Solomon Kane

Sortie le 23 décembre 2009
Film américain
Réalisé par Michael J. Bassett
Avec James Purefoy, Max von Sydow, Pete Postlethwaite ...

L'histoire:

Au 16ème siècle, Solomon Kane tente d'oublier une vie de débauche où il était devenu un guerrier sanguinaire, jusqu'à en avoir vendu son âme au diable. Mais sur la route qui le mène au château de son enfance il rencontre une famille paisible en route vers les Amériques, et ils se trouvent confrontés aux hordes de Malakai, un ancien prêtre qui a fait un pacte avec le diable et d'un maléfique chevalier masqué aux pouvoirs étranges. Ils sèment la terreur partout dans le pays, et capturent la jeune fille de la famille. Solomon kane reprend alors le chemin de la violence...


Mon avis:

Pourquoi? Pourquoi? Mais pourquoiiiiiiiii?

Oui pourquoi on est allé voir ce film?
Alors que d'autres films qui abordaient ce même thème (par exemple les frères Grimm, ou Van Helsing, auquel le film fait vraiment penser) avaient pris le parti de se prendre moins au sérieux en ajoutant une touche d'humour et de dérision, celui ci choisit plutôt d'en rajouter des tonnes dans la dramatisation à outrance, à grand renfort d'effet d'annonce ("attention là c'est un moment où vous allez frissonner!), avec les violons et tout et tout.
Sauf qu'à force de nous resservir la même ambiance toutes les 5 minutes on finit par avoir envie de se lever en plein cinéma et de crier "Adrienne!"(Non ça c'est un autre film) "Mais qu'ai je fait pour mériter une telle malédiction?"
Les acteurs s'y mettent à cœur joie, James Purefoy en tête, qui nous sert avec sérieux ses plus belles grimaces d'épouvante, dans des situations très souvent prévisibles car très caricaturales (le héros solitaire, les frères ennemis tout ça...).
Le tout est de plus servi par des dialogues pas très très recherchés, et des combats à l'épée peu convaincants.
Si au moins tout ça se voulait parodique... quoiqu'à force on sourit un peu face à autant de mauvais clichés. Donc voilà j'ai pas totalement perdu mon temps...

Ma note:


Bon film!

Avatar

Sortie le 16 décembre 2009
Film américain
Réalisé par James Cameron
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver...

L'histoire:

Dans un futur éloigné, une planète dont les sous sols sont riches en minerai précieux, est colonisée par les humains en vue d'une exploitation énergétique. Sauf que la planète, entourée d'une végétation luxuriante, est également habitée par un peuple tribal peu enclin à se faire envahir. Ce peuple vit en harmonie avec la nature, persuadé que celle ci est vivante et gouvernée par une essence de vie mystique contenue en toute chose, Eywa. Le professeur Augustine étudie de prés la nature de cette planète et ses liens avec le peuple Na'vi, et notamment en utilisant des 'avatars', reproduction génétique mi humaine/mi Na'vi, commandée à distance, et seul moyen de survivre sur la planète, l'atmosphère étant irrespirable pour les humains. Le professeur est néanmoins déçue de voir qu'on lui impose un jeune marine tétraplégique, Jake, en guise de nouvelle recrue. Sauf que par un concours de circonstances, l'avatar de celui ci se retrouve adopté par les Na'vi qui chargent la belle Neytiry de lui enseigner à devenir des leurs. Mais le moment fatidique où les bulldozers vont détruire leur village approche, et ils n'auront que leurs arcs et leurs flèches pour se défendre.



Mon avis:

Evadez vous!

D'aucun disaient que l'histoire de ce film était simpliste. Moi je l'ai trouvée pas plus simpliste
que les autres films de Cameron, c'est vrai quoi: Titanic était simpliste, Abyss encore plus, et on retrouve du Aliens là dedans. Ses scénarios sont simples et efficaces.
En plus il met tant de plaisir à nous raconter en détail cette histoire, avec aucune incohérence qui choque et un récit maitrisé qui nous invite à nous abandonner dans cet univers extraterrestre. Son but est de nous faire nous abandonner et voyager dans un autre monde et il est prêt à utiliser tous les moyens disponibles, sans chercher à faire original. En tout cas avec moi ça a marché.

Le pamphlet écologique est quand même un peu gonflant: nous sommes les pauvres humains, incapables de comprendre la nature, etc... etc... Un truc qu'on entend partout en ce moment. Si seulement ça pouvait être efficace.
En tout cas, c'est vrai que la forme magnifie le message, car la végétation qui nous est présentée ici est magnifique en tout point, et c'est un véritable hymne à la nature. On entre vraiment complètement dans l'univers des Na'vi et on comprend leur amour pour cette terre.

Donc voilà j'ai bien aimé ce film, et je le reverrais bien une 2ème fois avec plaisir donc 5 étoiles sera ma note.

Ah oui et puis je n'ai pas parlé de la technique: les images de synthèses, la 3D tout ça. Mais bon aller voir un film pour des raisons techniques me semble un peu bête et fort heureusement, dans ce film là, tout est fait pour nous faire oublier les effets spéciaux, et c'est ça l'important.

Ma note:



Bon film!

In the loop

Film britannique
Sortie le 18 novembre 2009
Réalisé par Armando Iannucci
Avec James Gandolfini, Peter Capaldi, Steve Coogan,...

