, celle de Sarah. Elle est alors intriguée par le destin de la petite fille et va chercher à tout prix à connaitre son histoire...



Mon avis:

Toute la première partie du film alterne flashbacks sur l'histoire de la petite fille et la vie actuelle de la journaliste. C'est un peu génant: l'histoire de Sarah paraît à vrai dire plus dramatique et passionnante que les problèmes de la belle Julia. Mais après réflexion c'est là que se trouve tout le message du film: comment fait on pour accepter l'héritage du vel d'hiv et de la déportation dans notre vie personnelle?
Peut être que comme Julia qui, alors qu'elle est enceinte, cherche à tout prix la vérité, et qui finira par se trouver marquée à jamais, et à commémorer tout cela en donnant le nom de Sarah à sa propre fille. Ou bien comme d'autres personnages nous commencerons par nier son existence pour s'en débarasser comme on peut revendre un appartement?
C'est en utilisant le destin de chacun des personnages, actuels ou passés, que le film aborde avec subtilité le thème du devoir de mémoire, sans violence ni accusation lourdingue. Très malin, le film l'est certainement. Il n'oublie pas de nous faire sourire avec des personnages attachants.
Bon, Kristin Scott Thomas est éblouissante, comme toujours. La petite Mélusine est également touchante.
On peut juste regretter que la tension retombe une fois la scène tragique du retour de la petite fille soit passée, et que, même si on ne s'embête pas vraiment dans la deuxième partie, on n'a plus l'impression d'être sur la même longueur d'onde.
En tout cas j'ai aimé ce film, très réaliste dans ses personnages, ses situations et son message.
Attendez vous aussi à verser votre petite larme (voire à pleurer à grands flots comme la jeune fille au rang derrière moi).

Ma note:


Bon film!

Piranha 3D

Réalisé par Alexandre Aja
Film américain
Avec Elisabeth Shue, Adam Scott, Jerry O'Connell, Kelly Brook, Ving Rhames, Christopher Lloyd, Steven R. Mc Queen

L'histoire:

Tous les ans sur les bords du lac Victoria a lieu la grande fête de Spring break, qui réunit tous les jeunes cons d'étudiants prêts à faire la teuf, se baigner et se faire des meufs. Sauf que cet année de biens étranges poissons vont s'inviter à la fête: des piranhas préhistoriques affamés de chair fraiche! Julie Forester, shérif du village, a donc fort à faire. Son ado de fils ferait bien lui aussi de se méfier, surtout quand il laisse tomber son baby sitting pour aller faire le guide au milieu du lac pour une équipe de tournage de film X...



Mon avis:


Variations sur le même thème...
En bon fan de vieux films d'horreur des années 80, Alexandre Aja nous pond un hommage bien ficelé au cinéma gore, et nous y met tout ce qui fait que ce genre de film marche à tous les coups. Comme un vrai chef cuistot, il mélange les vieux ingrédients pour nous refaire un nouveau plat avec un petit arrière goût de nostalgie... bien saignante! Et le pire c'est que ça n'a même pas le gout de réchauffé.
On pense beaucoup aux dents de la mer (avec Richard Dreyfuss dans la scène d'intro, et puis l'affiche quand même!), aux films de zombie (l'hallucinante scène de carnage dans le port). Seulement ce n'est pas parce que le film est un hommage à ces films que c'est un vrai film d'horreur: l'humour (parfois de mauvais gout) est là tout au long du film. Ce n'est pas non plus une parodie à la 'scary movie', mais je ne pense pas que le film ai vraiment fait peur à beaucoup de spectateurs... et c'est certainement intentionnel car en fait ça marche:
J'ai pris un réel plaisir à voir ce film, et sans me dire à aucun moment que je perdais mon temps. Un peu comme chez Tarentino: on ose reprendre les vieilles recettes pour refaire autre chose... sans se prendre au sérieux!

Un petit bémol quand même: l'action met quand même un long moment avant de s'installer, et on finit par attendre avec impatience le moment du festin de ces chers petits poissons.
Et puis aussi la 3D... j'adhère toujours pas!

Ma note:


Bon film!

The Housemaid

Réalisé par Im Sang-soo
Film Sud-Coréen
Avec Jeon Do-Yeon, Lee Jung-jae, Youn Yuh-jung...

L'histoire:

La naïve et innocente Euny est engagée comme nourrice dans une richissime famille: Hoon un jeune homme d'affaire à qui on ne refuse rien, son épouse qui est enceinte de jumeaux et leur adorable petite fille Nami. Elle est secondée par une vieille gouvernante à l'air sévère. Mais quand Hoon et Euny entament une relation et que celle ci tombe enceinte, l'image de la famille idyllique s'efface pour faire place à un monde beaucoup plus noir...



