Clones

Film américain
Réalisé par Jonathan Mostow
Sortie le 28 octobre 2009
Avec: Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike, James Cromwell, Ving Rhames

L'histoire:

On est en 2030(un truc comme ça) et nous sommes dans un monde où les recherches technologiques on permit de créer des robots à apparence humaine qui, contrôlés à distance par leur possesseur (tranquillement assis dans sa chambre), prennent la place des humains dans la vie de tous les jours. Seuls quelques irréductibles 'sacs à viande' refusent de se faire cloner de la sorte et se parquent dans des zones de non droit. Greer, agent du FBI, se trouve chargé d'une enquête bien étrange: à l'aide d'une arme inconnue, un homme arrive à tuer ses victimes en "court-circuitant" leur clone. Alors que sa vie de couple se désagrège suite au décès de son fils, Greer commence au fur et à mesure de l'enquête à remettre en question l'idée du clonage, et finira par dénoncer les pratiques guerrières de la société qui construit ces machines.





Mon avis:

98% des habitants du monde ont un clone mécanique. Si on accepte ce prédicat un peu farfelu (C'est vrai quoi? Même les pays en voie de développement? Y'a plus de pauvres sur la planète?), on peut se laisser embarquer dans un film d'action bien ficelé, avec un scénario pré formaté, et une multitude de références (terminator, phénomène, blade runner...). Ce film est donc déjà un genre de clone, en quelque sorte...

Néanmoins, la minutie avec laquelle le film a été réalisé force le respect: les clones ont vraiment des têtes de barbie et ken et les humains 'en vrai' sont pleins de rides et de cicatrices. Les scènes d'action sont très efficaces et même si quelques détails gênent aux entournures (par exemple: les robots peuvent courir et sauter plus vite... pourquoi ils continuent d'utiliser des voitures?), l'histoire parait bien travaillée en restant logique et claire. On a même droit à une scène très poétiques à la fin où tous les corps de clones gisent dans les rues revenues au calme.
On serait même peut être tenté de voir dans ce film un message philosophique sur la condition humaine, sur le vrai moi que chacun de nous cache derrière une façade trop lisse.

Mais bon... quand même... voilà quoi... Ca reste un film comme plein d'autres à Hollywood: Parti d'une bonne idée mais avec un scénario tellement conventionnel qu'on l'aura peut être oublié dans 3 mois. Bon j'ai passé un bon moment, j'dis pas... Et puis le film se tient c'est déjà ça!

Ma note:

Pour la note, j'hésite entre 2 et 3 étoiles... bon allez je vais être gentil:


Bon film!

Micmacs à tire-larigot

Film français
Réalisé par Jean-Pierre Jeunet
Sortie le 28 octobre 2009
Avec: Dany Boon, André Dussollier, Nicolas Marié, Jean-Pierre Marielle, Julie Ferrier, Omar Sy, Dominique Pinon, Yolande Moreau, Michel Cremades, Marie-Julie Baup

L'histoire:

Bazil est un gars un peu paumé et rêveur, dont le père est mort à la guerre pendant son enfance. Sa malchance continue quand, alors qu'il se trouve au mauvais moment au mauvais endroit, il reçoit une balle perdue qui se loge dans son crane et que l'on ne peut lui enlever. Sans emploi ni maison, il commence à errer jusqu'à trouver refuge parmi une bande de personnages cocasses, qui vivent de récupérations dans une décharge abandonnée. Il a trouvé une famille. Mais au fond de lui la colère gronde contre ceux qui ont scellé son destin: les trafiquants d'armes responsables de la mort de son père et de cette balle qui se balade dans sa tête. A l'aide de ses nouveaux amis, il va planifier un complot afin de se venger de la cupidité de 2 richissimes vendeurs d'armes. (Pfiouuu! Pas facile de résumer tout ça! Je me suis pas mal débrouillé sur ce coup là!)



Mon avis:

Après 6 mois d'un tournage minutieux, revoilà un nouveau film de Jeunet, dans lequel on retrouve avec plaisir toutes ses idées farfelues, ses trouvailles, ses bidules et ses plans ingénus.
"Micmacs", c'est le mot: Par exemple le micro que l'on fait glisser par le tuyau de la cheminée pour espionner les habitants de la maison, ou bien le bocal plein d'abeilles, qui couplé à un vieux réveil fait office d'une bombe qui va piquer vos ennemis.
Il y a aussi l'homme canon pour sauter par dessus les murs, le sucre somnifère dans le café, la contorsionniste dans le colis de livraison, le saucisson pour attirer le chien... tout un tas de petites choses qui font la fantaisie du film et qui donnent une ambiance bien particulière "Made in Jeunet".

Faut dire que les auteurs ont une façon bien à eux d'écrire leurs scénarios: chaque jour, sur leur carnet, ils prennent des notes sur les petites choses de la vie, sur tout ce qu'ils observent autour d'eux pour nous les resservir en cocktail dans leurs films.