L'histoire:
Angleterre et Etats unis préparent en secret les conditions d'une nouvelle guerre au moyen orient, pour des raisons pas très honnêtes(ça fait vaguement penser à l'invasion de l'Irak, quoi). Mais le nouveau Secrétaire d'Etat britannique au développement international, fait une gaffe lors d'une interview et manque de dévoiler le pot au rose. Il se retrouve mêlé, en compagnie de ses conseillers, à une guerre entre défenseurs et réfractaires à cette future déclaration de guerre, à l'approche d'un vote décisif à l'ONU.


Mon avis:

Un film bête et méchant!
Je suis allé voir ce film par hasard, hier soir. J'hésitais entre celui ci et "Gamines", mais en voyant que celui ci avait le label "découverte UGC" j'ai penché pour Into the loop... Je connais pas le mode d'attribution de ce label mais en tout cas, contrairement à ce que je pensais, ce n'est pas vraiment un gage de qualité...

Dans ce film, les personnages passent leur temps à s'insulter et se dénigrer: tous les moyens sont bons pour faire un jeu de mot et mettre les autres plus bas que terre, avec des répliques qui se veulent intelligentes et drôles mais qui ne savent qu'être méchantes. Du coup aucun des héros du film n'est sympathique.
D'après les rires dans la salle, ça faisait rire certains mais en tout cas, ce n'est pas mon genre d'humour.
En plus, le réalisateur est du genre à vouloir tout filmer comme un reportage: tout à l'épaule, à grand renfort de tremblote, de zoom accidentel qui fait genre "real life". Mais en fait ça finit par donner mal à la tête.
Tous ces personnages très pathétiques, à coup de tirades assassines, finissent par noyer l'intrigue , et à vrai dire j'étais pressé que le film se finisse. D'autant plus que la fin est assez prévisible. Ce film n'était pas franchement amusant. Pas même distrayant. Juste méchant.

Ma note:
Bon, je peux pas mettre zéro quand même... 1 étoile suffira!


Bon film!

Le concert

Sortie le 4 novembre 2009
Réalisé par Radu Mihaileanu
Avec Mélanie Laurent, Aleksei Guskov, Dimitry Nazarov, Valeri Barinov, François Berléand, Miou-Miou, Lionel Abelanski, ...

L'histoire:

De nos jour, un fax est envoyé à l'opéra de Moscou afin d'inviter le célèbre Bolchoï à se produire au théâtre du Châtelet. Ce fax est intercepté par Andrei Filipov, homme de ménage mais ancien chef d'orchestre reconnu mis au placard sous Brejnev pour avoir défendu ses musiciens juifs. Germe alors une idée dans sa tête: réunir son ancien orchestre et se subtiliser au véritable Bolchoï pour avoir enfin sa revanche. Le répertoire: Tchaikovski qui le hante depuis 20 ans, avec en violon soliste une jeune française, étoile montante de la musique, mais envers qui Andrei cache un lourd secret. L'aventure commence...



Mon avis:

Film qui serait assez sympathique si il n'avait pas autant de prétentions...
A plusieurs moments, le film fait penser à du Kusturica, dans des scènes pleines de vigueurs et de folie. Sauf que Kusturica s'y prend franchement mieux dans ce genre de bordel organisé, alors que là la sauce redescend très vite dés qu'on passe à la scène suivante.
En plus le film se perd en explications, à coup de flashbacks inutiles, notamment sur un dénouement assez prévisible (avec des voix off sorties d'on ne sait où pendant le concert). On a un peu du mal je trouve à passer des scènes dramatiques à d'autres scènes comiques, ce qui n'empêche pas les personnages d'être sympathiques.

Néanmoins je n'ai pas vraiment accroché. J'ai toujours tendance à le comparer à d'autres films de ce genre mieux réussis: je me souviens de "Sri Lanka Handball Team" d'Uberto Pasolini (sorti cet été) qui raconte à peu près la même histoire mais sans dramatisation à outrance. Voir même rasta rocket. La façon de filmer était plus classique, fourmillait d'idées alors que là les bonnes idées (comme la scène du restaurant transformé en resto à couscous) ne sont pas poussées jusqu'au bout, où alors elles tombent vite dans le sentiment (comme la scène où les tsiganes 'livrent' les instruments au théâtre, qui se termine par un regard inquiet de Mélanie Laurent). Du coup les acteurs ne savent pas s'ils doivent rire ou pleurer: entre un Berléand qui assume son caractère comique et Aleksei Guskov qui même quand il a une réplique drôle fait une tête d'enterrement...

Donc voilà un peu déçu par ce film.

Ma note:

Bon film!

Le vilain

Sortie le 25 novembre 2009
Réalisé par Albert Dupontel
Avec Albert Dupontel, Catherine Frot, Bouli Lanners, Nicolas Marié...

L'histoire:

Mariette, vieille dame qui vit dans une banlieue tranquille, a des soucis. Non seulement le quartier devient la proie de promoteurs verreux, mais alors qu'elle devrait voir sa fin proche, la chance la sauve toujours du péril: tout se passe comme si elle était immortelle. Elle se demande si dieu ne cherche pas à la punir. C'est à ce moment que réapparait son fils, dont elle ignorait qu'il est en fait un arnaqueur gangster et machiavélique, et qui plus est se trouve en fuite. Elle ne tarde pas à comprendre sa vraie nature et se trouve ainsi une mission: remettre son fils sur le droit chemin afin de pouvoir être elle même libérée de sa malédiction.