Mon avis:

Et oui, encore un film coréen!
La première scène du film est assez explicite: une femme se suicide en se jetant d'un immeuble au dessus d'une rue commerçante. Les passants s'arrêtent un instant puis repartent à leurs occupations égoistes, et la marque du corp de la défunte, tracée à la peinture par les policiers, finit noyée de détritus et tracts publicitaires...
Ce film sera donc une critique noire de la société actuelle, et en particulier de la haute bourgeoisie égoïste, qui pense régler tous les problèmes à coup de chèque.
C'est sûr, elle vit dans l'oppulence cette famille: vins raffinés, musique classique, demeure somptueuse... La richesse et l'orgueil de ce genre de milieu est vraiment mis en avant, mais devient vite le théatre d'un jeu sadique et malsain. Le genre de film que Claude Chabrol aurait adoré!
A voir aussi pour le jeu des actrices: Jeon Do-yeon, déjà vue dans Secret Sunshine, toujours aussi géniale, et Youn Yu-jung dans le rôle de la vieille gouvernante désabusée, drôle et attachante (un sacré personnage).
Bon je ne dis pas que j'ai tout aimé: j'ai eu du mal à me laisser embarquer jusqu'au bout par l'histoire. Peut être que les rebondissements parfois peu prévisibles finissent par embrouiller le propos... et puis aussi cette scène finale, qui paraît un peu irréelle, limite décevante.
Donc voilà: un film avec du bon et du mauvais...

Ma note:


Bon film!

L'apprenti sorcier

Réalisé par Jon Turteltaub
Film américain
Avec Nicolas Cage, Jay Baruchel, Teresa Palmer, Alfred Molina, Monica Bellucci...

L'histoire:

Le grand sorcier Merlin avait 3 apprentis a qui il a donné tous ses pouvoirs: Balthazar et Veronica, tous 2 amoureux, et Horvath. Jaloux, Horvath trahit son maitre et l'assassine en compagnie de la maléfique fée Morgane. Veronica se sacrifie en emprisonnant la fée, dont le but ultime est de détruire toute vie sur terre, dans son propre corp avant de s'enfermer dans une poupée gigogne, où vient la rejoindre Horvath. Balthazar a donc pour mission de conserver cette poupée et de rechercher à travers les siècles le merlinien, un magicien doué de pouvoirs uniques, seul capable de tuer Morgane une bonne fois pour toute. Il le trouvera sous les traits du jeune Jay, un garçon timide et complexé, qui n'est pas prêt de quitter sa tranquille vie d'étudiant en physique pour apprendre à devenir sorcier. Sauf peut être pour la jolie Becky dont il est secrètement amoureux? Le temps est compté car Horvath s'est enfui de sa prison et est prêt à tout pour en libérer Morgane...


Mon avis:

L'intérêt d'avoir un abonnement cinéma illimité, c'est qu'on peut aller voir des films au hasard, parfois sans en attendre grand chose, juste pour passer le temps. L'apprenti sorcier est de ce genre de film que j'aurais pu regarder d'un air distrait depuis mon canapé chez moi. Mais bon hier soir j'avais pas envie de me prendre la tête et de me voir un petit film pop corn. De temps en temps ça nettoie le cerveau...
D'autant plus que j'ai passé un bon moment. C'est un film simple et drôle, d'ailleurs souvent involontairement. Comme quand Nicholas Cage prononce avec sérieux des répliques qui sont tellement stéréotypées qu'elles en deviennent ridicules. Ici on assume peut être sans le vouloir le second degré du film qui devient presque une caricature de lui même. On nous rejoue même la fameuse scène de l'apprenti sorcier de Fantasia!
Et puis ce n'est pas que le film soit mal fait: une réalisation claire et efficace, et un très bon choix d'acteur, avec Jay Baruchel dans le rôle du geek de base, sa silhouette maladroite et sa voix chevrotante.
En un mot je dirais que ce film est decomplexé: on sait que l'histoire est bonne enfant, que vous avez déjà vu ça dans bien d'autres films, mais on vous le ressert quand même: c'est si bon!

Ma note:


Bon film!

Crime d'amour

Réalisé par Alain Corneau
Film français
Avec Kristin Scott Thomas, Ludivine Sagnier, Patrick Mille...

L'histoire:

Christine est directrice de l'agence parisienne d'une grande multinationale. C'est une femme de tête, audacieuse, extravertie et prête à tout. Sa principale assistante, la jeune et coincée Isabelle, est secrètement amoureuse de Christine, qu'elle admire. Celle ci le sait bien et manipule la jeune fille afin de s'approprier son travail et obtenir une importante promotion, notamment en jetant dans ses bras le beau Philippe. Mais Isabelle ne compte pas se laisser faire et alors qu'une guerre impitoyable se déclenche entre les 2 femmes, elle met au point un plan diabolique pour se débarasser de son amante...