Du coup, l'histoire ne s'embarrasse pas d'explications ni de détails quand aux intentions des personnages, à la poubelle les scènes de parlotte, place à l'action! Jusqu'à ce que l'action se déroule, on ne sait rien du plan fantaisiste que mijotent nos zéros. Les auteurs cherchent à surprendre le spectateur ce qui donne un film ludique et amusant.

C'est un peu ce que je regrette parfois dans le cinéma de Jeunet: que les détails et les petites idées prennent plus d'importance que le déroulé de l'histoire et les relations entre les personnages.
Heureusement que le réalisateur peut se reposer sereinement sur ses acteurs (Dany Boon en tête, en remplacement de Jamel Debouze), qui arrivent tous à mettre en valeur leur personnage (Dans les films de Jeunet, les personnages secondaires ont beaucoup d'importance). Le meilleur acteur de la bande restant quand même Paris, égal à lui même, dont on s'amusera à reconnaitre les lieux connus.


Enfin bon: en gros j'ai bien aimé le film: des personnages intéressants, des situations cocasses, de belles images... même si pour moi le meilleur film de Jeunet reste l'inégalable Delicatessen (auquel il est fait un clin d'œil à un moment donné).

Ma note:

Bon film!

(500) jours ensemble

Film américain
Réalisé par Marc Webb
Sortie le 30 septembre 2009
Avec: Joseph Gordon-Levitt, Zooey Deschanel, Clark Gregg

L'histoire:

Tom est déprimé. Sa petite amie Summer vient de le quitter après 500 jours ensemble. Elle lui avait pourtant dit dés le début qu'elle ne croyait pas en l'amour. Mais bon Tom est un peu fleur bleue... Par flash backs successifs, on revoit les moments les plus significatifs de leur histoire...



Mon avis:

Sous ses faux airs de petit film indépendant et underground, on nous ressert ici une comédie romantique assez conventionnelle. Bon bien sûr ça ne se termine pas par 'ils vécurent heureux' mais bon ça sent les bons sentiments à plein nez.

Tout ça avec une volonté de faire original, avec quelques idées comme "Je coupe l'image en 2 avec à gauche ce que le héros voudrait voir et à droite ce qui se passe vraiment" ou bien "après l'amour, Tom se rend rend au travail, danse et chante comme dans une comédie musicale, avec de gentils petits oiseaux à la Blanche neige".

Mais à vrai dire, c'est un peu difficile de s'attacher à cette histoire, surtout à cause des aller-retour intempestifs dans le temps qui font qu'au bout d'un moment on ne sait plus vraiment où on en est dans l'histoire de nos 2 amoureux ("ils sont encore ensemble? ils se sont séparés? ils se sont rabibochés?")
Donc voilà. Pas très emballé par ce film...

Ma note:


Bon films!



Mary et Max

Film d'animation australien
Réalisé par Adam Elliot

Sortie le 30 Septembre 2009
Avec Toni Collette, Philip Seymour Hoffman, Eric Bana

L'histoire:
Fin des années 70: Mary, petite fille espiègle de 8 ans, et vivant dans une petite ville d'Australie, n'a pas d'amis. Elle a alors l'idée d'envoyer une lettre au hasard aux états unis, sur un nom pris dans l'annuaire. La lettre tombe sur Max, handicapé mental de 40 ans, obèse et vivant seul dans un appartement de New York. C'est le début d'une longue correspondance semée d'embuches d'où va émerger une véritable amitié...



Mon avis:
Un beau conte des temps modernes.
Avec leur bouille en pâte à modeler, les personnages de ce film semblent tout droit sortis d'un film pour enfants à la Wallace et Gromit. Et à vrai dire l'humour naïf de nos héros et leur regard enfantin sur le monde s'en rapproche beaucoup.
Sauf que Mary et Max vivent dans le monde réel, avec ses aléas et ses problèmes. L'univers de Max est gris et salle, et celui de Mary n'est guère plus coloré. Les têtes des personnages sont vraiment très moches, les animaux y mènent la vie dure ( et oui, Nemo finit dans la cuvette des wc!) et même les héros sont bourrés de complexes. Adam Elliot arrive tout de même à nous l
es rendre attachants dés le premier coup d'œil.

Ce n'est donc pas un film pour enfant, quoique... pour grand enfants. La voix off du narrateur qui nous accompagne tout au long du film nous raconte l'histoire comme si c'était un conte de notre enfance, sauf qu'on peut passer d'une scène d'hôpital psychiatrique à une autre de suicide.
Néanmoins l'enfant qui est en nous reprend le dessus et... bin j'ai finit par verser ma petite larme à la fin quoi!