Mon avis:

"On fait comme si"
Si on accepte de s'éloigner de la logique du monde réel, on pourra s'amuser et se distraire avec ce film dont le second degré rempli chaque scène, jusqu'à se transformer en un jeu d'enfants. On ne cherche pas ici à nous raconter une histoire réaliste, pas plus qu'à nous émouvoir, encore moins à nous mener à nous identifier aux personnages. Ce serait trop facile, trop commun. Alors "on fait comme si". On se lache et on se fait plaisir avec des scènes parfois farfelues (comme le gag à répétition du médecin un peu fou, devenu expert en extraction de balle à grandes lichées d'alcool) , des aller retour et des revirements de situation, et le scénario n'hésite à oser plein de choses.
Du coup ça paye. Alors oui, Catherine Frot est peu crédible en vieille dame. Oui, certains dialogues sont surréalistes (ex:le fils retrouve sa maman: "et papa?" "Bin il est mort!" "Non mais je savais. Mais je me disais depuis le temps, ça a peut être changé..."), mais moi j'ai bien aimé ce conte un peu poétique (avec la tortue vengeresse), et naïf, irréel, mais qui ne se prend pas au sérieux.

Donc moi j'ai marché. J'ai lu quelque critiques sur le net qui disaient que le film n'avait pas la noirceur et l'audace de Bernie. C'est certain mais bon... c'est un autre film aussi!

Ma note:


Bon film!

La route

Film américain
Sortie le 2 décembre 2009
Réalisé par John Hillcoat
Avec Viggo Mortensen, Kodi Smit-McPhee, Guy Pearce, Charlize Theron, Robert Duvall

L'histoire:

Nous sommes dans un futur apocalyptique: il y a 10 ans, une catastrophe inconnue a annihilé tous les animaux et les plantes ne poussent plus. Les villes et les villages sont en ruines. Affamés, les quelques survivants errent dans le néant et s'adonnent même au cannibalisme. Seul sur la route avec son jeune fils, un homme se rend plus au sud afin de rechercher un havre de paix hypothétique. Tout sur leur passage n'est que désolation... les campagnes et les villes désertes et jonchées de cadavres...


Mon avis:

"Noir c'est noir. Il n'y a plus d'espoir."
Vous voilà prévenus, n'allez pas voir ce film si vous êtes déprimés...
Après 2012 sorti il y a un mois, et puis maintenant la route, on pourrait dire que les films sur la fin du monde se suivent... mais ne se ressemblent pas. Car si 2012 manquait cruellement de compassion et de dramaturgie, la route en est jonchée. Et on sent une tension très forte tout au long du film qui bascule parfois même dans l'horreur.

Quand on sort de la salle, on ne peut s'empêcher de penser: "Qu'est ce que je ferais moi si la vie sur terre devenait comme dans ce film?" Serais-je tenté de mettre fin à mes jours, comme certains personnages? Ou bien est ce que je choisirais de survivre à tout prix? Est ce que je serais prêt à m'adonner au cannibalisme? Au meurtre? Ou bien est ce que je me contenterais d'errer tel un fantôme parmi les décombres?
Ce film sent le désespoir à plein nez. La saleté. Le manque d'eau. La famine. La paranoïa et la peur de mourir. La caméra est très réaliste et les acteurs, avec leur visage cadavérique, apparaissent comme des fantômes désespérés. Viggo Mortensen notamment, qui n'a plus que la peau sur les os. Mais même les second rôles, mis à part le fils tant chéri (espoir d'un monde nouveau), tous les survivants ont des têtes de morts vivants.

Les causes du chaos restent mystérieuses. Seul reste un monde de désolation. Ce film nous questionne en fait sur le devenir de l'humanité dans un monde détruit. Pas seulement l'humanité en tant que race humaine, mais surtout l'humanité qu'on a au fond de nous, ce "feu" qui nous empêche de devenir des monstres. Il y a aussi un message sur ce que nous allons léguer à nos enfants, à travers ce père qui essaie de transmettre des valeurs humaines à son fils dans un monde où il n'y a plus d'espoir.

C'est vrai qu'avec un tableau aussi noir le film devient vraiment éprouvant au bout d'un moment, tant tout ce qui nous est montré est de plus en plus horrible, et on a hâte que tout se termine pour revenir à notre petite vie confortable...

Voilà donc un film qui a une âme et qui fait réfléchir... et qui sort du lot. Obligé de mettre 5 étoiles!

Ma note:


Bon film!

Le ruban blanc

Film autrichien
Sortie le 21 octobre 2009
Réalisé par Michael Haneke
Avec Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch...

L'histoire:

Un village protestant de l'Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale. Des faits étranges se produisent peu à peu: le docteur du village est grièvement blessé suite à une chute de cheval provoquée par un câble dressé intentionnellement. Le petit garçon du baron est quand à lui ligoté et fouetté par des mains inconnues, etc... Nul ne sait qui sont les agresseurs, mais dans ce petit village de paysans, la vie est rude et les suspicions vont bon train. La vie des enfants au sein d'une société aussi rigide et religieuse est souvent très dure: celle de la fille du docteur, abusée par son père; celle des enfants du pasteur, punis sévèrement pour la moindre broutille, et dont le fils est ligoté à son lit la nuit pour ne pas souiller ses draps...
Les adultes, quand à eux, ne sont en effet pas très tendres envers ces enfants qu'ils façonnent comme des poupées, et ils ne se doutent pas que cette éducation va transformer ces enfants en monstres.
Seul le jeune maitre d'école commence à suspecter l'horrible vérité...