Mon avis:

Je ne peux pas commencer cet article sans parler des 2 actrices principales: Kristin Scott Thomas, épatante de justesse dans son sadisme sophistiqué, et Ludivine Sagnier, qui sait si bien lancer de petits regards innocents de jeune chienne battue. C'est vraiment un beau couple de cinéma, et dés les premières scènes on sent l'ambiguité malsaine de leur relation.
Le film n'est pas non plus dénué d'humour, tout d'abord dans la caricature des personnages dans le monde des affaires. On sourit pas mal, puis dans la deuxième partie du film le sourire devient plus maniaque devant le plan macchiavélique d'Isabelle pour duper la justice: s'accuser aux yeux de tous pour finalement s'innocenter... La vengeance devient jouisive et ludique!
On pourrait néanmoins regretter le manque de punch de la réalisation, qui manque de rythme et n'est pas aussi efficace qu'un Hitchcock ou un Fritz Lang (dont Corneau se serait inspiré). C'est peut être voulu, car on a plus l'impression ici d'être au théatre que dans un film d'action à suspens. En tout cas c'est un peu génant au début et puis on s'habitue peu à peu à l'ambiance du film.
Un film malin donc, sur fond de business women à l'homosexualité refoulée... j'aime bien.

P.S.: Je trouvais qu'il y avait pas mal de monde à cette sénace, pour un film sorti il y a plusieurs semaines... et puis je me suis rappelé qu'Alain Corneau venait de décéder le lundi précédent... So long mister Corneau...

Ma note:


Bon film!

Salt

Réalisé par Phillip Noyce
Film américain
Avec Angelina Jolie, Liev Schreiber, Chiwetel Ejiofor...

L'histoire:

La belle Salt est agent secret et travaille dans un bureau de la CIA, sous les ordres de son ami Ted. Elle va également fêter ses 10 ans de mariage avec le gentil Mike, dont elle est éperdument amoureuse. Mais voilà qu'un jour débarque à la CIA un prétendument agent russe, qui leur divulgue des informations sur un ancien projet du KGB: entrainer des enfants à devenir de parfaits soldats puis les substituer à des citoyens américains afin qu'une fois adultes ils puissent devenir des agents parfaits. L'une d'entre eux se cacherait en ce moment à la CIA et viendrait de recevoir l'ordre d'assassiner le président russe, déclenchant une crise politique sans précédent. Et cet agent serait... Salt elle même! Etant maintenant suspectée par ses propres collègues, et se faisant du souci pour son mari, elle décide de s'échapper... Mais est-elle vraiment innocente?

Mon avis:

Voilà un bon film d'action bien mené, avec comme originalité le fait qu'on a jusqu'à (presque) la fin des doutes sur les intentions réelles de l'héroïne. On suit jusqu'au bout la belle Salt dans ses aventures mouvementées, et Angelina sait y mettre tout ce qu'il faut de mystère pour qu'on puisse se demander: Salt, ange ou démon? Fait elle tout ça pour sauver son mari ou bien est-elle un simple soldat dressé pour obéir aux ordres?
Donc voilà: scènes d'action, pas un moment de répis, un peu de suspens... Le postulat de départ est quand même un peu gros: Lee Harvey Oswald ferait également partie de ces agents russes très spéciaux? Et des enfants russes mis à la place d'enfants américains pour infiltrer le pays? Et puis tout ça pour à la fin envoyer des missiles nucléaires et déclencher la 3ème guerre mondiale? Et je ne parle pas de la facilité avec laquelle Salt met hors d'état de nuire tout soldat surentrainé qu'elle a sous la main.
Mais bon, c'est à ce genre de postulat auquel on s'expose quand on va voir ce genre de film, et après tout celui là ne s'en sort pas si mal, gràce au suspens qui le parcourt...

Ma note:


Bon film!

Poetry

Réalisé par Lee Chang-Dong
Film Sud-Coréen
Avec Yoon Jung-hee, David Lee, Kim Hira

L'histoire:

Mija est une vieille dame un peu excentrique et naïve qui vit dans une banlieue de Séoul. Elle vit de peu de choses et élève toute seule son petit fils, collégien. Elle fait de l'aide à domicile chez un vieil homme handicapé, et s'est trouvé une nouvelle passion: la poésie. Elle s'inscrit à des cours et fréquente un club de poètes. Mais voilà que le suicide d'une jeune collégienne de la région vient chambouler sa vie tranquille, d'autant plus que son petit fils n'est pas étranger à ce suicide...