D'autant plus que Max a réellem
ent existé, puisqu'il était le correspondant d'enfance du réalisateur! Un film qui ne laisse pas indifférent donc, et que l'on garde dans sa tête et dans son coeur...
Si vous voulez vous familiariser avec le style bien particulier du réalisateur, vous pouvez aller voir son précédent cout métrage sur Youtube: Harvie Krumpet (22min quand même).

Ma note:

Bon film!

PS: En entrant dans la salle, j'étais surpris de voir qu'elle était pleine... à croire que le bouche à oreille fonctionne bien sur ce film. Alors voilà je participe.

Le Dernier pour la route

Réalisé par Philippe Godeau
Sortie le 23 Septembre 2009
Avec : François Cluzet, Mélanie Thierry, Michel Vuillermoz...
Adapté du roman autobiographique de Hervé Chabalier

L'histoire:

Hervé, le patron d'une grande agence de presse, est alcoolique. Loin de sa femme et de son fils, il accepte de faire une cure de désintoxication dans un établissement spécialisé. Intégré à un petit groupe de malades, les liens se tissent, les langues se délient, les murs tombent pour mener un combat contre soi même, contre l'alcool...



Mon avis:

En gros, j'ai trouvé ce film efficace et sans grande prétention. Il nous montre bien ce que c'est que l'alcoolisme 'vu de l'intérieur'.

C'est une adaptation du roman autobiographique du journaliste Hervé Chabalier, et ça se sent un peu en fait dans certains dialogues, des répliques 'à formule' qui semblent tout droit sorties d'un bouquin. Certains personnages, comme les autres membres du groupe d'alcooliques, semblent également caricaturaux, malgré un François Cluzet toujours aussi formidable. A juste titre, puisqu'il a lui même par le passé eu des problèmes d'alcool.
On finit quand même par s'attacher à ces pauvres gens et à leur faiblesse... Bon c'est vrai: moi qui ne boit pas une goutte d'alcool le problème évoqué ne me parle pas forcément mais j'imagine que ce film peut aider à ouvrir les yeux de pas mal de personnes qui peinent à comprendre que l'alcool peut être une maladie.

En bonus, un petit test: êtes vous dépendant à l'alcool? C'est là: Questionnaire audit.

Ma note:


Bon film!

The Informant!

Réalisé par Steven Soderbergh
Sortie le 30 septembre 2009
Avec: Matt Damon, Scott Bakula...

L'histoire:

Mark Whitacre, cadre supérieur du géant agroalimentaire ADM, contacte l'agent du FBI Brian Shepard afin de lui faire des révélations surprenantes sur les manigances frauduleuses de son entreprise. Il accepte avec plus ou moins de courage de devenir leur mouchard au sein de la société. Mais... est ce que Mark est bien tout à fait honnête dans cette affaire?


Mon avis:

Ce qui est sûr avec les films de Soderbergh, c'est qu'on a affaire à un gars qui sait ce qu'il fait: il a assez d'expérience et de culture cinématographique pour nous concocter un bon petit film bien ficelé, efficace et sans fausse note. Il se met totalement au service de son histoire et ne néglige aucun petit détail (même la couleur des images à l'écran n'est pas innocente).
Mais bon, des fois... l'histoire qu'il cherche à nous raconter n'est pas vraiment passionnante...
Ce qui n'est pas le cas ici!

On a affaire à une histoire originale emmenée surtout par un personnage principal assez... hors norme. Mark Whitacre, l'agent 0014 (2 fois 007) n'est pas l'archétype du héros de film d'espionnage: Empoté et empâté, il est campé par un Matt Damon... épatant.
Tout l'intérêt du film provient du portrait qui est fait de ce personnage, attachant et inquiétant à la fois. Cette impression est renforcée par les pensées en voix off du héros, pensées qui n'ont souvent rien à voir avec l'action. exemple: Mark discute avec l'un de ses clients tout en enregistrant secrètement leur conversation. Il regarde la cravate de son interlocuteur et pense "il faudrait que la prochaine fois que je vais à Paris je ramène quelques jolies cravates de marque. A la douane ils contrôlent rarement ce genre de choses."
Dans le même acabit, on a droit à "J'aime bien les piscines couvertes." ou bien "Au Japon, il y a des magasins qui vendent des petites culottes usagées. C'est dégoutant."
On a l'impression de cette manière que l'espionnage qu'il est en train de commettre est totalement dédramatisé, ou tout du moins que notre héros est sans arrêt "la tête ailleurs"...

Dans la 2ème partie du film, quand le véritable Mark se retrouve sur le banc des accusés, cette voix off finit par disparaitre. Un petit peu comme si sa supercherie étant découverte, on se rend compte que, comme les agents du FBI, on s'est fait nous aussi embobiner par ce bonhomme un peu pataud et naïf.

En tout cas ce film fut bien agréable. Avec un humour constant... quand on pense que c'est une histoire vraie!

Ma note:

Bon film!