Mon avis:
Michael Haneke nous a habitué à des films obscurs, où les choses ne sont pas montrées directement mais suggérées, de manière à ce que chacun ai sa propre interprétation. Mais ici le message est clair: l'attitude et les règles des grands perturbent les enfants et en font des déséquilibrés...
Pourtant, on ne nous montre jamais ouvertement le comportement agressif des enfants, ni ce qu'ils pensent. Tout se fait off caméra, tout est supposé. Leur regard est néanmoins poignant.
Par contre on ne se gène pas pour nous montrer leur humiliation (inceste, punitions démesurées, coups, ...) et aussi les fautes et contradictions des adultes (la scène du médecin qui renie et humilie sa maitresse, celle de la comtesse qui quitte son mari, et celle où l'enfant orphelin apprend que sa mère n'est pas en voyage mais qu'elle est morte en lui donnant naissance).
Si le film contient des scènes assez dures, il est pourtant moins poignant que quand Haneke situe l'action de ses films dans le présent. D'habitude ses films ont un je-ne-sais-quoi de révoltant, alors que là la rigidité des traditions évoquées appartient au passé, et la manière très inhumaine de dresser les enfants pour qu'ils renient (en apparence) leurs plus bas instincts n'a plus vraiment cours de nos jours.
Bon c'est néanmoins un film à voir, comme tous les films de Haneke, même si il est quand même long. Il faut dire que dans la plupart de ses films précédents, la fin pouvait subvenir à tout moment, sans que l'histoire ne se termine réellement en nous donnant toutes les explications. Je me suis donc attendu à ce que le film s'arrête en plein milieu de l'intrigue, ce qui est un peu déroutant: à plusieurs moments je me suis dit "c'est bon c'est la fin du film", mais en fait non ça continuait... peut être aussi parce que le message du film est très vite compris et que l'on n'attend pas vraiment de rebondissement.
De plus, je trouve que l'aspect "monde des enfants contre monde des adultes" est un peu manichéen (en un sens)...
En sortant du film, je me suis rendu compte que je pouvais facilement faire le parallèle avec un autre film vu il y a 3 jours: "Away we go". Autre film sur l'éducation des enfants mais qui se passe de nos jours mais avec une atmosphère moins... tendue!

Ma note:


Bon film!



Away we go

Film américain
Sortie le 4 novembre 2009
Réalisé par Sam Mendes
Avec: John Krasinski, Maya Rudolph, Maggie Gyllenhaal...

L'histoire:

Burt et Verona forment un couple de trentenaires un peu bohèmes et tranquilles... mais à 6 mois de grossesse, Verona arbore déjà un gros ventre qui annonce un évènement important dans leur vie: leur premier enfant! Décontenancés par l'attitude des parents de Burt, qui déménagent en Europe juste avant l'accouchement, ils décident donc de déménager eux aussi et entament un voyage à la rencontre de leurs différents amis et familles, disséminés dans diverses villes des USA. Mais plus qu'une simple recherche de foyer, c'est en fait une recherche des 'parents' qu'ils vont devenir qu'ils entament, car à travers les 'parents' que sont devenus chacun de leurs amis, ils découvrent des conceptions bien différentes de la parenté...


Mon avis:

Ce film est à ranger dans la catégorie 'Films intellos'. Non pas que le thème abordé soit particulièrement original, mais la manière de l'aborder est très précise: on veut nous faire réfléchir à ce que c'est que d'être parents... Même si la conclusion du film parait évidente: il y a autant de façons d'être parent que de parents!
Sans l'avoir vu le film me faisait penser à 'Broken flowers' de Jim Jarmusch: le gars qui se cherche en tant que père, etc... et c'est vrai que le film y fait penser, même si il est moins original dans sa forme(le style de Jarmusch étant particulier). Il a à peu près le même déroulement: un voyage initiatique, avec à chaque fois des rendez vous préprogrammés avec des personnages cocasses...

Mais bon ce n'est pas pour cela que le film choisit la facilité: les prototypes de parents qui nous sont présentés ne sont pas de bêtes caricatures. Il y a vraiment eu une recherche pour créer des personnages au caractère certes éxagérément grossi, mais chacun singulier dans sa façon d'être.
Cela va de la mère sans gène qui affirme tout haut que sa fille est une gouine refoulée, du père qui coupe la fin des films pour ne pas traumatiser ses enfants, en passant par la mère baba cool qui refuse d'utiliser la poussette car 'cela signifie que tu veux pousser ton enfant loin de toi'.

De la façon de s'habiller jusqu'aux expressions des personnages, tout est calculé. Chaque petit détail accumulé donne au film une atmosphère particulière. Très calme et reposé. Et il est réalisé avec beaucoup d'intelligence, on dirait presque un premier film.
Quand aux acteurs, les 2 principaux en tête, ils sont tous très bons et chacune de leur réplique sonne vrai: on 'voit' chacun des personnage et ils deviennent attachant ou repoussants dés le premier coup d'oeil...

Bon, j'ai trouvé la fin un peu gnangnan quand même... On cherche à nous faire verser une larme: ça n'a pas marché pour moi.

Donc voilà. Même si ce n'est pas un film inratable, il est très plaisant et fait avec une minutie qui force le respect.

Ma note:

Bon film!

L'Imaginarium du Docteur Parnassus

Film franco canadien
Sortie le 11 novembre 2009
Réalisé par Terry Gilliam
Avec: Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell, Christopher Plummer, Lily Cole, Verne Troyer, Andrew Garfield, Tom Waits...