Mon avis:

Un film beau mais long quand même...
Le réalisateur Lee Chang-Dong a le don pour nous décrire des personnages qui nous 'parlent' dés le premier regard. Ainsi la vieille dame un peu lunatique parait tout de suite attachante, le vieux bonhomme handicapé avec son regard taquin, le garçon bête comme le savent être les jeunes, et les pères faux culs et hypocrites à souhait. C'est toujours très juste.
Elle est d'autant plus attachante cette mamie qu'elle est confrontée à la dureté de la vie: comment peut elle supporter de vivre dans un monde si beau à ses yeux mais où les hommes détruisent (par le viol ou l'argent) l'innocence de l'enfance? Doit elle fermer les yeux devant l'injustice de la mort de cette jeune fille?
Ce que j'aime bien dans le style du réalisateur - dont j'avais vu le précédent film, Secret sunshine - c'est que l'action reste imprévisible: pendant tout le film on sent l'héroïne prête à perdre la tête, et elle le fait pas moments.
C'est en parallèle de l'action tragique que se déroule l'action 'poétique' du film: Mija découvre la poésie et cherche en vain l'inspiration pour écrire son premier poème (elle ne la trouvera qu'à la fin). Mais là aussi au fil de ses errances, la poésie la ramène à la dure réalité sans qu'elle s'en rende compte (comme la couleur des fleurs rouges comme le sang, ou bien l'abricot tombé de l'arbre qui rappelle le suicide).
Cette dualité est aussi l'un des point noirs du film: à force de vouloir jouer sur 2 registres, ça donne un film un peu long (2h20) où les scènes passent du tragique au poétique. C'est pas que l'on s'ennuie, car souvent chaque scène est très juste, mais on a l'impression que l'action n'avance pas.
Je pense que si Chang-Dong avait su rester efficace dans son précédent film, là il a voulu se faire plaisir. Dommage.

Ma note:


Bon film!

The killer inside me

Réalisé par Michael Winterbottom
Film Américano-britannique
Avec Casey Affleck, Jessica Alba, Kate Hudson

L'histoire:

Lou est un jeune marshall dans une petite ville du Texas, au milieu des années 40. Mais sous ses airs de gendre idéal se cache un garçon légèrement dérangé, qui va se révèler peu à peu au contact de Joyce, superbe prostituée dont il va tomber amoureux. Celle ci pense avoir trouvé la combine: elle veut faire chanter le magnat du pétrole local et se tirer avec l'oseille, en compagnie de Lou. Mais celui ci a d'autres projets, des projets... sanglants!

Mon avis:

J'imagine bien les scénaristes du film s'amuser à décortiquer le roman dont il est issu, afin d'en rendre l'ambiance particulière. C'est vrai qu'un livre raconté à la première personne, surtout quand cette personne est un tueur en série, perd forcément de sa saveur quand il passe sur pellicule, où le point de vue subjectif s'efface.
On retrouve néanmoins une ambiance très sombre et glauque, avec des visages filmés de trés prés, des espaces fermés où sont emprisonnés les personnages. Et puis le personnage principal qui reste froid à tout instant, sans qu'à aucun moment on ne le quitte. Le film réussit bien donc à nous mettre mal à l'aise. Les scènes de violence, très brutales et très dures, finissent en détail le tableau.
Casey Affleck, vraiment épatant avec sa voix douce, son visage d'ange et son accent du Texas plus vrai que nature, arrive à camper un personnage à la fois inquiétant et incompréhensible dans son calme et sa froideur polie.
C'est peut être là l'un des défauts du film, le fait que le personnage principal, qui nous parle à la première personne, reste finalement très distant et énigmatique pour nous autre gens normaux. Car après tout, comment comprendre quelqu'un qui dit qu'il aime sincèrement une personne alors qu'il est en train de la défoncer à coup de poings et qu'il la regarde agoniser en buvant tranquillement son café?
Donc voilà ça donne un film inquiétant, intriguant, à voir certainement pour l'interprétation de Casey Affleck mais qui ne passionne pas vraiment à cause de son style et de son point de vue décalé. Un exercice de style réussi mais un peu décevant...

Ma note:


Bon film!


L'arbre

Réalisé par Julie Bertuccelli
Film franco-italo-australien
Avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies, Marton Csokas...

L'histoire:
Peter, Dawn et leurs 4 enfants vivent heureux dans une maison de la campagne australienne, nichée sous un immense arbre. Mais voilà que Peter meurt, victime d'une rupture d'anévrisme, alors que sa voiture va buter contre ce grand arbre. Chacun dans la famille tente de faire son deuil: l'ainé tente de prendre le rôle de l'homme de la famille, le bébé ne veut pas pronocer ses premiers mots, quand à la mère elle est partagée entre son chagrin et son désir envers un autre homme. La petite Simone, quand à elle, est persuadée que l'esprit de son père s'est incarné dans le grand arbre qui protège et envahit peu à peu la maison...