L'histoire:

A bord de leur vieille roulotte de saltimbanques, le docteur Parnassus, sa fille et leur petite troupe voyagent dans Londres en proposant à leurs clients de passer à travers un miroir magique: celui ci les transportent temporairement dans un monde fantasmé où tous leurs rêves se réalisent. Ils ignorent qu'en fait le fameux docteur a mille années auparavant gagné un pari contre le diable: en échange il a acquis l'immortalité ainsi que le pouvoir de faire pénétrer les gens dans son monde imaginaire. Il y a 16 ans auparavant il a fait un autre pacte avec le diable: pouvoir conquérir l'amour de sa vie en échange de l'âme de son premier enfant. Devenu veuf, il ne lui reste plus que quelques jours avant que mr Nick (alias le diable) ne vienne réclamer son dû. Celui ci accepte néanmoins un dernier pari pour sauver l'âme de sa fille Valentina: le premier des 2 qui ramènera à lui 5 âmes gagnera celle de Valentina. Chaque victime qui franchit la porte du miroir de l'imaginaire du docteur se verra proposer un choix entre le bien et le mal, entre Parnassus et mr Nick.
C'est à ce moment que l'énigmatique Tony, amnésique retrouvé pendu au dessous d'un pont entre dans la vie de la petite troupe. Qui est il réellement et pourra-t-il aider le docteur Parnassus à sauver sa fille?


Mon avis:

Dés que l’on franchit le miroir du docteur Parnassus, tout devient possible, dans un monde où les échelles montent jusqu’aux nuages, où l'on peut valser sur des nénuphars, où les murs peuvent se démonter comme des puzzles, des paysages s’écarter comme des rideaux… Ces séquences, sorties tout droit de l’imaginaire du docteur Terry Gilliam, restent vraiment… magiques !

Du coup, la folie envahit un peu aussi le monde moderne, et rend parfois certaines scènes du monde 'réel' un peu chaotiques avec des personnages qui partent un peu dans tous les sens, à coup de courses poursuites à répétition, de disputes... On aurait un peu du mal à suivre le fil de l’histoire si elle n’était pas ponctuée justement par les scènes ‘de l’autre coté du miroir’.

Ici, le monde de l’imaginaire se heurte à notre monde moderne, qui est vivement critiqué (les seuls personnages issus du monde réel sont soit des loubards ivrognes, des truands russes, un enfant capricieux, des bourgeoises lubriques, même le personnage de Tony est un escroc menteur…).
Le docteur a donc préféré se renfermer dans un monde imaginaire mais clos, que seule sa fille, qui arrivée à l’age adulte, souhaite quitter pour rejoindre l’inconnu et une banale vie de famille: elle a le courage de vouloir sortir de l’enfance, de quitter ses rêves pour le monde de tous les jours. Comme il est dit dans le film : « Une fois que l’on arrête de raconter des histoires, ce sera alors la fin du monde! » Mais qu’est ce qu’il y a après la fin du monde? Les différents messages philosophiques du film, sur le rôle de l'imagination et du rêve dans notre vie de tous les jours font mouche.

Au niveau graphique, le film n'est pas aussi réussi que certains films de Gilliam (Brazil, le baron de Munchausen…) mais quand même assez pour nous faire rêver et pour nous offrir la vision d’un monde original et décalé, qui manque peut être de cohésion, à cause notamment de ses va et vient entre monde moderne et imaginaire.

Pour ce qui est du jeu des acteurs, on retrouve Heath Ledger à qui le film est dédié. En gros je ne suis pas très convaincu par son talent : il vocifère et s’agite sans vraiment donner de la profondeur à son personnage d’escroc arnaqueur paumé. Il a eu la bonne idée de décéder en plein milieu du tournage, chose qui se serait trouvée fatale pour le film si Terry Giliam n’avait eu l’idée géniale de le remplacer dans les scènes qui restaient – à savoir les scènes qui se passent à l’intérieur du miroir magique- par 3 autres acteurs (et pas des moindres : Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell), idée qui peut paraitre saugrenue mais qui en fait marche plutôt bien : comme l’escroc qu’il est dans la vie, le personnage doit changer sans cesse de visage pour révéler un nouveau masque.
Le reste de la distribution parait logique, avec notamment Tom Waits dans le personnage du diable (mais pourquoi personne n’y avait pensé plus tôt ?).

Donc en gros : seulement 3 étoiles à cause de l’aspect un peu chaotique de certaines scènes, le film n’étant pas peaufiné comme pouvaient l’être d’autres films de Gilliam, mais l’originalité du film et des thèmes abordés fait qu’on passe un bon moment, et je n’ai pas regretté d’avoir payé 5€ ce soir là.

Ma note:

Bon film!

2012

Film américain
Sortie le 11 novembre 2009
Réalisé par Roland Emmerich
Avec: John Cusack, Chiwetel Ejiofor, Amanda Peet, Oliver Platt, Thandie Newton, Danny Glover, Woody Harrelson, Thomas McCarthy...

L'histoire:

En 2009, le scientifique Adrian Helmsley fait une découverte stupéfiante: le soleil émet soudainement des ondes qui vont provoquer une réaction en chaine dans les entrailles de notre terre. D'énormes cataclysmes et le changement radical de la géologie de la planète nous attendent: des continents vont subitement se fissurer et disparaitre sous les eaux. Fin du monde prévue en 2012! Il croit bon d'avertir le gouvernement des USA. 3 ans plus tard pourtant, l'horrible vérité n'a toujours pas été révélée au public, malgrés des tremblements de terre de plus en plus fréquents notamment en Californie. Les gouvernements du monde construisent en secret d' immenses arches de Noé où les plus fortunés de la planète pourront trouver refuge au jour J.
Le film suit les déboires de Jackson Curtis, romancier californien un peu paumé qui essaie de sauver sa famille de l'apocalypse en rejoignant ces arches. Une véritable course contre la montre se déclenche d'autant plus que tout se précipite, et que le jour J c'est aujourd'hui, et que le monde se détruit sous leurs yeux...



Mon avis:

Les mayas l'avaient prédit: On n'en a plus pour très longtemps! J'espère seulement une chose, c'est que si la fin du monde vient en 2012, elle sera moins mièvre et naïve que ce film.

On a l'impression que maintenant à Hollywood, on fait des films pour la seule raison de montrer son savoir faire en matière d'effet spéciaux... Bon c'est sur de ce coté ils se débrouillent pas mal mais bon, pour ce qui est de l'histoire, les scénaristes ont tendance à remplir les trous avec tout ce qu'ils ont sous la main: un petit coup de La guerre des mondes(la fuite en voiture, le père divorcé et ses gosses), un petit coup de Mars Attacks(Las Vegas détruite, la fuite en avion), un petit coup de James Bond (une voiture larguée de l'avion sur un lac gelé), un petit coup de Titanic(attention à la vague), etc...
Et bien sûr, voici la morale à 2 balles: on se charge de faire mourir les personnages qui sont génant, à la fin le fameux laïus 'aidons nous les uns les autres' et on finit par une happy end de façade... en oubliant que 3/4 de la population mondiale vient de disparaitre en quelques jours.
Il n'y a pas de tristesse, pas de réel sentiment envers le devenir dramatique du monde... Par exemple je ne pense pas que les rescapés qui ont frolé la mort dans les tours du World Trade Center aient pu retrouver si facilement le sourire, ou en tout cas sans être marqués à vie.

Alors, y-a-t-il un message au film? Quelque chose qui nous permette d'attendre sereinement 2012? Peut être celui là: Finalement la fin du monde ne sera pas si horrible que ça: il suffira d'avoir beaucoup beaucoup de chance et beaucoup de bougeotte comme les héros du film... et tout finira bien! Un genre de long message publicitaire de 2h30: "La fin du monde? L'essayer c'est l'adopter."

Donc en quelques mots: C'est sûr, c'est un film d'action à 200 à l'heure et on ne s'embête pas, sauf qu'au bout d'un moment ça devient tellement lourd que le sujet du film, à savoir la fin de notre civilisation, finit par passer à la trappe.

Ma note:

Bon film!



Clones

Film américain
Réalisé par Jonathan Mostow
Sortie le 28 octobre 2009
Avec: Bruce Willis, Radha Mitchell, Rosamund Pike, James Cromwell, Ving Rhames

L'histoire:

On est en 2030(un truc comme ça) et nous sommes dans un monde où les recherches technologiques on permit de créer des robots à apparence humaine qui, contrôlés à distance par leur possesseur (tranquillement assis dans sa chambre), prennent la place des humains dans la vie de tous les jours. Seuls quelques irréductibles 'sacs à viande' refusent de se faire cloner de la sorte et se parquent dans des zones de non droit. Greer, agent du FBI, se trouve chargé d'une enquête bien étrange: à l'aide d'une arme inconnue, un homme arrive à tuer ses victimes en "court-circuitant" leur clone. Alors que sa vie de couple se désagrège suite au décès de son fils, Greer commence au fur et à mesure de l'enquête à remettre en question l'idée du clonage, et finira par dénoncer les pratiques guerrières de la société qui construit ces machines.





Mon avis:

98% des habitants du monde ont un clone mécanique. Si on accepte ce prédicat un peu farfelu (C'est vrai quoi? Même les pays en voie de développement? Y'a plus de pauvres sur la planète?), on peut se laisser embarquer dans un film d'action bien ficelé, avec un scénario pré formaté, et une multitude de références (terminator, phénomène, blade runner...). Ce film est donc déjà un genre de clone, en quelque sorte...

Néanmoins, la minutie avec laquelle le film a été réalisé force le respect: les clones ont vraiment des têtes de barbie et ken et les humains 'en vrai' sont pleins de rides et de cicatrices. Les scènes d'action sont très efficaces et même si quelques détails gênent aux entournures (par exemple: les robots peuvent courir et sauter plus vite... pourquoi ils continuent d'utiliser des voitures?), l'histoire parait bien travaillée en restant logique et claire. On a même droit à une scène très poétiques à la fin où tous les corps de clones gisent dans les rues revenues au calme.
On serait même peut être tenté de voir dans ce film un message philosophique sur la condition humaine, sur le vrai moi que chacun de nous cache derrière une façade trop lisse.

Mais bon... quand même... voilà quoi... Ca reste un film comme plein d'autres à Hollywood: Parti d'une bonne idée mais avec un scénario tellement conventionnel qu'on l'aura peut être oublié dans 3 mois. Bon j'ai passé un bon moment, j'dis pas... Et puis le film se tient c'est déjà ça!

Ma note:

Pour la note, j'hésite entre 2 et 3 étoiles... bon allez je vais être gentil:


Bon film!

Micmacs à tire-larigot

Film français
Réalisé par Jean-Pierre Jeunet
Sortie le 28 octobre 2009
Avec: Dany Boon, André Dussollier, Nicolas Marié, Jean-Pierre Marielle, Julie Ferrier, Omar Sy, Dominique Pinon, Yolande Moreau, Michel Cremades, Marie-Julie Baup

L'histoire:

Bazil est un gars un peu paumé et rêveur, dont le père est mort à la guerre pendant son enfance. Sa malchance continue quand, alors qu'il se trouve au mauvais moment au mauvais endroit, il reçoit une balle perdue qui se loge dans son crane et que l'on ne peut lui enlever. Sans emploi ni maison, il commence à errer jusqu'à trouver refuge parmi une bande de personnages cocasses, qui vivent de récupérations dans une décharge abandonnée. Il a trouvé une famille. Mais au fond de lui la colère gronde contre ceux qui ont scellé son destin: les trafiquants d'armes responsables de la mort de son père et de cette balle qui se balade dans sa tête. A l'aide de ses nouveaux amis, il va planifier un complot afin de se venger de la cupidité de 2 richissimes vendeurs d'armes. (Pfiouuu! Pas facile de résumer tout ça! Je me suis pas mal débrouillé sur ce coup là!)