Mon avis:

Un film qui part d'une idée originale(elle même issue d'un roman) et qui arrive à la tenir jusqu'au bout avec beaucoup de pudeur. J'ai cru au début qu'avec un thème aussi simple, le film allait patauger sans que l'intrigue avance et sans véritable fin, mais en fait il n'en est rien j'ai passé un très bon moment.
Plutot que de nous rendre la situation dramatique à l'excès, la réalisatrice nous montre simplement quelque moments de vie de ces personnages qui tentent de faire leur deuil. Enfants comme parents, ils ont l'air très humains, semblant unis mais chacun restant seul face à son chagrin.
C'est poétique par moment, très imagé aussi, comme pour le cyclone qui ravage à nouveau le foyer après la mort qui avait déjà séparé la famille.
Les acteurs sont tous justes, Charlotte touchante et belle, et les enfants formidables. L'arbre est en lui même un acteur très présent, et à travers lui la nature sauvage et aride de l'Australie apparait dans toute sa splendeur.
A l'arrivée du générique de fin, tout le monde dans la salle est resté assis, comme pour rester un peu plus imprégné par l'esprit du film.

Ma note:


Bon film!

Plan B

Réalisé par Marco Berger
Film argentin
Avec Manuel Vignau, Lucas Ferraro , Mercedes Quinteros...

L'histoire:

Bruno est un mec glandeur et macho. Mais quand il apprend que son ex-copine (qu'il compte bien reconquérir) a un nouveau fiancé nommé Pablo, il décide d'appliquer le 'plan B': séduire Pablo en secret pour le pousser à lui laisser le champ libre. Sachant que Pablo a par le passé eu des aventures homosexuelles, ça semble être chose facile. Mais Bruno va bientôt se prendre à son propre jeu...


Mon avis:

Tout d'abord, le style du film qui fait très 'film d'auteur à la sauce nouvelle vague': long gros plans sur les visages des personnages en pleine réflexion, images de la ville embrumée sur fond de son assourdissant... Du coup cette histoire qui aurait pu donner un petit film sympathique devient tout de suite plus cérébral!
En un sens c'est pas si mal car le coté brutal et torturé aide à rendre l'ambiguité des personnages confrontés à une situation inatendue (celle du gros macho qui découvre l'homo qui se cache en lui). L'acteur qui joue le personnage de Bruno est d'ailleurs très bon à ce jeu là.
Mais bon dieu que c'est long! A force de gros plans sur des héros en plein questionnement, j'ai fini moi aussi par me demander ce que je faisais là! Ca se répète et ça n'avance pas! J'ai eu le courage de rester jusqu'à la fin mais j'ai vu au moins 4 ou 5 spectateurs se barer en plein milieu du film.
Je n'irais pas jusqu'à dire que Plan B est un plan foireux mais bon... la prochaine fois j'irai directement au plan A!

Ma note:


Bon film!

Le dernier maitre de l'air

Réalisé par M. Night Shyamalan
Film américain
Avec Noah Ringer, Dev Patel, Nicola Peltz...

L'histoire:

Nous sommes dans un monde régit par 4 éléments: air, eau, terre et feu. Quatre peuplades, chacune sous la protection d'un élément, vivent en paix. Parmis eux les maitres des éléments qui peuvent contrôler l'air, l'eau , la terre ou le feu. Seul l'avatar, un être réincarné, peut contrôler les 4 éléments et ainsi parler aux esprits. Mais voilà, le dernier avatar a disparu depuis 100 ans et le peuple du feu en a profité pour anéantir le peuple de l'air et soumettre les autres peuples à leur tyrannie. Tout change quand Sokka et Katara, deux jeunes frères et soeur du peuple de l'eau découvrent Aang, le dernier avatar, en hibernation au beau milieu des glaces. Le jeune Zuko, prince héritier du royaume du feu, est déjà à sa poursuite: banni par son père, il ne pourra rentrer chez lui que si il capture l'avatar.
Tout espoir n'est donc pas perdu, sauf que Aang n'a que 12 ans et que même si il contrôle l'air à la perfection, il lui reste à apprendre la maitrise des 3 autres techniques afin d'espérer libérer le monde du joug du peuple du feu...


Mon avis:

Apparté: J'ai vu ce film en 3D hier soir, à l'Aquaboulevard. Or 'Le dernier maître de l'air' n'a pas été tourné en 3D et ceux ci ont été rajoutés par la suite... On se demande bien pourquoi car ça n'apporte vraiment rien, la 3ème dimension étant à peine notable. A la limite ils auraient laissé le film en 2D il aurait été plus beau qu'à travers ces grosses lunettes noires... Et dire qu'ils nous font payer un supplément pour ça! Un scandale!