Mon avis:

Après 6 mois d'un tournage minutieux, revoilà un nouveau film de Jeunet, dans lequel on retrouve avec plaisir toutes ses idées farfelues, ses trouvailles, ses bidules et ses plans ingénus.
"Micmacs", c'est le mot: Par exemple le micro que l'on fait glisser par le tuyau de la cheminée pour espionner les habitants de la maison, ou bien le bocal plein d'abeilles, qui couplé à un vieux réveil fait office d'une bombe qui va piquer vos ennemis.
Il y a aussi l'homme canon pour sauter par dessus les murs, le sucre somnifère dans le café, la contorsionniste dans le colis de livraison, le saucisson pour attirer le chien... tout un tas de petites choses qui font la fantaisie du film et qui donnent une ambiance bien particulière "Made in Jeunet".

Faut dire que les auteurs ont une façon bien à eux d'écrire leurs scénarios: chaque jour, sur leur carnet, ils prennent des notes sur les petites choses de la vie, sur tout ce qu'ils observent autour d'eux pour nous les resservir en cocktail dans leurs films.

Du coup, l'histoire ne s'embarrasse pas d'explications ni de détails quand aux intentions des personnages, à la poubelle les scènes de parlotte, place à l'action! Jusqu'à ce que l'action se déroule, on ne sait rien du plan fantaisiste que mijotent nos zéros. Les auteurs cherchent à surprendre le spectateur ce qui donne un film ludique et amusant.

C'est un peu ce que je regrette parfois dans le cinéma de Jeunet: que les détails et les petites idées prennent plus d'importance que le déroulé de l'histoire et les relations entre les personnages.
Heureusement que le réalisateur peut se reposer sereinement sur ses acteurs (Dany Boon en tête, en remplacement de Jamel Debouze), qui arrivent tous à mettre en valeur leur personnage (Dans les films de Jeunet, les personnages secondaires ont beaucoup d'importance). Le meilleur acteur de la bande restant quand même Paris, égal à lui même, dont on s'amusera à reconnaitre les lieux connus.


Enfin bon: en gros j'ai bien aimé le film: des personnages intéressants, des situations cocasses, de belles images... même si pour moi le meilleur film de Jeunet reste l'inégalable Delicatessen (auquel il est fait un clin d'œil à un moment donné).

Ma note:

Bon film!

(500) jours ensemble

Film américain
Réalisé par Marc Webb
Sortie le 30 septembre 2009
Avec: Joseph Gordon-Levitt, Zooey Deschanel, Clark Gregg

L'histoire:

Tom est déprimé. Sa petite amie Summer vient de le quitter après 500 jours ensemble. Elle lui avait pourtant dit dés le début qu'elle ne croyait pas en l'amour. Mais bon Tom est un peu fleur bleue... Par flash backs successifs, on revoit les moments les plus significatifs de leur histoire...



Mon avis:

Sous ses faux airs de petit film indépendant et underground, on nous ressert ici une comédie romantique assez conventionnelle. Bon bien sûr ça ne se termine pas par 'ils vécurent heureux' mais bon ça sent les bons sentiments à plein nez.

Tout ça avec une volonté de faire original, avec quelques idées comme "Je coupe l'image en 2 avec à gauche ce que le héros voudrait voir et à droite ce qui se passe vraiment" ou bien "après l'amour, Tom se rend rend au travail, danse et chante comme dans une comédie musicale, avec de gentils petits oiseaux à la Blanche neige".

Mais à vrai dire, c'est un peu difficile de s'attacher à cette histoire, surtout à cause des aller-retour intempestifs dans le temps qui font qu'au bout d'un moment on ne sait plus vraiment où on en est dans l'histoire de nos 2 amoureux ("ils sont encore ensemble? ils se sont séparés? ils se sont rabibochés?")
Donc voilà. Pas très emballé par ce film...

Ma note:


Bon films!



Mary et Max

Film d'animation australien
Réalisé par Adam Elliot

Sortie le 30 Septembre 2009
Avec Toni Collette, Philip Seymour Hoffman, Eric Bana

L'histoire:
Fin des années 70: Mary, petite fille espiègle de 8 ans, et vivant dans une petite ville d'Australie, n'a pas d'amis. Elle a alors l'idée d'envoyer une lettre au hasard aux états unis, sur un nom pris dans l'annuaire. La lettre tombe sur Max, handicapé mental de 40 ans, obèse et vivant seul dans un appartement de New York. C'est le début d'une longue correspondance semée d'embuches d'où va émerger une véritable amitié...



Mon avis:
Un beau conte des temps modernes.
Avec leur bouille en pâte à modeler, les personnages de ce film semblent tout droit sortis d'un film pour enfants à la Wallace et Gromit. Et à vrai dire l'humour naïf de nos héros et leur regard enfantin sur le monde s'en rapproche beaucoup.
Sauf que Mary et Max vivent dans le monde réel, avec ses aléas et ses problèmes. L'univers de Max est gris et salle, et celui de Mary n'est guère plus coloré. Les têtes des personnages sont vraiment très moches, les animaux y mènent la vie dure ( et oui, Nemo finit dans la cuvette des wc!) et même les héros sont bourrés de complexes. Adam Elliot arrive tout de même à nous l
es rendre attachants dés le premier coup d'œil.

Ce n'est donc pas un film pour enfant, quoique... pour grand enfants. La voix off du narrateur qui nous accompagne tout au long du film nous raconte l'histoire comme si c'était un conte de notre enfance, sauf qu'on peut passer d'une scène d'hôpital psychiatrique à une autre de suicide.
Néanmoins l'enfant qui est en nous reprend le dessus et... bin j'ai finit par verser ma petite larme à la fin quoi!

D'autant plus que Max a réellem
ent existé, puisqu'il était le correspondant d'enfance du réalisateur! Un film qui ne laisse pas indifférent donc, et que l'on garde dans sa tête et dans son coeur...
Si vous voulez vous familiariser avec le style bien particulier du réalisateur, vous pouvez aller voir son précédent cout métrage sur Youtube: Harvie Krumpet (22min quand même).

Ma note:

Bon film!

PS: En entrant dans la salle, j'étais surpris de voir qu'elle était pleine... à croire que le bouche à oreille fonctionne bien sur ce film. Alors voilà je participe.

Le Dernier pour la route

Réalisé par Philippe Godeau
Sortie le 23 Septembre 2009
Avec : François Cluzet, Mélanie Thierry, Michel Vuillermoz...
Adapté du roman autobiographique de Hervé Chabalier

L'histoire:

Hervé, le patron d'une grande agence de presse, est alcoolique. Loin de sa femme et de son fils, il accepte de faire une cure de désintoxication dans un établissement spécialisé. Intégré à un petit groupe de malades, les liens se tissent, les langues se délient, les murs tombent pour mener un combat contre soi même, contre l'alcool...



Mon avis:

En gros, j'ai trouvé ce film efficace et sans grande prétention. Il nous montre bien ce que c'est que l'alcoolisme 'vu de l'intérieur'.

C'est une adaptation du roman autobiographique du journaliste Hervé Chabalier, et ça se sent un peu en fait dans certains dialogues, des répliques 'à formule' qui semblent tout droit sorties d'un bouquin. Certains personnages, comme les autres membres du groupe d'alcooliques, semblent également caricaturaux, malgré un François Cluzet toujours aussi formidable. A juste titre, puisqu'il a lui même par le passé eu des problèmes d'alcool.
On finit quand même par s'attacher à ces pauvres gens et à leur faiblesse... Bon c'est vrai: moi qui ne boit pas une goutte d'alcool le problème évoqué ne me parle pas forcément mais j'imagine que ce film peut aider à ouvrir les yeux de pas mal de personnes qui peinent à comprendre que l'alcool peut être une maladie.

En bonus, un petit test: êtes vous dépendant à l'alcool? C'est là: Questionnaire audit.

Ma note:


Bon film!

The Informant!

Réalisé par Steven Soderbergh
Sortie le 30 septembre 2009
Avec: Matt Damon, Scott Bakula...

L'histoire:

Mark Whitacre, cadre supérieur du géant agroalimentaire ADM, contacte l'agent du FBI Brian Shepard afin de lui faire des révélations surprenantes sur les manigances frauduleuses de son entreprise. Il accepte avec plus ou moins de courage de devenir leur mouchard au sein de la société. Mais... est ce que Mark est bien tout à fait honnête dans cette affaire?


Mon avis:

Ce qui est sûr avec les films de Soderbergh, c'est qu'on a affaire à un gars qui sait ce qu'il fait: il a assez d'expérience et de culture cinématographique pour nous concocter un bon petit film bien ficelé, efficace et sans fausse note. Il se met totalement au service de son histoire et ne néglige aucun petit détail (même la couleur des images à l'écran n'est pas innocente).
Mais bon, des fois... l'histoire qu'il cherche à nous raconter n'est pas vraiment passionnante...
Ce qui n'est pas le cas ici!

On a affaire à une histoire originale emmenée surtout par un personnage principal assez... hors norme. Mark Whitacre, l'agent 0014 (2 fois 007) n'est pas l'archétype du héros de film d'espionnage: Empoté et empâté, il est campé par un Matt Damon... épatant.
Tout l'intérêt du film provient du portrait qui est fait de ce personnage, attachant et inquiétant à la fois. Cette impression est renforcée par les pensées en voix off du héros, pensées qui n'ont souvent rien à voir avec l'action. exemple: Mark discute avec l'un de ses clients tout en enregistrant secrètement leur conversation. Il regarde la cravate de son interlocuteur et pense "il faudrait que la prochaine fois que je vais à Paris je ramène quelques jolies cravates de marque. A la douane ils contrôlent rarement ce genre de choses."
Dans le même acabit, on a droit à "J'aime bien les piscines couvertes." ou bien "Au Japon, il y a des magasins qui vendent des petites culottes usagées. C'est dégoutant."
On a l'impression de cette manière que l'espionnage qu'il est en train de commettre est totalement dédramatisé, ou tout du moins que notre héros est sans arrêt "la tête ailleurs"...

Dans la 2ème partie du film, quand le véritable Mark se retrouve sur le banc des accusés, cette voix off finit par disparaitre. Un petit peu comme si sa supercherie étant découverte, on se rend compte que, comme les agents du FBI, on s'est fait nous aussi embobiner par ce bonhomme un peu pataud et naïf.

En tout cas ce film fut bien agréable. Avec un humour constant... quand on pense que c'est une histoire vraie!

Ma note:

Bon film!