Mais tout cela n'enlève rien aux qualités du film. Celui ci est l'adaptation d'une série de Dessin animés qui ont eu un très grand succés aux états unis, et l'adaptation reste assez fidèle apparemment(d'après l'avis de quelques amis qui se sont déjà rués sur la série télé). D'ailleurs ça m'a fait un peu penser aux 'Mystérieuses cités d'or' de mon enfance, avec ses enfants héros détenteurs de secrets mystiques et l'aspect 'culture ancestrale'. C'est vrai que les auteurs initiaux ont parfaitement su créer un monde original, en s'inspirant de la culture chinoise, et inventer des personnages forts et pas si enfantins que ça, ce qui doit rendre la série passionnante.
Malheureusement la réalisation de Shyamalan cherche à rester un peu trop fidèle à la série, et se voit obligé de compacter 20 épisodes de 24 minutes en 1h40 de film. Ca se voit pas mal, avec tous les alller-retour et les rebombissements de l'intrigue. On trouve les personnages attachants, mais on reste frustrés de ne pas avoir le temps d'apprendre à les connaitre. D'autant plus que les acteurs restent très bons et l'image sait rester efficace. Il faudrait apprendre à couper, M. Night!
Donc voilà: une histoire et un univers fascinants, un film bien fait mais qui donne surtout envie d'aller voir du coté du dessin animé. Et en plus ça permettra de connaitre la suite, car il s'agira apparemment d'une trilogie!

Ma note:


Bon film!


Le Dernier Maître de l'air : Bande-annonce 3 VF
envoyé par Paramount_Pictures_France. - Regardez des web séries et des films.

L'age de raison

Réalisé par Yann Samuell
Film français
Avec Sophie Marceau, Jonathan Zaccaï, Marton Csokas, Michel Duchaussoy

L'histoire:

Margaret est une femme d'affaire pressée. Elle a de hautes responsabilités dans une grande entreprise et est fiancée à l'un de ses collègue britannique. Mais aujourd'hui c'est son anniversaire et elle reçoit la visite d'un vieux notaire à la retraite venu tout droit d'un petit village de Provence. Celui ci doit lui remettre tout un tas de lettres écrites par une petite fille de 7 ans, Marguerite, qui n'est autre que... margaret elle même! Il avait été engagé par Marguerite pour lui transmettre ces lettres adressées à elle même pour qu'elle se rappelle ses rêves de petite fille. Margaret n'a pas vraiment envie de bousculer sa vie d'adulte avec ces souvenirs qu'elle tente d'oublier, et pourtant...



Mon avis:

Un film qui ne manque pas d'originalité, surtout quand il cherche à mettre en avant l'espièglerie de l'enfance, à grand coup de séquences flashback colorées et de petit dessins animés-collage, qui apparaissent à chaque fois que l'on se plonge dans la lecture des lettres de Marguerite, toujours pleines de malice et de fraicheur. Comme par exemple la scène où les enfants creusent un trou à travers la terre pour envoyer au bout du monde du pain aux enfants qui ont faim.
Magnifier l'idéalisme naïf de l'enfance, ce film réussit bien son coup, avec une Sophie Marceau toujours ausi douée en businesswoman très occupée, soupe au lait et sur les nerfs, confrontée malgrés elle à la curiosité de redécouvrir ses rêves d'enfant.
Bien sûr le thème du héros qui oublie son passé quitte à perdre son âme, on a déjà vu ça dans bien des films, mais le ton ici est moins conventionnel. Ca en devient un peu pompeux par moment, et à vrai dire le réalisateur ne réussit peut être pas son pari, à savoir inviter le spectateur à réfléchir à ce qu'il a fait de ses rêves d'enfant.
En tout cas moi j'ai bien aimé ce film pour son ton et sa forme originale sur un sujet qui pourrait être bateau...

Ma note:


Bon film!

Inception

Réalisé par Christopher Nolan
Film Amércicano-britannique
Avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Ellen Page, Cilian Murphy, Michael Caine, Joseph Gordon-Levitt, Ken Watanabe, Tom Hardy, Tom Berenger

L'histoire:

Dom Cobb est expert en manipulation de rêves: à l'aide de son équipe il peut s'infiltrer dans les rêves des gens et leur dérober inconsciemment leurs secrets les plus intimes. Mais au fond de lui, il cache l'ombre de sa femme, morte, qui apparait et perturbe subitement les rêves qu'il dirige. Sous mandat d'arrêt international, il souffre de plus de ne pas pouvoir rejoindre ses enfants coincés aux états unis. Mais il est alors embauché par le président d'une multinationale pour effectuer une opération des plus périlleuse: insérer une idée nouvelle dans la tête d'un de ses concurrents. En échange il pourra rejoindre ses enfants. Dom va donc recruter une nouvelle équipe, et notamment une jeune architecte de rêve à qui il va devoir apprendre le métier, et dévoiler tous ses secrets...

Mon avis:

Inception...Déception? Non juste quelques défauts de conception...
Tout d'abord j'ai trouvé que l'idée originale qui soutient la trame du film, à savoir le fameux système de contrôle qui influence les rêves, était vachement complexe. Tellement complexe que Nolan passe au moins trois quart d'heure à nous en expliquer le fonctionnement: l'architecte d'environnement qui crêé le décors mais pas les personnages, le subconscient qui se retourne contre les intrus, les différents niveaux de rêve, le temps disloqué et puis le fait que tuer quelqu'un en rêve lui permet de se réveiller, sauf si il a pris un puissant somnifère auquel cas il tombe dans les rêves et le coma etc... etc... Du coup ça alourdit un peu le récit... et puis j'avoue que je suis pas sûr d'avoir tout compris!
Pour un film sur les rêves, je m'attendais aussi à quelquechose de plus onirique, un petit peu comme dans les mondes imaginés par Gilliam dans le film "l'imaginarium du docteur Parnassius". Au lieu de ça, le monde des rêves ressemble au monde réel, ou plutôt à un film à la James Bond, avec des flingues et des cascades dans tous les sens... J'espère que mon rêve de cette nuit ne sera pas aussi mouvementé!
Il nous reste quand même un film ludique, qui joue sans cesse sur l'aspect "rêve dans le rêve" des personnages, et des énigmes qui restent ou pas sans réponse (du style: est ce que nous sommes dans la réalité ou dans un rêve?).
C'est bizarre le thème fait un peu penser à Shutter Island finalement, en moins névrosé...
Le film garde donc un certain mystère un peu jouissif, y compris dans son dénouement.
Et on sent quand même que tout le monde s'est investi dans ce film: un bon casting avec des acteurs connus dans des second rôles (celui de Marion Cotillard notamment, tragique), des effets spéciaux qui servent l'histoire et ne font pas 'tape à l'oeil' quelques idées originales et un scénario sans failles.
Bon film donc même si je l'avoue, pour les raisons sus-sitées, je n'ai pas pris mon pied.

Ma note:


Bon film!

Tamara Drewe

Réalisé par Stephen Frears
Film britannique
Avec Gemma Arterton, Roger Allam, Bill Camp...

L'histoire:

Mr et Mme Hardiment possèdent une maison d'hôte bien particulière située dans un petit village. Celle ci est réservée aux écrivains en mal d'inspiration et qui viennent se ressourcer au milieu de la campagne anglaise. Mr Hardiment est d'ailleurs un écrivain de romans très connu dont le héros est un grand séducteur romantique. C'est également un mari volage qui trompe sa femme. Il y a aussi Glen, écrivain biographe un peu timide, Andy, le beau et jeune jardinier, et Jody et Casey, les 2 petites chipies du village. Tout ce petit monde est alors chamboulé par le retour de Tamara, ancienne gamine du coin devenue journaliste, de retour dans sa demeure familiale pour y écrire son roman. Après s'être faite refaire le nez, elle a pri conscience du pouvoir que peut lui donner sa nouvelle beauté et est prête à en user pour obtenir vengeance...


Mon avis:

Pas très enthousiasmé par cette comédie de Stephen Frears...
Tout d'abord l'histoire, sur fonds de chassé croisé amoureux, où chacun aime l'autres sans oser se l'avouer, etc... On a déjà vu ça 100 fois et après tout pourquoi pas mais bon: après le Nième rebondissement on finit par se demander où ils veulent en venir, et le dénouement finit par arriver mais en attendant que de confusions...
Ce n'est pas que le film soit mal fait: les personnages sont tous très originaux et très bien vus, caricaturaux sans être déshumanisés. Comme par exemple des personnages secondaires comme la star de rock à l'ego surdimensionné, ou bien les deux adolescentes qui finissent par prendre de l'importance dans le film et devenir les fils rouges de toute l'histoire...
Et puis aussi certaines situations étaient très drôles et j'ai ri de bon coeur.
Alors je sais pas... Ca m'a juste donné l'impression d'un film léger, qui n'allait pas assez loin dans la déconnade pour être une grosse comédie (c'était certainement voulu) et qui ne voulait pas aller non plus vers quelquechose d'autre. Un truc sans ambition quoi.
Déçu donc.

Ma note:


Bon film!


Petits meutres à l'anglaise

Réalisé par Jonathan Lynn
Film franco-britannique
Avec Bill Nighy, Rupert Grint, Emily Blunt, Rupert Everett...

L'histoire:

A 55 ans, Victor Maynard a tout d'un vieux gentleman célibataire anglais, sauf que Victor est... tueur à gages! C'est même l'un des plus réputés, pour son professionnalisme et son flegme britannique. Dernier descendant d'une longue lignée de professional killer, sa vieille mère se fait du souci quand elle voit qu'à son age celui ci n'a toujours pas trouvé d'épouse. Mais engagé pour assassiner une jeune cleptomane arnaqueuse, il va sur un coup de tête tomber amoureux de la belle et lui proposer de la protéger, en emmenant avec lui le jeune Tony, garçon un peu paumé qu'il décide de prendre comme apprenti. Mais son employeur n'est pas tout à fait d'accord et va lancer à leur poursuite le numéro deux des tueurs à gage, l'abominable Dixon...


Mon avis:

Ce film est le remake anglais du film français 'Cible émouvante' de Pierre Salvadori qui date de 1993.
Au premier abord on peut dire que l'adaptation respecte vraiment le film original. Bien que je l'ai vu il y a bien longtemps, les souvenirs n'ont pas arrêté d'affluer pendant tout le film. Les situations, les personnages, même les dialogues semblent juste avoir été traduits en anglais. Jusqu'aux acteurs: Bill Nighy, avec son flegme tout britannique et sa moustache, apparaît en parfait sosie de Jean Rochefort, et physiquement Emily Blunt ressemble un peu à Marie Trintignant. Il n'y a que Rupert Grint qui ne ressemble pas trop à Guillaume depardieu, mais en tout cas le personnage reste le même...
Il doit quand même y avoir quelque idées rajoutées dans le scénario(les courses poursuites par exemple) mais personnellement j'ai trouvé le mimétisme presque parfait: Alors que Rochefort apprend l'anglais avec une cassette: "fly flew flown", Nighy apprend le français: "je vole je volais j'ai volé"...
En un sens, c'est aussi un des sujets du film car toute l'aventure commence par une arnaque concernant la copie d'un Rembrandt...
Du coup je ne sais pas trop quoi en penser de ce film: le film de Salvadori des années 90 étant déjà génial, et celui ci étant sa copie conforme, il ne peut être qu'aussi drôle, décalé et malin que son modèle. Ce qui est amusant c'est de constater que l'humour du film français était finalement très british, car il trouve tout naturellement sa place dans le paysage anglais.
Donc voilà: j'ai passé un très bon moment avec ce film bourré d'un humour pince sans rire très particulier... même si c'est du déjà vu quelque part!
Donc voilà: j'ai passé un très bon moment avec ce film bourré d'un humour pince sans rire très particulier... même si c'est du déjà vu quelque part!

Ma note:


Bon film!


Toy Story 3

Réalisé par Lee Unkrich
Film américain
Avec Avec Tom Hanks, Tim Allen, Michael Keaton...

L'histoire:

On retrouve Woody, Buzz et toute la petite troupe des jouets du jeune Andy, sauf que le moral n'est plus au beau fixe: Andy a maintenant 17 ans et même si il les garde nostalgiquement dans un vieux coffre à jouet, il est temps de quitter la maison et de reléguer ceux ci au grenier. Les jouets acceptent plus ou moins leur destin sauf que par un malencontreux concours de circonstances ceux ci se retrouvent envoyés à la garderie. Ils sont alors maltraités par les tout petits qui les tordent, les jetent, les utilisent comme pinceau... L'univers des jouets de la garderie est dirigé par Tolsto, un ours en peluche qui sent la fraise mais tyranique, qui n'est pas vraiment d'accord pour les laisser repartir chez Andy...


Mon avis:

Grève des projectionnistes oblige, je n'ai pas eu trop le choix hier soir... Il ne restait plus que Toy Story 3 (apparemment les films d'animation n'ont pas besoin de projectionniste). De toute façon je ne suis pas très difficile, et puis ça m'a permis de retrouver un peu de mon âme d'enfant!
Tout d'abord, je trouve que les techniques d'animation en image de synthèse ont vachement évolué depuis le premier épisode: les images sont plus complexes, on ose montrer les êtres humains en gros plan... Et même si au niveau scénario ça n'atteint pas les sommets de l'originalité (comparé à d'autres films d'animation de chez Pixar), Toy Story c'est quand même le film qui a ouvert la voie (il y a 15 ans).
Les gens de chez Pixar ont encore trouvé un très bon (et ultime) prétexte pour relancer nos héros dans l'aventure, en faisant mouche encore une fois avec une histoire qui évoquera certainement à chacun de nous des souvenirs empreints de nostalgie en retrouvant à l'écran nos jouets chéris (où il est mon téléphone à roulette?).
J'ai donc ressenti ce film comme un véritable hommage à l'enfance, peut être encore plus que les 2 épisodes précédents. D'autant plus qu'il apparaît plus mature, cruel par moment (avec le sort réservé aux jouets oubliés) et une histoire pleine de références (le jardin d'enfant comparé à une véritable prison, l'homosexualité refoulée de Ken, ou bien quand les héros attendent leur mort tragique dans le brule-ordure), plus adulte que jamais. Je dirais même sombre.
Beaucoup de gens riaient à gorge déployée dans la salle. Moi je sais pas, j'ai eu du mal. J'ai beaucoup apprécié le film, mais ce n'est pas pour son humour. Plus pour son coté nostalgique qui m'a fait penser au placard qui se trouve chez mes parents... Tiens la prochaine fois que je rentre j'irais voir si ils sont toujours là, mes vieux jouets... snif snif...

Ma note:


Bon film!